J’ai proprement adoré la liberté de ton de ce film quand il est sorti. Je l’ai vivement recommandé autour de moi et je suis alors fait ridiculiser comme un pauvre taré qui adore un nanard absolu.
Je tiens à présent ma revanche et je n’ai qu’une hâte, le revoir !
J’ai écouté le positionnement de la problématique par Fleutot que l’assertion de l’auteur résume bien lorsqu’il évoque le "refus des rois de France de l’immixtion du pouvoir religieux dans leur
souveraineté temporelle qui est à la source de la laïcité."
Cette vision me paraît sans fondement. Elle relève d’une confusion épouvantable et, à la limite, avec une telle logique, on pourrait avancer que c’est le Christ lui-même qui — avec sa fameuse réponse "rendez à César..." à l’origine du distinguo fait en Occident entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel — serait à la source de la laïcité.
Or, on ne peut soutenir cela, sauf à délirer grave.
La laïcité me paraît plutôt une arme de guerre inventée dans le contexte d’une distinction déjà clairement établie et incontestée entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel. Elle ne saurait tenter de répondre à un objectif déjà satisfait. L’objectif est ailleurs.
Après avoir décapité le Roi, ce qu’il s’agissait de faire c’est de "décapiter" le pouvoir que l’Eglise (de France) avait sur les esprits afin d’arracher la France à la transcendance chrétienne. Il s’agissait de couper le lien direct instauré entre Dieu et le royaume de France en enlevant à l’Eglise son ascendant, son "primat". Sous couvert d’égalité, il s’agissait de renverser l’ordre des choses (révolution) et de la faire rentrer dans le rang pour la noyer dans le relativisme et la conflictualité des points de vue contradictoires. Adieu donc la belle unité qui fait la force des nations.
En passant ainsi de la verticale à l’horizontale (comme on peut le faire quand on perd conscience et qu’on se ramasse au sol, allongé de tout son long, face contre terre), la France n’a pas seulement cruellement chuté, elle est entrée dans une chute qui n’en finit pas, une révolution permanente qui, comme les escaliers de Dante, semble la mener toujours davantage au coeur de l’Enfer.
...quoique, il me semble que nous allons bientôt toucher le fond ;-( !
Le duvet n’y est quasiment pour rien. Tout au plus il contribue à notre saisissement devant l’exploit car l’animal parait plus gros et plus lourd qu’il n’est. Si on le voyait déplumé, on apprécierait mieux son faible poid qui, allié à une souplesse et une bonne résistance mécanique de ses os et articulations (merveille de l’adaptation), font qu’il supporte l’exercice relativement bien dès lors qu’il ne fait pas, comme on dit, de mauvaise chute.