J’arrive après la bataille mais le fil est intéressant. Juste pour dire que je suis d’accord avec le tableau que Medialter fait de la situation.
Ozi est terriblement naïf de croire que la question édcologique est radicale ou première. Elle est seconde par construction car TOUT ici, en ce bas monde, est le produit des affaires humaines, cad, avant toute chose, le conflit, la violence et le mensonge dans lequels les humains vivent depuis la nuit des temps et à partir desquels ils construisent leur réalité.
On pensera ce qu’on veut du philosophe Michel Serres mais, pour ma part, je dirais qu’il a souvent de très belles images et je lui dois d’avoir compris que la violence faite à la Terre est la conséquence logique de la guerre (économique ou militaire) que les hommes se font quasi continûment.
Il nous faut une paix économique, un vivre ensemble qui ne soit pas compétitif et surtout qui ne soit pas inféodé à une logique d’intérêts à rembourser sur une dette illégitime car c’est cela qui nous lance dans une course en avant à l’exploitation maximale des êtres et des choses, dont la Nature.
Bref, mettons nous en paix et après nous pourrons foutre la paix et même respecter la nature.
Avant cela, tout discours sur l’écologie est TOUJOURS DEJA récupéré par le système et servira ses intérêts d’une manière ou d’une autre (taxe carbone et autre greenwashing de la taxation en vue du remboursement de la dette, ingéniérie géoclimatique, etc.)
Pour ma part, ce qui m’inquiète le plus c’est la disparition en douce de la liberté de penser et de s’exprimer.
Si penser qu’il existe une forme de génocide (suicide, remplacement) des populations "blanches" en Europe est interdit en douce par les GAFA, c’est vraiment qu’on est entré dans un monde orwellien.
Nous ne sommes pas là pour juger les pensées de ceux qui ne pensent pas comme nous, sinon la démocratie et la liberté d’expression c’est juste du pipeau pour guider les foules de gogos vers les abîmes.
La dernière vidéo avec Radio Courtoisie dysfonctionne (impossible de la visionner) et je note qu’on ne peut la trouver en faisant une recherche par mot-clé sur Google Video.
Désolé, l’accomplissement n’est pas là ou n’est plus là si tant est que certains ont pu croire le vivre au XIXe en allant conquérir le monde sous prétexte de répandre la civilisation. Si nous laissons au pouvoir les traitres à la nation qui la gouverne depuis la disparition de de Gaulle, il ne faudra pas attendre longtemps avant de toucher le fond. Notre technologie et nos institutions seront retournées contre nous et nous finirons asservis. Houellebecq est lucide.
Il est clair que Houellebecq n’est pas un prophète puisqu’il ne fait que dire ce qu’il a sous les yeux. Mais on doit au moins lui reconnaître cette qualité : il l’ouvre, il dit ce qu’il voit alors que nous vivons sous une pression de conformation qui nous pousse à la fermer sous peine d’excommunication pour malpensance.
Maintenant, pour ce qui est des prophètes, je dirais que ce que j’ai lu dans ce fil me paraît gentiment abstrait et j’aurais bien envie de rajouter le grand Douglas Reed qui nous dit bien d’où tout cela vient, ainsi que Mgr Delassus qui, dès 1910, savait dire les desseins de l’Union Européenne, donc longtemps avant qu’elle existe.
Enfin, si on prend un maximum de recul, je trouve que Howad Bloom, l’auteur du "Principe de Lucifer", avait bien su formuler les choses : une civilisation s’effondre quand ses membres, amollis par les richesses dont ils héritent, perdent le sens des valeurs et, notamment, le fait qu’elles se mesurent à l’aune des sacrifices que chacun doit être prêt à consentir, serait-ce celui de sa vie.
La perte du sacré, c’est d’abord la perte de l’esprit de sacrifice. Le culte de l’individualisme, en entravant l’action collective détruit l’idée même de nation. Cela fait trente ans que j’entends des ânes philosophes questionner la possibilité même du "nous" qui est pourtant le b-a ba du fait humain.
Je ne prône pas la guerre, loin de là, et même tout au contraire mais force est de reconnaître avec René Girard que c’est la mort et la mémoire de ceux qui sont allés au sacrifice qui nous a jusqu’à présent rassemblés.
Il semble que nous entrions dans une ère nouvelle dans laquelle quasiment plus personne ne veut aller au sacrifice mais dans laquelle nous allons tous mourir car c’est dorénavant les populations qu’on sacrifie, pas les soldats.
Si mon hypothèse girardienne est bonne (elle l’est sûrement puisque le conseiller des princes Attali l’a validée), c’est de ce nouvel holocauste que naîtra le nouvel ordre mondial...
Pour éviter ça il ne faudra être ni un imbécile heureux, ni un idiot utile (du choc des civilisations comme Zemmour), ni un conscient impuissant, ni un beau parleur... bref, comme disent les écritures, la voie est étroite !