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Morpheus

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  • Premier article le 29/11/2013
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Derniers commentaires




  • vote
    Morpheus Morpheus 28 novembre 2013 10:15

    Heureusement qu’il reste machiavel pour comprendre le sens de mes propos.
    @ Têtedepioche
    Le patriarcat apparait avec le néolithique, donc même ce que vous me rétorquez confirme mes propos, et notamment ma conclusion : vous confondez cause et conséquence.
    Et pas besoin de vous énervez : si je vous ai titillé, vous vous doutez bien que ce n’est pas personnel.
    La hiérarchie, je le maintiens, est un mauvais système social pour construire une société humaine, mais un bon système social pour diriger une armée et exploiter les faibles.
    Cordialement,
    Morpheus



  • 1 vote
    Morpheus Morpheus 28 novembre 2013 00:43

    @ Têtedepioche

    Tous les exemples que vous donnez de prétendus modèles hiérarchiques sont loin d’être exemplatifs.
    La famille, hiérarchique ? Vous considérez donc vos enfants comme inférieurs à vous ? Ne considérez-vous pas comme votre devoir le plus sacré de tout faire pour qu’ils puissent s’émanciper de leur dépendance à vous le plus vite et le plus rapidement possible ?
    La tribus, le clan, hiérarchique ? D’innombrables modèle de structures tribales et claniques sont fondés sur des rapports horizontaux, et donc anti hiérarchiques, et cela jusqu’à nos jours.
    En revanche, le fait que la structure hiérarchique élaborée par les sociétés sédentarisées et les cités-états se soit entendue CONDITIONNENT à l’évidence un certain nombre de modèles (familiaux, scolaires, particratiques, ...) est un fait. Vous confondez donc la cause et la conséquence.
    Cordialement,
    Morpheus



  • 2 votes
    Morpheus Morpheus 27 novembre 2013 17:46

    Le phénomène de croissance démographique commence avec le néolithique.
    Une forte croissance démographique dans un lieu donné, engendre inévitablement, à moyen terme, un problème de pénurie, même si, au départ, ce problème n’existait pas.
    Ce même problème engendre alors une extension du territoire exploité.
    Cette extension fait que, tôt ou tard, on empiète sur le territoire d’un autre groupe.
    Or, avec la sédentarisation et la cité, que voit-on également arriver ?
    1. la spécialisation dans certaines tâches.
    2. la religion organisée.
    3. la hiérarchisation.
    Pour maintenir les membres d’une société qui ne cesse de croître en nombre, il faut inventer un mythe fondateur, une histoire qui n’a que peu à voir avec la réalité, qui fédère le peuple et permet de le mobiliser et de l’orienter dans une direction donnée. Ainsi arrivent les chefs, les prêtres et les soldats.
    Il est évident que le chef d’une cité-état a plus de puissance que le "chef" d’une tribu de nomades ou semi-nomade, car le nombre de ses soldats est plus important. De plus, les soldats peuvent se consacrer à leur activité, le combat, la guerre, tandis que d’autres membres de la cités, eux, se consacrent à fabriquer leur équipement (spécialisation).
    Lorsque cela se développe, le soldat doit bien justifier son statut, de même que le prêtre et le chef (le roi).
    Très tôt, ces civilisés ont compris l’importance, pour unir leur population, d’une menace extérieure. S’il n’y en a pas , alors on peut l’inventer.
    Le principe hiérarchique, en lui même, EST un principe guerrier : seule la guerre justifie une organisation hiérarchique. La paix, elle, l’économie (au vrai sens du terme) fonctionne infiniment mieux avec des systèmes horizontaux, sans hiérarchie (même les chercheurs du MIT le démontrent, alors...).
    De là, il n’est pas difficile de démontrer que toutes nos structures sociales sont guerrière par nature, donc mortifères.
    Morpheus



  • 1 vote
    Morpheus Morpheus 27 novembre 2013 17:25

    D’autre part, nous savons aussi (grâce aux anthropologues), que les sociétés premières étaient beaucoup plus égalitaires que les sociétés civilisées. Le réflexe empathique de collaboration, plutôt que de compétition, y était prépondérant, et en outre, les velléités de pouvoir étaient très mal perçues. On note un rite remarquable dans certaines tribus d’Amérique du nord, qui consistaient à placer le chef, le jour de son intronisation, sur un siège percé sous lequel on étalait des braises, et à passer et repasser devant lui en lui tournant ostensiblement le dos sans faire attention du discours qu’il faisait. On lui rappelait que le pouvoir est brûlant et que ses belles paroles n’avaient aucun intérêt. Comme j’aiemrais pouvoir faire ça à ce bon Président, qu’il s’appelle Sarkozy ou Hollande.
     smiley
    Morpheus



  • 1 vote
    Morpheus Morpheus 27 novembre 2013 17:20

    Il faut relativiser, c’est-à-dire éviter de généraliser. Il me semble logique qu’il y ait eut, au paléolithique, des conflits motivés par la pénurie dans certaines régions du globe, notamment dans les zones froides (âge glacière), dont beaucoup correspondent à nos régions en Europe et en Amérique du nord. De même dans des régions désertiques.
    Par ailleurs, il est très vraisemblable que ces conflits n’avaient pas lieu d’être dans d’autres régions, où, du fait de la très très faible densité de population, il y avait assez de tout pour tout le monde.
    D’autre part, je fais la différence entre « violence » d’une part (et degrés de violences), « conflit » d’autre part, et surtout « guerre ». Dans certaines tribus africaines, nous pouvons encore observer des conflits, avec des violences et des combats, et, cela frappe notre imagination, les conflits s’arrêtent immédiatement lorsque le sang coule ! Cela tranche avec le degré extrême de violence que nos sociétés civilisées, faites de frustrations et de conceptions intégristes intrinsèquement violentes, nous mène à produire comme violence.
    Il y a certainement eut des conflits entre tribus, cela je ne le conteste pas. Mais ces conflits ne dégénéraient sans doute pas en véritables guerres, et même, étaient sans doute limité dans le degré de violence. Les massacres devaient constituer, selon toute vraisemblance, des exceptions très rares, qui confirmaient la règle.
    Morpheus

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