@Serge ULESKI On ne peut pas ainsi laisser entendre que ce serait pour avoir un poste bien rémunéré qu’elle se présente. Par contre l’attrait de la notoriété a certainement joué, mais on peut alors le dire aussi d’autres porte paroles cités dans l’article, refuznik du système, mais qui se mettent en tête de gondole médiatique. Ceci dit sur le fond, cette liste est en effet une diversion, le mouvement GJ est trop multiple et "protestataire" pour se résoudre dans une liste qui se résume à un titre.
Macron avait pensé "acheter la paix sociale" avec les 100 euros de prime d’activité, mais en faisant le choix d’une mesure catégorielle, il n’a rien résolu sur le fond quant aux problèmes de décrochage du pouvoir d’achat, alors que bien des revenus ne sont plus revalorisés et que l’inflation repart. Une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité s’appliquant à tous, une indexation des revenus sur l’inflation, une meilleur contribution des profits à la solidarité nationale, voilà ce qui aurait concerné chacun. Le grand débat, qui pouvait être une bonne idée de démocratie participative, est verrouillé, le gouvernement dicte les thèmes et propose les réponses (et frappe d’interdit certains thèmes). Alors comme le mouvement lui échappe, il tente de le discréditer, avec le soutien des média.
Cette phrase n’est évidemment pas à prendre isolément ni au pied de la lettre, c’est tout un contexte et l’amplification symbolique (tout comme par exemple le texte de la Marseillaise). Par contre lorsque dans des discours à froid, les gouvernants traitent l’ensemble des Gilets Jaunes de fauteurs de violence, homophobie ou antisémitisme, il y a là un amalgame volontaire, qui monte le taquet de la véhémence verbale en retour.
Donc on peut dire que cette phrase est un certes excès regrettable (ce n’est pas l’épouse du président qui est en cause dans la situation sociale), dans un cadre de révolte contre les injustices et le mépris envers la population.