Non Eric, ce que j’ai à proposer est pire que le communisme : une société sans monnaie ou l’essentiel du travail est fait par des machines, ou tout est gratuit, ou les gens disposent de leur temps pour s’instruire, apprendre, chercher, s’épanouir, voyager, créer, où il n’y a pas de chef, pas de classes sociales et une égalité de fait et non de principe. Vous imaginez ? L’horreur, quoi. Cordialement, Morpheus
Je suis un adulte. En conséquence, je n’ai pas besoin qu’un tiers - parent, prêtre, gouvernement, comité d’éthique, que sais-je encore - me dise ce qui est bien et mal et m’impose un comportement. Si nous avons besoin, pour vivre au sein d’une société pacifiée, de règles communes (cela ne fait pas de doute), cela n’implique nullement que ces règles doivent découler d’une quelconque autorité prétendument supérieure. La meilleure solution pour élaborer des règles de conduite commune est de les élaborer en commun. Si nous sommes très nombreux, nous pouvons désigner un groupe représentatif parmi la communauté qui soit chargé d’élaborer un projet de règles communes, et ce projet (ou les articles de ce projet, point par point) pourra être voté par l’ensemble du groupe (sous forme du referendum. Le mode désignation le plus approprié pour obtenir une assemblée réellement représentative (c’est-à-dire qui reflète la composition de la communauté) est le tirage au sort. Nous pouvons aisément convenir que des règles élaborées en commun et votées par tous sont infiniment supérieures à des règles établies par une (prétendue) élite décidant de tout à la place des autres. Ne pas procéder de la sorte, c’est établir de fait une distinction et un jugement de valeur à l’égard du plus grand nombre. Ce que personnellement, je trouve inefficace. D’autres diraient "immoral". Cordialement, Morpheus
Salut Famine. Que penses-tu de la réaction de Rocard lorsque Chouard l’interpelle précisément sur sa responsabilité concernant l’article 104 de Maastricht ? Morpheus
Au contraire de vous, Eric, je considère que le cœur de la question est bien le conflit riche-pauvre. Si les oligarques (agoraphobes politiques) veulent absolument garder la main contre les pauvres, c’est parce qu’ils ont peur de la "tyrannie" des pauvres contre les riches (ils l’écrivent très explicitement et en ces termes). Et les démocrates (agoraphiles politiques) veulent absolument contrer le pouvoir de l’oligarchie, c’est parce que l’ EXPÉRIENCE montre que les riches se montrent tyranniques à l’égard des pauvres. Si le problème vient de la pauvreté, alors pourquoi les riches ne s’arrangent pas pour qu’il n’y ait plus de pauvres ? Cette question toute simple montre que le problème est que les riches SAVENT qu’ils sont privilégiés, SAVENT que ces privilèges sont immérités, SAVENT que ces privilèges sont du à l’exploitation des pauvres, et SAVENT que cette situation est inique. C’est pourquoi, de tous temps, les riches (les oligarques) ont eu peur des pauvres. D’où mon choix en faveur d’un régime politique égalitariste, démocratique et sans chef. Cordialement, Morpheus