@joelim Vous auriez éventuellement pu parler d ’’opération de soutien militaire’’ si après la reconnaissance desrépubliques séparatistes, l’armée russe était venue à l’intérieur de leur territoire, à l’appel des gouvernements, pour renforcer leur sécurité militaire. Mais dès lors que ces armées ont pénétré aussi dans de nombreuses régions ukrainiennes dans lesquelles il n’y avait auparavant pas de guerre civile (tirs réciproques de roquettes), le terme de ’’libération’’ dépasse la novlangue, c’est carrément du cynisme.
Il y a quelques mois, le manque de postes de soignants hospitaliers était pointé du doigt. Désormais, des postes figurant au budget ne trouvent pas preneurs, et une proportion croissante de soignants quittent l’hôpital et plus généralement ’’le terrain’’ puisque les généralistes manquent aussi à l’appel.
Mais ce n’est pas spécifiquement français, j’ai lu la même chose concernant la Belgique, la Suisse et le Luxembourg
Concernant les médecins (au moyen âge, le féminin était ’’médecienne’’), il faudrait une enquête pour savoir où vont celles (désormais majoritaires) et ceux qui ont fait de très longues études, et quittent la profession, vers quels secteurs plus rémunérateurs ou moins sous pression ?
Concernant les infirmier(e)s, aides soignant(e)s, etc. la revalorisation par le Ségur de la santé n’est pas suffisante, notamment pour l’évolution de carrière. Le problème est que moins il y a de personnel, plus la pression est forte sur celles et ceux qui restent, et plus ça leur donne envie de partir.
Exemple de novlangue : ’’opération militaire spéciale’’ pour guerre d’annexion, ’’dénazification’’ pour prise de contrôle par la force militaire du pouvoir dans un pays voisin...
Çà existe bien évidemment aussi en occident, avec ’’ingérence humanitaire’’ pour une intervention colonialiste...
Mais ça existait avant Orwell, ainsi nos impots sont aussi nommes ’’contribution’ qui provient de la ’’contribution patriotique volontaire’’ qui avait été instituée en 1789
@Parrhesia Le contrôle des prix n’est possible que sur des productions intérieures (et ça conduit fatalement à comprimer les salaires pour maintenir un niveau de prix bas), mais allez donc fixer le prix du pétrole mondial par un décret en France, surtout si la monnaie nationale dévalue ! Il peut y avoir des mesures exceptionnelles ciblées et temporaires, mais ça doit être compensé par des économies sur d’autres dépenses publiques. Par contre on est d’accord que la spéculation crée ou aggrave artificiellement de l’inflation, je l’avais mentionné.