J’ai beau connaître le message, je ne me lasse pas d’écouter Étienne le dire. Ce qui est désopilant (ou pas ?), c’est voir comment certains déploient une étrange énergie à vouloir déboulonner ce gars-là et tirer sur ceux qui font la promotion de son message - du MESSAGE bien plus que du bonhomme, d’ailleurs - alors qu’eux-mêmes sont dans une espèce de dévotion vis-à-vis d’une personnalité politique dont l’action ne consiste qu’à TOUT FAIRE pour PARVENIR AU POUVOIR, donc à tout donner dans une LUTTE DE POUVOIR. On dirait qu’il y a comme un mécanisme psychique qui fait qu’ils cherchent à tout prix à créer, artificiellement, une opposition de principe. Alors, je pourrais encore comprendre s’il s’agissait d’aficionados du PS ou de l’UMP, mais lorsqu’il s’agit du FN ou du FG (par exemple), je ne vois qu’une explication possible : en bons larbins de machines de guerres électorale que sont les partis politiques, leur job (conscient ou inconscient) est de ruiner toute émancipation populaire susceptible de rogner ne fut-ce que quelques pourcentage de votes dans l’espoir (vain) de parvenir à battre l’hydre à deux têtes qui gouverne depuis 225 ans. Alors, Famine, puisque tu t’exprimes beaucoup, permet-moi de te prendre à partie : je te reconnais le droit de donner ta voix à n’importe quel parti ou candidat politique que tu veux ; je reconnais à MLP son droit de jouer le jeu pervers de la lutte de pouvoir, et même, je lui reconnais le droit de jouer (consciemment ou inconsciemment) le rôle du vilain Goldstein de ’1984’ de Orwell ; je ne m’y oppose pas, en fait, je m’en fout. Par contre, que tu cherches à m’empêcher, ou à ruiner mes efforts, ou ceux de machiavel1983, ou de n’importe qui d’autre qui s’efforce d’émanciper le peuple de ses maîtres politiques, je considère cela comme une TRAHISON. Comme le dit très souvent Chouard, NOUS NE SOMMES PAS OBLIGES DE NOUS EMPAILLER, et nous pouvons discuter ensemble, même nous opposer, en nous aidant à progresser mutuellement. Pour cela, il suffit de rester pragmatique. Si tu cherches l’intérêt commun, alors NOUS NE SOMMES PAS ENNEMI ! Cordialement, Morpheus
Elle n’est pas totalement juste non plus, dans la mesure où les voleurs de pouvoir ne cessent, depuis le début du XIXe s., de nous faire croire que nous sommes en démocratie et que nous avons le pouvoir, et ils font tout ce qu’ils peuvent pour s’assurer que nous ne nous en rendions pas compte et pour éteindre toute velléité à reprendre notre souveraineté. Mais je crois qu’en réalité, ce n’est pas tout-à-fait vrai, parce qu’il y a eut des volonté populaire de "prendre le pouvoir", c’est-à-dire d’établir un système démocratique, mais à chaque fois, les voleurs de pouvoir ont écrasé dans le sang ces tentative d’émancipation. Donc, OUI, Eric, les voleurs de pouvoir SONT des voleurs de pouvoir, et qui plus est, des criminels. Mais chacun voit le tableau selon l’angle qu’il veut. Cordialement, Morpheus
Ben voilà, je trouve les questions, les réflexions et les analyses de Machiavel1983 comme les plus censées. Effectivement, l’idéalisme est dans le camps des pro-élection (peu importe le parti qu’ils défendent), le pragmatisme dans le camps des opposants à l’élection. Mais je reconnais que je ne suis pas OBJECTIF. L’objectivité est un mensonge ontologique. Cordialement, Morpheus
C’est exactement ce que j’essaye de dire : si nous espérons ou attendons que des élus nous rendent le pouvoir qu’ils nous ont volé, nous pouvons encore attendre longtemps. Je ne considère pas que reprendre ce pouvoir - c’est-à-dire nous réapproprier NOTRE souveraineté citoyenne - soit « un putch », mais une VRAIE révolution populaire. Le « putch », c’est la prise de pouvoir de l’aristocratie bourgeoise contre l’aristocratie monarchique, en utilisant le peuple et en faisant croire qu’il s’agissait d’une révolution populaire, ce que les révolutions française et américaine n’ont JAMAIS été (lorsque les peuples se sont rebellés, ils ont été massacrés). Nous ne pouvons compter que sur nous-même, et une première étape pourrait être de commencer par dénoncer la prétendue « légitimité démocratique » des élus, qui n’ont de légitimité que celle des urnes, c’est-à-dire une légitimité oligarchique, et non démocratique. Ne pas reconnaître leur légitimité, c’est ne pas reconnaître leur pouvoir, donc c’est entrer en dissidence. Ce que je fais. Morpheus