Tu trompes totalement. Les manifs pour tous ont été réprimées fermement. La différence est que les "réacs" (comme tu dis) sont manifestement pacifiques : ils se sont laissés embarquer sans se défendre (c’est l’esprit de martyr chrétien, j’imagine). Suffit de comparer la quantités de dégâts occasionné par les centaines de milliers de "réacs" avec celles occasionnées par quelques centaines de gauchistes... Paradoxalement, mille fois moins de gauchiste font dix fois plus de dégradation.
Les sections anarchistes sont favorables à l’affrontement et elles sont aguerries pour cela. Il y a donc affrontement, puisque c’est ce que veulent les anarchistes. Quant à ceux qui se laissent griser et se laissent entraîner là-dedans, sans préparation aucune, ils risquent évidemment des blessures, voir la mort, comme Rémi Fraisse.
Mais, ça, les anarchistes s’en moquent totalement. Un mort, c’est pour eux une opportunité de faire un max de barouf et l’occasion de nouveaux affrontements contre la police.
Depuis les années 2000, les sections anarchistes deviennent de plus en plus violentes. À mon avis, cela montre une certaine dérive de la jeunesse de gauche, élevée dans un nihilisme existentiel depuis 1968, qui l’a jetée dans des impasses : quand l’existence n’a pas de sens, il ne reste plus que la violence à exprimer, comme pour rejeter sa faute sur autrui. Un élément pour le montrer est que les deux derniers morts de cette jeunesse en errance sont des enfants de la petite bourgeoisie de Gauche, relativement aisé culturellement : Clément Méric, étudiant à Science-Po, dont les parents sont profs de droits à la Fac, Rémi Fraisse, étudiant en BTS environnement, dont le père est conseillers municipal écolo.
Puisque cette violence vient d’une éducation dépravée, qui a omis de discipliner la volonté de cette jeunesse, cette dérive n’est donc pas finie, ce n’est certainement qu’un début : cette dérive montre en soi l’aberration de toutes les "pédagogies" portée par la gauche. Je vois de plus mal comment la gauche pourrait dès lors avoir un avenir politique dans ces conditions, à partir du moment où ceux qui sont censés en porter l’héritage souffrent de tels handicaps.
Au contraire, la jeunesse de droite mieux sait mieux se tenir.
Je cite une partie de l’article que tu as mis en lien :
"le scénario du reste de la journée se met en place. Un front, constitué
des manifestants favorables à l’affrontement – essentiellement des
militants anarchistes et autonomes – se positionne face aux gendarmes
mobiles ou aux CRS. Le reste du cortège se situe en retrait, mais ne se disperse pas. "
Ceux qui vont à l’affrontement sont des sections anarchistes, préparées et équipées à cette fin, le reste sont des gens qui se laissent entraîner, grisés par l’ambiance. Rémi Fraisse s’est laissé entraîné dans l’affrontement, mais sans protection aucune : il en est mort.
Le mouvement, tel qu’il s’est fait, n’est pas légitime du tout. Il le serait s’il était du fait de personnes concernées (des gens du Tarn, près de Gaillac, touchés par la construction de la retenue d’eau). Rémi Fraisse venait de Haute Garonne. En quoi ça le regardait cette histoire ?
C’est un exemple : des gens sont venus de toute la France ; et des politiques aussi : Bové, Mélenchon, par exemple. Mais franchement, de quoi ils se mêlent ces gens ?
Je n’ai pas dit que Rémi Fraisse était un casseur anar. C’est un jeune, idéaliste, un peu naïf, comme tous les jeunes.
Il n’a pas vu que certains groupes anarchistes ont débarqué spécifiquement pour affronter la police, avec un équipement spécial, casque, protection, cocktail molotov, boulons, barre de fer...etc.
Pourquoi, sans équipement, sans protection a-t-il choisi de se prendre part à un tel pugilat ? C’est de l’inconscience. Sa copine ne l’a pas fait, elle.
Quant à la bouteille dans le sac, il ne semble pas que l’on ait retrouvé d’éclats de verre dans sa blessure, c’est douteux comme affirmation.
Pour le reste, à partir du moment où un homme est retrouvé inanimé, c’est normal de l’extraire de la zone de Combat pour l’envoyer à l’hôpital. La police n’a fait que son devoir. Les anars, eux, ils ont fait quoi ? Ils ont continué comme si de rien n’était ! ils n’en avaient rien à foutre semble-t-il...