Excusez-moi Cassia, mais j’ai vu un C dans l’ air sur ces problèmes de la centaine de substances qu’ on a trouvé dans la bouffe des petits, et un intervenant avait dit qu’ en fait on s’ est pris beaucoup plus de doses d’ insecticides dans les années 70, car à cette époque ce n’ était pas réglementé. Beaucoup de cancers de maintenant seraient liés à cela pour la tranche d’ âge concernée. Les substances de maintenant sont infinitésimales en comparaison.
Mais le problème vient surtout de nous, c’est de NOTRE FAUTE ! Si on abandonne la production à un nombre de plus en plus restreint d’ homme, il va y avoir intensification, et tous ses problèmes. Si vous produisez vous même vous savez ce que vous mangez. Donc ne pas accuser le systême économique, ou je ne sais pas.
Jean ferrat nous avait pourtant prévenu, le veau aux hormones, tout y est
En revanche, pour vôtre ami boulanger, là, le problème est la concentration récente des moulins de farine aux mains de quelques sociétés peu nombreuses. Elles forcent ensuite les boulangers à signer des contrats d’ exclusivité de livraison de farine et à produire des baguettes normées comme Baguépi, Gana,... Auparavant, chaque boulanger pouvait demander à son concurrent voisin de lui prêter de la farine en cas de manque, maintenant, ce n’ est plus possible. Ils ne sont donc plus maîtres chez eux ! C’ est un problème et il faut que cela se sache.
Dans les ruées vers l’ or, ce sont les marchands de pelles qui font fortune.
Non, il est sûr qu’ il faut avoir un discours réaliste, et on a besoin de gens pragmatiques et honnètes. Cassia, elle, elle plante ses trucs vraiment, et sait de quoi elle parle.
Moi, je me méfie du discours politique qu’ il y a derrière. Les Verts commencent par des grands discours sur la Nature, et puis cela vire à gauche vite fait, on ne parle plus d’ écologie comme dans la campagne d’ Eva Joly, pour finir en maroquin.
Je pense sincèrement que le retour à la terre d’ un maximum de gens permet aux Français de retourner à ce qui a fait nôtre force depuis toujours. On est un peuple de paysans qui a rompu avec la terre, dès lors on continue de manier la Raison, on adore la politique, débattre d’ idées, mais on n’est plus des pragmatiques, on gobe alors n’ importe quoi.
Pour moi, tout belle idée qui ne passe pas par la réalisation ne vaut rien. Avoir un jardin permettrait à beaucoup d’ avoir les pieds sur terre, et à de nombreuses personnes de prendre confiance en elles. De réaliser quelque chose tout seul. On peut ensuite développer doucement les choses, avec le temps. C’ est bien mieux que ceux qui attendent tout d’ une hypothétique Révolution. Et cela ne veut pas dire envoyer tout le monde planter des choux.
Il faut se méfier des idées, il faut d’ abord les appliquer gentiment. Les intellectuels, c’ est bien connu, sont des sots.
Désolé mais qu’ est-ce qu’ il y a de ’logique de prédation’ quand vous vendez vos légumes à quelqu’ un ?
On fait toujours un mauvais procès à l’ argent. L’ argent permet dans une situation normale de rétribuer justement quelqu’un à la hauteur qu’ il a fait, et on ignore la plupart du temps ce qu’ il a fallu faire pour produire ladite chose achetée. Tout le monde n’ est pas paysan. Les charges qu’ il a, le quidam les ignore. On a rien trouvé de mieux pour équilibrer l’ échange que l’ argent. Un boulanger se lève à pas d’ heure pour faire son pain, pendant ce temps là tout le monde dort. On a donc pas conscience de ces efforts qu’ il a fait, on est pas là pour les constater.
Maintenant, on peut faire des cadeaux à tout le monde, mais après il faut bien vivre aussi...
Et on peut se faire des amis sans passer par ce biais.