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Fataliste de nature, je ne me fais guère d’illusion et accorde à la réalité toute sa prépondérance.

Les œuvres humaines me laissent dubitatif, et la nature me paraît elle bien mieux équilibrée... Et accessoirement bien plus incidente sur nos existences que nos vaines gesticulations...

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    loph loph 22 mai 2013 14:55
    loph
    gidmoz disait "les ressources économiques sont illimités" 
    Vous avez répondu "comme le mouvement universel animant toute chose ?".
    Votre (Vous) comparaison avec le concept de l’énergie des sciences physiques ne convient pas à la quantité des richesses produites. 
    Donc vous départagez deux choses en fonction de vos vues qui, je vous le rappelle, sont forcément imparfaites ou incomplètes. Chaque chose entretenant des liens avec son environnement proche, lointain, voir extrêmement éloigné, ne peut être disjointe de cet environnement. Comme l’acheteur s’enrichit et enrichit le vendeur en quelque sorte.

    Il faut bien comprendre un processus essentiel et qui fonde la science économique. Tout échange accepté crée un avantage pour le vendeur et crée un avantage pour l’acheteur. Sinon, l’un des deux refuserait cet échange. En d’autres termes, tout échange crée de la richesse pour le vendeur et crée une autre richesse pour l’acheteur. Chaque échange commercial crée deux richesses pour l’humanité, disait Condillac au 18e siècle. 

    C’est ainsi que les échanges commerciaux sont la principale source de richesse dans le monde. C’est la grande révélation qu’Adam Smith publia dans "la richesse des nations". Il appellait alors l’échange "division du travail".
    Là où vous parlez de richesse, je parle moi de matières. Le qualificatif de richesse adhère mal aux immondices, détritus et autres que la civilisation consumériste et industrielle sème de ci de là mais toujours au sein d’un environnement animé lui par d’autres forces que notre entendement qui, si j’en crois ce que vous écrivez, nous éloigne par la voie de la complication naturelle (atomes, puis adn, puis cellules, et cætera) toujours plus d’un comportement harmonieux vis-à-vis du milieu où nous vivons.

    Votre discours est empreint de cet égocentrisme conduisant à l’aveuglement que je me défends d’adopter. Hélas, le mode de vie dont vous vous réclamez recueille soit sciemment soit inconsciemment un nombre non négligeable "d’adeptes". Ici en Europe, sur les continents américains, d’Asie, et cætera.

    Si avenir il y a (difficile d’en douter), cette colonisation territoriale menée au nom d’une croissance particulière (la "nôtre") continuera d’amener son lot de dysfonctionnements, de déséquilibres puisque nous sommes trop désinvoltes à appréhender correctement les conséquences de la mise sous tutelle du milieu ambiant à notre bénéfice, ou plutôt au bénéfice d’une création artificielle que nous nommons civilisation.

    Ceci étant, ça n’empêche nullement la réalité de suivre son cours, et la création de richesse ne nous dédouanne pas de notre condition initiale, précaire et non pas infinie... Bref, ’seule’ la Société dite humaine croît, tandis que nous individuellement naissons, vivons puis disparaissons.

    Quel sens a donc cette croissance ? Pourrir le seul environnement capable d’héberger la vie, et connu de mémoire vivante, au nom d’une espèce dont la durée d’existence est insignifiante vis-à-vis de l’âge de la planète ?

    Circulons gidmoz, vivons nos existences. La réalité, avec ou sans nous, se chargera du reste, il n’y a rien d’autre à attendre selon moi.

    J’arrêterai là pour ma part, salutations


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    loph loph 22 mai 2013 13:16

    Depuis le temps qu’on voit où mènent nos idéologies, je m’étonne qu’on se qualifie toujours espèce intelligente... Que font donc l’ONU, l’UNICEF, les partis politiques ? smiley


    Les discours haineux (anticapitaliste, homophobe, et cætera) ont toujours été le "propre" de ce drôle de spécimen vivant, le seul (?) qui soit doué d’un certain libre arbitre au sein du monde vivant, ET qui l’utilise tantôt pour faire le bien, tantôt pour faire du mal.

    Heureusement, nonobstant cette aptitude cérébrale nous conduisant le plus souvent à être déconnecté des réalités physiques en ce qu’elles sont primordiales ou essentielles, le cours de la nature après nous avoir fait apparaître se charge de notre disparition...

    Mais évidemment, avant d’accepter cet état de fait, une certaine frange de l’humanité se fourvoie dans des voies où les capacités cérébrales ne sont plus utilisées à leur juste valeur individuelle, mais servent plutôt à renforcer ce que la collectivité, civilisation ou comme on voudra l’appeler, peut engendrer de pire...

    Le groupe, le collectif, la grégarité ont-ils jamais œuvré pour l’harmonie individuelle ?
    Apparemment pas, et ce n’est pas près de changer en ces heures où les automatismes engendrés par nos modes de vie consuméristes et collectifs prennent le pas sur la pondération individuelle.

    Je doute franchement qu’un jour prochain, l’humanité acquière un bon niveau de sens collectif avec des individus focalisant leur capacité sur autrui à défaut de s’occuper de leur propre équilibre ! Mais qu’en sais-je au fond ?

    Salutations


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    loph loph 21 mai 2013 12:11

    @ gidmoz


    loph

    Nul ne peut interdire à quiconque de rester pauvre en s’abstenant de s’enrichir afin de donner une vie plus digne a ses proches, a sa famille. Il faudrait pour cela, un Etat autoritaire et tyrannique qui viole le droit de chacun à disposer de ses biens. Ce serait la négation du droit de propriété, donc la négation du droit. Ce serait un retour à la barbarie, ce serait le triomphe du socialisme éclairé. Ce serait le triomphe du despote qui impose ses lubies au peuple asservi : nos vies ne sont faites que d’échanges, vous le dites aussi. Qu’importe donc notre vision des choses et nos applications dans ce milieu dont l’influence nous dépasse ? 
    Gidmoz, j’estime moi que notre seule véritable richesse est notre vie, et comme toute richesse prise à l’aune du compte à rebours nous rapprochant de notre terme, elle n’est qu’accessoire. Et c’est cette vie que nous revendiquons pour nous permettre d’établir une civilisation devenant tyrannique en ce qu’elle éradique la nature sauvage ou libre de ses mouvements.

    Mais, votre premier paragraphe est inexact. Par chance, les ressources économiques sont illimités : comme le mouvement universel animant toute chose ? smiley La production de l’un est la ressource de l’autre. Et chacun sait produire plus de ressource qu’il n’en consomme : ce qui débouche sur l’engorgement et le blocage de secteurs devant écouler leurs produits, en sus dans un milieu où l’absence de mouvement confine à la mort, drôle d’équation que vous nous servez là. Il s’ensuit qu’il n’existe aucune limite à la croissance des ressources. Comme il n’existe aucune limite à la rotation planétaire ? smiley

    Une autre bonne nouvelle : une ressource naturelle, cela n’existe pas. Il existe des matières sur et dans le sol que celui qui investit peut découvrir, s’approprier et exploiter. Cet investisseur transforme ainsi la matière en ressource économique. Et nul ne sait quels seront les futurs besoins des hommes : exister, manger, procréer peut-être smiley. Nul ne sait de quelles ressources auront besoin les hommes dans le futur : au moins de ressources vitales. Nul ne connait ce qui n’a pas encore été découvert et exploité : certes non.

    Enfin, il ne peut pas exister de surpopulation, ni de manque de ressource sur notre planète. En effet, le parent ne procrée que s’il dispose de ressource suffisante à nourrir et élever dignement ses enfants : encore une fois, je ne partage pas vos vues, la vie ne se décide pas. Elle suit des voies tant microscopiques qu’interplanétaires (influence du soleil sur l’atmosphère terrestre par exemple) mais dont la plupart échappent à l’influence de notre pensée. Et si le parent se trompe, la sanction naturelle serait la mort de ses enfants en surnombre : toute la simplicité de la nature tient dans ce propos, sans y adjoindre une notion de sanction là où ne règne que la nécessité. Le problème macro-économique de la surpopulation n’existe pas, car c’est au niveau individuel que se fait la régulation automatique de la population et de ses ressources.

    Salutations,

    loph, le 21 mai 2013, 12h00 


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    loph loph 21 mai 2013 10:40

    @ gidmoz


    Simple question, où positionnez-vous la collectivité humaine par rapport au milieu ambiant ?

    Je comprends que vous soyez sensible à l’exploitation que fait l’humanité du milieu où elle vit, mais j’appréhende les choses différemment de vous.

    Pour ma part, on peut bien s’approprier les ressources même si elles sont limitées, on peut bien procréer même si nos vies ne sont vouées qu’à s’éteindre. 
    En revanche, le mouvement créant la dynamique vitale n’appartient à personne, le territoire planétaire est partagé entre de multiples espèces et types d’écosystème, et rien que ces deux aspects montrent que notre espèce vit à l’aune des potentialités réunies en ce bas monde.

    Aussi, quelles que soient les règles, lois et autres que nous voudrions mettre en place, elles n’influenceront pas l’irremplaçable nature et les ressources qu’elle fournit, non seulement à nous, mais à l’ensemble du règne du vivant.
    Cette omniprésence, bien que nous en disposions, ne remettra pas en cause les choses qui nous dépassent tant en durée qu’en grandeur ou masse.

    Je pense même que la croissance humaine (puisqu’il faut l’appeler ainsi) amènera à des complications qu’il sera très difficile de résoudre. Allez donc changer des habitudes acquises générations après générations pour voir ! Ces productions que vous revendiquez comme bases de notre appropriation ne serviront qu’à renforcer les chaînes que ces manifestants portent, et auront nécessairement des incidences sur l’équilibre du règne naturel qui lui non plus ne peut être revendiqué par personne.

    Bon vent gidmoz, je vous souhaite en dépit de votre vision des choses une vie équilibrée en harmonie avec la réalité ambiante... Ce que notre civilisation (bien mal nommée) tend à faire disparaître derrière des idéologies tenant forcément la réalité pour acquise, ce qui est un leurre puisque peu de choses ici bas (et ailleurs) sont pérennes. La vie a éclos, et c’est tant mieux, mais rien ne garantit son existence perpétuelle. C’est d’ailleurs pour ça qu’on se "bat" pour la garder.

    Je vous laisse votre logique, je conserve la mienne. De toute façon, elles seront laminées par le temps qui passe, comme toute chose existante...

    Salutations


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    loph loph 17 mai 2013 12:16

    On ne peut échapper aux rapports réels. Nous rendons à la nature ce qu’elle nous procure sous une forme qu’elle réassimile, là est le cycle vital qui s’impose à toute chose, nous compris.

    Après, on peut bien les qualifier comme on veut, mais ces rapports échappent à notre maîtrise. La nécessité physique est leur raison d’être.

    D’ailleurs, la vie se donne mais ne s’achète pas, elle s’entretient aussi jusqu’à ce que le terme vienne. C’est drôle de voir les choses différemment il me semble. Il y a bien là l’expression de notre interprétation humaine tronquée par une appréhension incomplète des situations...

    Bah, pour ma part, je préfère être réaliste qu’idéaliste ou procédurier comme vous gidmoz !

    Éphémèrement vôtre,

    loph

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