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iakin

Se construire à l’opposé des gens que l’on méprise ne vaut pas mieux qu’imiter les personnes qui nous dominent. L’anti-conformiste est un conformiste qui s’ignore.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/02/2011
  • Modérateur depuis le 18/04/2011
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Derniers commentaires




  • 4 votes
    iakin 14 septembre 2011 13:31

    Une source sérieuse qui prouve que le Medef est pour la régularisation des travailleurs sans papier ?



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    iakin 11 septembre 2011 23:23

    "Quelqu’un vous a obligé à signer ce contrat ?"
    Parce que vous avez toujours eu le choix, vous ? lorsqu’il s’agissait de signer un contrat de travail ?
     
    Il faudra que vous m’expliquiez comment, dès lors que l’on nait dans une famille qui ne possède ni terre, ni rente, ni fortune, ni moyen de production, on puisse être libre de travailler ou non pour un employeur.
    Ce que proposerait un monde libéral à ces gens là, c’est donc, il me semble, la liberté de crever ou de travailler à rentabiliser le capital des autres. Non ?
    C’est une drôle de liberté tout de même.
     
    Et c’est là même (vous me démontrerez le contraire si vous n’êtes pas d’accord) que le libéralisme se situe dans l’idéologie. La véritable justification du capitalisme libéralisé, c’est que c’est un très bon système pour réussir à faire faire (par les plus pauvres en l’occurrence) toutes sortes de travaux que personne ne voudrait faire si on leur demandait leur avis.
    Croyez vous que si certains travaillent comme salariés c’est parce qu’ils l’ont choisi ?
      
    Or, vu sous cet angle là, l’argument pourrait encore se défendre, mais lorsque vous enrobez ce système de prétendues notions de liberté individuelle et de progrès humain, ça ne tient plus debout.
     
    "Dans une entreprise, le travailleur (compétence, expérience, temps, ...) est payé pour créer de la plus-value qui appartient aux propriétaires de l’entreprise (outils, matières premières, prise de risque, responsabilité, ...)"
    L’entreprise ne se résume pas aux outils et aux matières premières (les risques et la responsabilité étant de toute manière partagée par tout le monde). L’actionnaire est propriétaire des moyens de production, mais il n’est pas propriétaire des salariés, or l’entreprise c’est aussi les travailleurs, avec leur savoir faire, leur compétence et leur initiative.
    Que les actionnaires qui ne sont pas d’accord n’ont qu’à se passer de leur employés.
    Et, dès lors, pourquoi est-ce que la plus-value de l’entreprise n’irait qu’au propriétaire des moyens de production ?

    A cause du risque ? Mais qui prend le plus de risque entre celui qui travaille parce qu’il n’a que ce moyen pour se nourrir et celui qui, ayant de quoi se nourrir, placent l’argent qui lui reste selon son désir ?
     
    "Si c’est la majorité qui tranche, ce n’est plus l’intérêt général mais l’intérêt de la majorité"
    Nous n’avons pas trouvé mieux jusqu’à maintenant pour arbitrer de l’intérêt général, mais si vous avez une idée, je suis tout ouïe.
     
    "Pour moi, l’intérêt général s’est le respect des droits naturels de chacun. Nié ces droits à soi ou aux autres revient à accepter l’esclavage, le vol et le meurtre.
    "
    Très bien, j’en prend acte. J’espère que vous respecterez de la même manière ces droits naturels lorsque le pouvoir politique se déplacera en faveur de la démocratie.
    Voyez-vous, on vous laissera libre de quitter le pays ou de rester en travaillant (et/ou en payant) pour les services que vous rend la nation. C’est une liberté qui laisse plus de choix que celle que vous nous proposez, et on ne se prétend même pas libéraux.



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    iakin 11 septembre 2011 16:27

    Qu’on se comprenne bien, je m’en prend tout d’abord au contenu de ce billet. Après, je suis d’accord sur le fait qu’une position intelligente (dans le sens de compréhensible) et argumentée n’a pas à être sanctionnée par une mauvaise note au bac sans raison.
     
    Mais je pense comprendre maintenant, avec ton dernier message, où est exactement notre différent :
     
    - Toi tu en comprends qu’elle donne un exemple d’opinion politique qui la heurte et qu’elle sanctionne, et que, volontairement ou involontairement, elle caricature cette opinion politique en l’énonçant. Et ça te choque.

    - Tandis que moi j’en comprend qu’elle sanctionne les partis-pris caricaturaux comme, celui, par exemple, qu’elle énonce : "l’Etat ne sert à rien et qu’on vivrait mieux sans".
    Et ça ne me perturbe pas plus que ça.
     
    Tu penses qu’elle caricature les opinions qu’elle sanctionne, alors que moi je pense qu’elle sanctionne les opinions caricaturales.
       
    De la même manière que je ne pense pas, mais je peux me tromper évidemment, qu’elle mettrait une bonne note à un élève qui argumenterait pour démontrer "qu’il faut tuer les riches parce que c’est la seule manière de vivre mieux".
    Surtout lorsqu’on imagine le niveau de l’argumentation d’un élève de terminal, mais bon j’aurais tord de me fier à mon imagination pour faire des généralités.
     
    Enfin ça me fait légèrement rire jaune, cette manière régulière dont les internautes s’organisent spontanément en "tribunal révolutionnaire" pour quelques phrases dans une conversation. Dans un procès l’accusé-e a généralement droit au moins à la parole.



  • vote
    iakin 11 septembre 2011 13:28

    Je n’invite à rien du tout. Je voulais, maladroitement certes, montrer l’absurdité de chercher à faire des généralités à partir de de sous-entendus qu’il y aurait dans l’interview d’une prof qui parle, semblerait-il, sans s’imaginer qu’elle serait diffusée sur internet, analysée et décryptée par des centaines de kikoolol.
     
    "Prôner la disparition de l’Etat est donc une position absurde et une provocation en soi pour cette dame, quelles que soient la complexité et la longueur de l’argumentation."
    Ce n’est pas ce qu’elle dit... je ne comprend pas pourquoi chercher à déformer ses paroles comme ça.
    Tu le notes toi-même, elle dit : "Il peut quand même arriver que ce que dit l’élève heurte le professeur, soit parce que ce sont des positions insoutenables : par exemple, un élève qui dirait qu’on a absolument pas besoin de l’Etat, et que ce serait tellement mieux si chacun n’en faisait qu’à sa tête."
     
    Il y a toute même une différence entre argumenter pour une politique qui vise la disparition de l’Etat, et dire que l’Etat ne sert à rien et qu’il faudrait mieux que chacun n’en fasse qu’à sa tête.
    Mais bon, on me rétorquera de toute manière que je pinaille, alors que ceux qui y voient une censure du libéralisme, eux, évidemment ne pinaillent pas du tout et sont tout à fait dans le vrai.
    Donc, je reviens sur ce que je disais : même les libéraux ne défendent pas l’idée selon laquelle l’Etat ne sert à rien.
    Dire que cette prof est anti-libérale c’est avoir les mêmes préjugés sur le libéralisme que la plupart des anti-libéraux. Ce qui est tout de même un comble.
     
    En attendant, si quelqu’un se sent de faire la démonstration "qu’on a absolument pas besoin de l’Etat, et ce serait tellement mieux si chacun n’en faisait qu’à sa tête", et bien qu’il se lance.
     
    Enfin, ce genre de principe, prétendument démocratique, que tu sembles défendre, selon lequel toutes les opinions se valent et méritent d’avoir une bonne note au bac est absurde. Si c’était le cas, alors à quoi servirait-il de lire, de s’instruire, et d’apprendre à raisonner ?
     
    L’éducation nationale n’est certainement pas parfaite, et il faudrait y remettre beaucoup de choses en question... personnellement je serais plutôt contre le bac et les systèmes de notation tel qu’ils existent aujourd’hui, mais de toute manière poser ces questions là n’est pas le but de ce billet, il cherche juste à s’appuyer sur des préjugés pour faire croire que l’éducation nationale est un vieux repaire de staliniens qui endoctrinent nos enfants. Elle est fini cette l’époque pourtant, où la majorité des profs étaient politisés et encartés. On peut, à mon avis, soupçonner ceux qui tiennent ce genre de discours ne n’être même pas allé à l’école.



  • 3 votes
    iakin 10 septembre 2011 22:34

    @ Thorms
     
    Tout dépend ce que l’on met dans le terme "libéraux".
    Enfin, si tu en es à croire, réellement, que tous les libéraux sont de gentilles personnes qui laissent les autres faire ce qu’ils veulent comme ils l’entendent... il me semble qu’il y a un problème.
    Ou alors on ne parle pas de la même chose.
     
    "Tu oublies quelque chose dans ta phrase, il y a un contrat librement consenti entre l’employeur et l’employé."
    Bah voyons.
     
    "Enfin, si l’ouvrier veut une part du profit de l’entreprise, il y a un truc qui s’appelle les actions."
    C’est ça, il travaille pour créer de la plus-value, et s’il en veut une part, de cette plus-value, il faut qu’il paye en plus.
    Tu renverses la situation en fait, "si l’ouvrier veut une part du profit, qu’il achète des actions"...
    Je te dirais au contraire : "si les actionnaires veulent une part du profit, qu’ils travaillent dans l’entreprise et participent à la création de plus-value comme les ouvriers".
     
    "Définie moi le chimérique intérêt général."
    Ça me stupéfait encore, ce déni de l’intérêt général. A ma connaissance nous avons tous besoin de se nourrir, de boire, de respirer, de dormir et parfois de se chauffer. Et il me semble qu’en plus de cela nous aurions intérêt à ce que ces besoins puissent être comblés par tout un chacun, mais en démocratie nous avons décidé que ce serait le vote majoritaire qui trancherait.
    Disons "intérêt commun" si le mot "intérêt général" te gène.
     
    "Tant que j’y suis, défende le libéralisme ne veut pas forcément dire être riche."
    Oui c’est vrai, j’ai constaté que beaucoup de jeunes qui n’ont encore jamais travaillé sont libéraux par exemple. C’est le cas aussi de ceux à qui "tout a réussi" et qui sont persuadés de ne devoir cela qu’à eux-mêmes, mais ils sont plus rares quand même.
    Lors de mes rencontres, les cas les plus fréquent sont surtout des personnes qui se sont persuadées qu’elles ont voulu tout ce qu’il leur est arrivé... je ne sais pas bien pourquoi elles font tant d’efforts pour se convaincre de cela... par amour-propre sans doute ?

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