• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Morpheus

Morpheus

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 29/11/2013
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 618 449
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires




  • vote
    Morpheus Morpheus 29 novembre 2013 13:57

    Je crois que je devrais poster ici la « confession de foi » (humour) que j’ai postée sur un autre sujet.
    Sur le plan de l’éthique, je rejette les préceptes religieux (au sens commun du terme) parce que je rejette l’utilisation de la spiritualité et du besoin métaphasique comme instrument politique (c’est de la manipulation). Je rejette « la morale » parce qu’elle repose sur des concepts qui font une confusion entre sens commun, volonté divine et quête spirituelle.
    Sur le plan spirituel, je distingue (comme Jean Bricmont) la conception superstitieuse de la foi (du divin) - que je rejette - et la conception métaphysique de la foi (du divin).
    Je peux concevoir une forme de « super conscience immanente » (mais pas transcendante), mais j’arrive aussi à concevoir, au delà de cela, que « ce qui est » (le monde manifesté, le réel) prend sa source dans « ce qui n’est pas » (le non manifesté), et donc « je n’ai pas besoin de Dieu pour expliquer ce qui est », sauf à définir « Dieu » comme un processus (le processus de manifestation). Ma conception spirituelle se situe donc quelque part entre monisme et bouddhisme (et est donc panthéiste).
    La démarche bouddhiste est rationnelle, et j’emprunte assez bien à cette démarche : « la science ne porte pas en elle les germes de la spiritualité, mais la spiritualité doit procéder avec la rigueur de la science ».
    Dans ma conception, la réalisation spirituelle se fait dans le monde manifesté (donc matériel), non dans le monde non manifesté. Pour le dire autrement (afin de ne pas être compris de travers, comme c’est souvent le cas) : la connaissance (de tout ce qui est) est un état divin, mais la plus grande joie se trouve dans l’être > l’esprit peut être conscient de lui-même, mais s’il ne se manifeste pas dans le « réel », il n’est que concept : il n’ EST pas. Raison pour laquelle il m’est impossible de croire en un « paradis » au sens judéo-chrétien. Dans ma conception, paradis et enfer sont des projections mentales dans lesquelles l’esprit (ou l’âme) peut se perdre.
    Si l’âme humaine a une destinée (et ce n’est que pure spéculation), celle-ci est nécessairement (selon moi) d’intégrer la conscience du SOI dans le processus (de manifestation) lui-même, et pour cela, de construire une société qui puisse s’épanouir en symbiose avec le tout (l’environnement).
    Politiquement, cela passe par une prise de conscience des mécanismes du processus de manifestation, c’est-à-dire les « lois naturelles », et intégrer des structures sociales qui respectent ces principes naturels pour pouvoir interagir en bonne intelligence avec ceux-ci, non pour respecter un principe moral, mais par bon sens : l’interdépendance mutuelle des phénomènes implique que nous dépendons les uns des autres, et donc que notre intérêt est, que nous le voulions ou pas, commun. Le pragmatisme peut se passer du bien et du mal (au contraire de la morale).
    En lieu et place du bien et du mal, je considère donc ce qui marche et ce qui ne marche pas. Ce qui se prête bien à cet exercice est la méthode scientifique (hypothèse > expériences > vérifications > théories).
    Politiquement, d’aussi loin que remonte l’histoire connue, il n’existe aucune expérience de mise en pratique de la méthode scientifique comme principe politique. Or, la méthode scientifique montre son efficacité pour résoudre les problèmes (à condition que nos efforts soient spécifiquement portés en ce sens, bien sûr), or, la politique (au sens politeia) consiste justement à cela : résoudre les problèmes.
    Les débats d’opinions (de croyances) en politique sont stériles et ne résolvent rien : ils ne sont que des arènes plus ou moins policées qui consacrent le conflit permanent et, in fine, la compétition pour l’accès au pouvoir (politikè). Je rejette la politkè, exercice puérile, immature et vulgaire.
    On pourrait (si besoin est de mettre des étiquettes) dire de moi que je suis donc : panthéiste, démocrate (donc anarchiste), pragmatique.
    Et comme le sage ne demeure ni dans l’être ni dans le non être, ma devise est « in medio stat virtus ». Les extrêmes sont donc stériles (ils ne sont que des points de repère conceptuels dont nous avons tout intérêt à ne pas trop nous approcher).
    Morpheus



  • vote
    Morpheus Morpheus 29 novembre 2013 13:34

    C’est fait smiley



  • vote
    Morpheus Morpheus 29 novembre 2013 12:01

    Je suis en train de lire le livre de Francis Dupuis-Déri « Démocratie. Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France ».
    Il développe une terminologie éclairante, qui permet notamment de nous dépatouiller des inévitables confusions dans nos débats à propos de "démocratie", "république", etc. Il écrit :
    « Il n’est pas simple d’utiliser le mot "démocratie" lorsque l’on écrit son histoire, puisque son sens descriptif et normatif change à travers le temps, voir évoque des réalités contraires. Faut-il nommer "démocrates" les "fondateurs" de la démocratie moderne, représentative et libérale, même s’ils se disaient ouvertement antidémocrates ? Ainsi, James Madison en Amérique du Nord et Emmanuel Sieyès en France ont publiquement condamné la démocratie. Ils étaient ouvertement antidémocrates, c’est-à-dire contre ce que l’on appelle aujourd’hui "démocratie directe". Ils s’identifiaient à la république, soit un régime électoral. Ils avaient le même respect pour le régime électoral qu’Andrew Jackson, président des États-Unis (1829-1837), et Léon Gambetta, homme politique français influent de la deuxième moitié du XIXe s. Mais Jackson et Gambetta se disaient "démocrates", et ils appelaient "démocratie" le régime électoral que Madison et Sieyès nommaient "république". Doit-on alors étiqueter Madison et Sieyès comme "antidémocrates", et Jackson et Gambetta comme "démocrates", même si tous les quatre sont opposés à la démocratie (directe) et sont partisans du régime électoral ? Les termes "démocrates" et "antidémocrates" risquent ici d’obscurcir plutôt qu’éclairer la réflexion.
    J’utiliserais donc agoraphobie politique plutôt que antidémocratisme pour faire référence à la peur de la démocratie directe. En psychologie, l’agoraphobie désigne une peur des foules et des vastes espaces publics. L’agoraphobie politique, pour sa part, désigne la peur de l’agora, le nom de la place publique dans les cités grecques où les citoyens s’assemblaient pour délibérer.
    (...)
    L’agoraphilie politique, pour sa part, désigne une forte sympathie (voire de l’amour) pour le peuple assemblé. Renversant la logique de l’agoraphobie politique, l’agoraphilie affirme que toute élite gouvernante 1) est irrationnelle, car animée pas sa passion pour le pouvoir et la gloire ; 2) démagogique ; 3) constitue une faction qui, par sa seule existence, divise la communauté entre gouvernants et gouvernés. »
    Je trouve cette distinction très éclairante pour faciliter les échanges dans nos constants débats agoravoxiens (notamment lorsqu’il s’agit de Chouard, mais pas seulement).
    Cordialement,
    Morpheus



  • vote
    Morpheus Morpheus 29 novembre 2013 10:39

    @ davidedouardo

    Que je clarifie (si besoin est) ma position.
    Sur le plan de l’éthique, je rejette les préceptes religieux (au sens commun du terme) parce que je rejette l’utilisation de la spiritualité et du besoin métaphasique comme instrument politique (c’est de la manipulation). Je rejette « la morale » parce qu’elle repose sur des concepts qui font une confusion entre sens commun, volonté divine et quête spirituelle.
    Sur le plan spirituel, je distingue la conception superstitieuse de la foi (du divin) - que je rejette - et la conception métaphysique de la foi (du divin). Je peux concevoir une forme de « super conscience immanente » (mais pas transcendante), mais j’arrive aussi à concevoir, au delà de cela, que « ce qui est » (le monde manifesté, le réel) prend sa source dans « ce qui n’est pas » (le non manifesté), et donc « je n’ai pas besoin de Dieu pour expliquer ce qui est », sauf à définir « Dieu » comme un processus (le processus de manifestation). Ma conception spirituelle se situe donc quelque part entre monisme et bouddhisme (et est donc panthéiste).
    La démarche bouddhiste est rationnelle, et j’emprunte assez bien à cette démarche : « la science ne porte pas en elle les germes de la spiritualité, mais la spiritualité doit procéder avec la rigueur de la science ».
    Dans ma conception, la réalisation spirituelle se fait dans le monde manifesté (donc matériel), non dans le monde non manifesté. Pour le dire autrement (afin de ne pas être compris de travers, comme c’est souvent le cas) : la connaissance (de tout ce qui est) est un état divin, mais la plus grande joie se trouve dans l’être > l’esprit peut être conscient de lui-même, mais s’il ne se manifeste pas dans le « réel », il n’est que concept : il n’ EST pas. Raison pour laquelle il m’est impossible de croire en un « paradis » au sens judéo-chrétien. Dans ma conception, paradis et enfer sont des projections mentales dans lesquelles l’esprit (ou l’âme) peut se perdre.
    Si l’âme humaine a une destinée (et ce n’est que pure spéculation), celle-ci est nécessairement (selon moi) d’intégrer la conscience du SOI dans le processus (de manifestation) lui-même, et pour cela, de construire une société qui puisse s’épanouir en symbiose avec le tout (l’environnement).
    Politiquement, cela passe par une prise de conscience des mécanismes du processus de manifestation, c’est-à-dire les « lois naturelles », et intégrer des structures sociales qui respectent ces principes naturels pour pouvoir interagir en bonne intelligence avec ceux-ci, non pour respecter un principe moral, mais par bon sens : l’interdépendance mutuelle des phénomènes implique que nous dépendons les uns des autres, et donc que notre intérêt est, que nous le voulions ou pas, commun. Le pragmatisme peut se passer du bien et du mal (au contraire de la morale).
    En lieu et place du bien et du mal, je considère donc ce qui marche et ce qui ne marche pas. Ce qui se prête bien à cet exercice est la méthode scientifique (hypothèse > expériences > vérifications > théories).
    Politiquement, d’aussi loin que remonte l’histoire connue, il n’existe aucune expérience de mise en pratique de la méthode scientifique comme principe politique. Or, la méthode scientifique montre son efficacité pour résoudre les problèmes (à condition que nos efforts soient portés en ce sens, bien sûr), or, la politique (politeia) consiste justement à cela : résoudre les problèmes.
    Les débats d’opinions (de croyances) sont stériles et ne résolvent rien : ils ne sont que des arènes plus ou moins policées qui consacrent le conflit permanent et, in fine, la compétition pour l’accès au pouvoir (politikè). Je rejette la politkè, exercice puérile, immature, vulgaire.
    On pourrait (si besoin est de mettre des étiquettes) dire de moi que je suis donc : panthéiste, démocrate (donc anarchiste), pragmatique.
    Et comme le sage ne demeure ni dans l’être ni dans le non être, ma devise est « in medio stat virtus ». Les extrêmes sont donc stériles (ils ne sont que des points de repère conceptuels dont nous avons tout intérêt à ne pas trop nous approcher).
    Morpheus



  • vote
    Morpheus Morpheus 28 novembre 2013 22:42

    Un point, davidedouardo : tu disais que les handicapés n’avaient pas d’utilité et risquaient d’être exclus dans ma proposition : je ne suis absolument pas d’accord. Les handicapés savent tous se rendre utiles et peuvent utilement contribuer au bien commun. De nombreuses entreprises, manufactures, usines, administrations, ... emploient des handicapés, et ceux-ci montrent des qualités remarquables.
    Cordialement,
    Morpheus

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité