J’ai trouvé Asselineau inutilement agressif sur ce coup, parlant trop fort et trop rapidement, comme s’il était sur la défensive alors qu’il avait pour une fois un grand espace pour s’exprimer et un interlocuteur non hostile à la base.
@maQiavel "Désolé pour les fautes d’orthographes."
Voilà encore une illustration de votre comportement antisocial, à moins qu’il ne s’agisse d’un mépris ostentatoire à l’encontre la culture française, visant à flatter les populations exogènes incultes dont vous prenez sournoisement le parti !
@maQiavel Je n’ai pas fait d’extension abusive de votre propos, j’ai seulement montré que ce que vous disiez était faux. Et je suis indifférent au fait de "convaincre mon interlocuteur" (Je n’arrive même pas à imaginer comment on pourrait avoir envie de convaincre quelqu’un qu’on ne connaît pas). L’écriture sur un forum est pour moi un exercice dialectique qui consiste à s’entraider à formuler des propos clairs décrivant le mieux possible la réalité. Je suis donc toujours intéressé par la découverte de points de vue différent des miens et par la correction que l’on peut apporter à mes raisonnements défaillants. Par ailleurs, à propos de la "buse", vous aurez bien noté que j’ai précisé que vous n’étiez pas ce genre d’oiseau, mon propos venant à la suite des remarques sur l’inconstance de votre raison. Vous paraissez logique et réaliste... excepté sur quelques sujets où plusieurs de vos interlocuteurs (comme moi) ont l’impression d’assister à une éclipse mentale. Peut-être sommes nous victimes d’une illusion collective ?
Concernant les droits individuels et la vie en société, les formules générales ne servent pas à grand chose : tout le monde sait bien qu’il y a une articulation à trouver entre les deux. Où trouve-t-on cet équilibre, voilà la question. Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut surtout pas commencer à amalgamer des catégories de droits individuels aussi différents que ceux qui relèvent de la liberté de mettre à disposition du public des idées, par exemple dans un livre, et ceux qui concernent les comportements que nous avons en public. L’image que nous imposons aux autres, l’odeur que nous leur imposons, les sons que nous leur imposons, c’est bien autre chose que les idées que nous communiquons dans un livre que personne n’est obligé d’aller acheter, d’ouvrir et de lire ! Enfin il y a encore un autre aspect à considérer : c’est le fait que la vie en société implique non seulement de tenir compte d’’autrui, mais aussi de la société elle-même. Un comportement peut être socialement destructeur même s’il ne nuit apparemment pas à quelqu’un en particulier immédiatement (comme vendre son sang ou acheter un bébé). Un organisme social n’est pas seulement une addition d’individus ou une juxtaposition de désirs personnels.
@ezechiel "Mais sur quoi vous basez-vous pour définir ce qui est bien ou mal ?"
Sur mon sens moral, de même que je me base sur mon sens olfactif pour savoir si ça sent la rose ou le caca. Mon sens moral me pousse à éviter autant que possible de faire souffrir autrui.
"Donc pourquoi ne me traites tu pas de malhonnête lorsque je défends le droit à chacun de s’exprimer mais seulement lorsque je défends le droit de chacun à mettre ce qu’il lui plait sur la tête alors que les deux procèdent de la même logique ?"
Il est probable que la réponse se trouve précisément dans le fait que la seconde partie de votre phrase (en italique) est fausse. En réalité, les deux ne procèdent pas de la même logique, n’ont pas les mêmes ressorts ni les mêmes conséquences. Par exemple, publier un article en France sur les bienfaits du nudisme intégral (liberté d’expression) ne procède pas de la même logique, n’a pas les mêmes ressorts et n’aura pas les mêmes conséquences que se promener intégralement nu publiquement en France. Or, ce qui est étonnant, c’est de devoir attirer votre attention sur ce genre d’évidence, comme si vous étiez une grosse buse incapable de faire la différence entre d’une part le fait de formuler théoriquement une idée éventuellement saugrenue avec des mots et d’autre part le fait de passer directement à l’acte en adoptant un comportement social violemment réprouvé par la population et en rupture abrupte avec sa constitution historique sur le plan des moeurs et des usages (alors que vous n’êtes manifestement pas une grosse buse sur bien d’autres sujets).
Mais peut-être allez-vous dire que ce n’est pas une évidence... Et hop, en voiture ! Nous voilà partis vers un long voyage vers la signification exacte du mot "évidence" venant du latin "videre" (voir) qui nous conduira à envisager la subjectivité de la perception, sans oublier les distinctions à faire entre l’évidence métaphysique et l’évidence phénoménologique, agrémentées d’études sur les nombreuses manières de relativiser le concept d’évidence en se référant aux données comparées de la sociologie allemande, anglaise et italienne, etc.