Cette phrase n’est évidemment pas à prendre isolément ni au pied de la lettre, c’est tout un contexte et l’amplification symbolique (tout comme par exemple le texte de la Marseillaise). Par contre lorsque dans des discours à froid, les gouvernants traitent l’ensemble des Gilets Jaunes de fauteurs de violence, homophobie ou antisémitisme, il y a là un amalgame volontaire, qui monte le taquet de la véhémence verbale en retour.
Donc on peut dire que cette phrase est un certes excès regrettable (ce n’est pas l’épouse du président qui est en cause dans la situation sociale), dans un cadre de révolte contre les injustices et le mépris envers la population.
La question de la sélectivité du CICE selon la taille de l’entreprise n’est pas forcément identifié explicitement sur les ronds points, mais cela fait partie de la notion générale de justice fiscale et d’équité entre les "gros" qui profitent du système, et les "petits" qui raquent.
Le jeune représentant des GJ est d’une trempe supérieure à bien des porte paroles plus ou moins politisés, il a explicitement mentionné l’indexation des revenus sur l’inflation, car le décrochage du pouvoir d’achat vient non seulement de la hausse de la pression fiscale, mais en plus (double peine) de l’érosion par l’inflation de certains revenus quasiment "gelés". Alors que pour les fameux 1% (ou 2, ou 3) du haut de la pyramide, la pression fiscale a baissé (fin ISF sur les capitaux financiers, flat tax...), et les revenus ont augmenté bien plus vite que l’inflation et que la moyenne des revenus. C’est ce hiatus qui a conduit à la protestation et au soutien par 80% des Français au pic du mouvement. Rien n’est réglé, car des "primes" payées par le budget sont une esquive, le vrai problème est le partage des fruits de l’activité économique où la part du capital s’accroit, au détriment des revenus et des impôts sur les profits.
Intéressante émission, on aurait pu craindre qu’il s’agisse d’une apologie orientée, ce n’est pas le cas, Poutine est autoritaire, pragmatique et soucieux des intérêts de son pays, le boycott et les sanctions nous causent plus de tort qu’à la Russie.
Selon l’adage "les ennemis de mes ennemis sont mes alliés objectifs", les complaisances réciproques entre Israël et la rébellion jihadiste pose évidemment problème dans le cadre de la reconquête des poches jihadistes par les forces gouvernementales syriennes et les milices qui le soutiennent. Les occidentaux et Israël ont misé dans ce conflit sur le mauvais cheval.