@maQiavel Je reconnais que ma formulation a été plus abrupte qu’elle n’aurait du, mais c’est en réaction justement à cette idéalisation du modèle primitif -il est vrai qu’on la trouve aussi chez Clastres, aussi suis-je un peu iconoclastre Je ne réduis pas l’ensemble de ses propositions au seul tirage au sort, mais de manière générale sa délégitimation de ladémocratie représentative (que l’on peut évidemment améliorer) via une utopie de démocratie directe me parait alimenter un courant que l’on pourrait rapprocher de l’"antiparlementarisme" des années 30, c’est pourquoi il est récupéré par des courants plus proches des "ligues" de cette époque -partisans d’un état fort— que de l’idéal démocratique autogéré auquel, je pense, il croit sincèrement (ou naïvement). Ceci dit, je suis favorable au RIC, sans le considérer comme l’alfa et l’oméga de la gouvernance.
C’est du rousseauisme naïf, l’idéalisation d’une forme d’état de nature et d’un enjolivement du passé. Mais on en revient au fait que ce qui a pu être appliqué (sans généraliser) dans des micro-sociétés ne saurait être directement transposé dans des états de millions d’habitants.
@PumTchak oui, mais il ne faudrait pas laisser entendre que Churchill soit en désaccord avec la formule qu’il cite, la phrase suivante développe le fait que les représentants doivent se référer effectivement au peuple qui les a mandaté, et revenir au peuple en cas de changement majeur. L’illustration dans le Royaume Uni actuel me semble que Thérésa May devrait démissionner et convoquer de nouvelles élections, pour prendre en compte l’état actuel de l’opinion des citoyens.