Quelques petits mots, peut-être ? Le Japon serait un pays qui participerait aux douleurs de cette planète, selon toi. Pourrais-tu expliquer en quoi ? De quels maux parles-tu ? De quelle manière le Japon agirait-il dans ce sens ?
La question est peut-être aussi de savoir à quoi sert ce monde "de la finance". La question est aussi de savoir dans quel but cet argent est créé ex-nihilo. La question est aussi de savoir pourquoi ce monde "de la finance" (qui spécule pour spéculer, qui fait de l’argent sur de l’argent, qui ne produit rien de matériel, ni directement ni indirectement) a autant de pouvoir, autant de liberté et autant d’effet sur le monde réel. La question est aussi de savoir pourquoi les politiciens soutiennent tant et depuis si longtemps ce monde "de la finance"...
Pour ajouter deux mots au propos de Pyrathome : selon Bruckner, être riche amène nécessairement un mari ou une épouse plus beaux (selon quels critères ?) qu’être pauvre. La beauté purement physiquement n’étant donc là, pour Bruckner, que pour être vendue au plus offrant. Je suppose que Bruckner fait partie de ceux qui pensent aussi qu’on peut acheter des enfants... Tant qu’on a le blé.
Je ne suis pas croyant. Mais il est évident que je m’approche autrement plus de la pensée catholique qui se refuse au tout matériel que de la pensée matérialiste (au sens vulgaire du terme, donc) qui ne fonctionne que sous le principe de la possession et de la domination par la possession.
Bruckner, prétendu philosophe, qui développe quelques idées de manière extrêmement grossière et légère et qui suppose que ce "luxe" de citer divers auteurs (que des romanciers, au passage) suffit à lui seul pour appuyer ces mêmes idées.
- La névrose d’échec, suite à la ribambelle de mises à pied, de fermetures d’usines est-elle liée au fait que la culture française n’apprécie guère l’exposition de la richesse (et non la haine de sa possession. Ce qui démontre là l’esprit retors d’un Erwanet incapable d’honnêteté) ?
- Bruckner ne définit aucunement le luxe : ce luxe n’est jamais que les possessions qui dépassent le cadre de l’utile et du nécessaire. Son acception plus élargie dont on fait usage habituellement s’approche autrement plus de l’excès de possessions au détriment d’autres qui en manqueraient pour subvenir à l’utile et au nécessaire.
- L’exil de certains possédants est-il lié à notre culture catholique profonde qui n’approuve pas l’exposition des possessions ? Réellement ? Ces gouvernements qui optent pour des taxations abusives qui pousseraient certains à quitter le France baignent-ils dans la haine de l’argent eux aussi ?
- Eprouver de la sympathie ("mâtiner d’envie"..., bien sûr) pour les riches est probablement le cas de Bruckner, mais pas celui de tous. Non. "Se sentir mieux en leur compagnie ?" Voilà un Platon du pauvre face à un Diogène du riche, non ?
Que les entrepreneurs créateurs de richesse matériels pour le pays soient plus riches que ceux qu’ils emploient ne me gêne absolument pas. Qu’ils bénéficient d’une vie plus aisée que ceux qu’ils emploient à un coût moindre que le leur ne me gêne absolument pas. Mais que l’on prétende que notre culture du refus de l’exposition à outrance de ses propres possessions soit la cause des malheurs économique de notre pays me paraît franchement délirant.