Donc, Famine, qu’est-ce qui fait cause commune entre nous ? 1. L’importance de récupérer notre souveraineté nationale. Chouard explique en long, en large et en travers qu’il est indispensable de retrouver notre souveraineté populaire. Si nuance il y a, c’est dans l’adjectif "populaire", qui met le peuple DEVANT la nation, mais dans le sens que la nation peut être captée par des pouvoirs non populaires (c’est le cas, non ?). En ce sens, je préfère parler de "souveraineté populaire" que de "souveraineté nationale", sans pour autant faire l’impasse sur la reconnaissance de la nation. 2. La nécessité pour ce faire de sortir de l’Union Européenne, construction atlantiste et cheval de Troie de l’empire anglo-saxon en Europe. 3. La nécessité de récupérer le pouvoir de création monétaire, et pour ce faire, quitter l’Euro et nationaliser - intégralement - le secteur bancaire (fin des banques privées). 4. La nécessité de protection douanières, pour lutter contre le dumping social et la destruction du tissus social du pays. Il ne s’agit pas d’une lutte contre les étrangers, mais d’une lutte contre les inégalités sociales, qui sont le véritable creuset de tous les fanatismes (de quelque bord qu’ils soient), et ne servent qu’à diviser pour mieux régner, et affaiblir le peuple. Qu’est-ce qui nous différencie ? (et là, je m’avance peut-être ?) 1. La nécessité de lutter contre le communautarisme, qui génère, alimente et renforce TOUS les racismes et donc le diviser pour régner. 2. Le rejet des structures de parti, qui sont la sacralisation de la logique de faction, qui a TOUJOURS fait le jeu des oligarchies et des tyrannies, donc qui a toujours profité aux voleurs de pouvoir et de ressources. 3. Le rejet de la "religion du sauveur", qui, en terme politique, se traduit par la notion de "l’homme (ou la femme) providentiel(le)". En d’autres termes, je ne crois pas en L’ÉLU (qu’il soit du peuple ou de Dieu). (on m’a déjà fait le coup avec Néo ) 4. Le rejet des structures hiérarchiques, qui alimente inévitablement les inégalités sociales (creuset de toutes les violences), et qui n’a de justification que dans une situation de guerre (et je veux la paix). Cordialement, Morpheus
Que la constitution soit écrite par le peuple, pourquoi pas ? Voilà déjà une avancée. Personne
n’est contre ça. En fait, si, il y en a - notamment ici - qui sont contre, mais bon. Reste à déterminer de quel peuple il s’agit. Suivant le
cas, cette constitution pourrait n’être rien d’autre que la charia
islamique. Et c’est là que le bât blesse les bourricots chourdiens. Tu te sens à ce point menacé, envahis ? Je peux comprendre : vu la machine de guerre (prétendument) antiraciste qui envahis l’espace médiatique et l’agora depuis plus de trente ans, je comprends ce sentiment. Je doute, cependant, que cela corresponde à une réalité démographique. L’idée qu’une constitution citoyenne puisse aboutir à une charia islamique ne résiste pas aux probabilités (une probabilité statistique dans le cadre d’une représentativité réelle obtenue par tirage au sort dans le contexte des grands nombres est factuelle et n’est pas une opinion : c’est un fait objectif). C’est votre peur qui vous mène par le bout du nez. Vous valez mieux que ça. Et, disant cela, vous savez que je suis aussi islamophobe que toi (mais sans doute pas de la même façon). Cordialement, Morpheus
Vous avez précisément mis le doigt sur notre principal problème : la FAUSSE idée que « nous n’avons que l’élection pour nous départager ». NON ! Nous ne CONNAISSONS que cette formule pour nous départager parce que le système s’est débrouillé (très efficacement) pour que nous ne connaissions QUE cette procédure. Mais il existe d’autres procédure de partage, d’autres formes d’organisation sociale, de partage du pouvoir, de répartition des responsabilités, de gestion de la cité. En fait, il y en a beaucoup d’autres. Mais notre culture s’est résumé à ça parce que précisément cela fait le jeu des voleurs de pouvoir, ceux qui VEULENT le pouvoir, qui sont près à se battre pour l’obtenir, et à marcher sur l’intérêt général pour devenir des maîtres et le rester.
Nous ne sommes pas tenu de nous en tenir à cette procédure, qui en deux cent vingt-cinq ans a largement montré son imperfection (pour ne pas dire sa tromperie). Cordialement, Morpheus