Sur le débat des médias et de la démocratie (3e vidéo) :
On voit bien, à la façon de Mr Asselineau s’emporte sur la question
du tirage au sort, qu’il s’agit là d’un sujet qui le dérange réellement. En
outre, il ne se prive pas d’un coup de Jarnac en faisant accroire
qu’Étienne n’aurait ce genre de débat qu’avec lui, et pas avec le FDG ou
je ne sais plus quel autre parti. Ce qui n’est pas vrai (et sans lui
laisser l’opportunité de répondre à cette attaque). Il est heureux qu’il y
ait eu, dans la salle, des auditeurs qui soient intervenus pour
défendre le tirage au sort, preuve que les graines commencent à germer,
et cela, je trouve que c’est très encourageant.
Ce qui est également intéressant, c’est que Mr Asselineau laisse
aussi une allusion lourde de sens (mais très, très révélatrice), c’est
lorsqu’il demande quelle serait la réaction (sur le débat du tirage au
sort) dans n’importe quel autre parti. Il n’y a pas eu de réponse, mais
on la devine. On devine que tous seraient unanimes à le rejeter. Or,
précisément, si cela se démontrait exact (rejet unanime de la classe
politique - tous partis confondus - du tirage au sort), cela serait un
aveux que celui-ci représente un réel ET SÉRIEUX danger pour eux (par
pour la démocratie, pour eux, en tant que professionnels de la
politique).
J’espère simplement que Mr Asselineau aura l’élégance de permettre à
Étienne, à une autre occasion, de pouvoir développer l’idée du tirage au
sort en donnant le temps de le présenter sans le caricaturer.
Asselineau ne dit à aucun moment que les USA soutiennent l’euro : il dit que la construction des institutions européennes (l’UE) est une volonté des USA, ce qui se démontre facilement par des faits historiques, bien documentés. L’UE est une créature de Washington, que cela plaise ou non.
Myret Zaki dit sans doute des choses justes, mais son analyse est biaisée par ses œillères d’économiste : elle ne voit les choses que sous l’angle financier.
Sur le premier débat (économie et crise de l’euro).
Ce que dit Myret Zaki est assez effarant !
D’abord, on voit bien à quel point l’analyse des économistes - mêmes
lorsqu’ils sont "hétérodoxes" - est obscurcie par "les chiffres".
Lorsqu’elle parle de la richesse de la France, selon le seul curseur
du PIB (critère déjà très discutable), en disant qu’elle est cinquième
mondiale -, on voit bien qu’elle procède à cet habituel amalgame dont
les éditorialistes et animateurs de JT nous rabâchent les oreilles tous
les trimestres, amalgame qui consiste à ne prendre en compte que des
chiffres brut sans s’interroger sur les bénéficiaires de ces chiffres.
Il y a une forfaiture intellectuelle patente lorsqu’on nous dit « la France (ou les français) est (sont) plus riche(s) cette année que l’année dernière ». Il est évident que cette richesse relative est inégalement répartie, on ne peut pas affirmer que "les français" sont plus riches :
certains »français« ultra-riches sont peut-être plus riches, en effet,
mais ils le sont au détriment d’une partie de plus en plus importante
des français - et au détriment du patrimoine de la France lorsque cette
richesse se fait à coup de privatisations du secteur public !
D’autre part, on voit bien que la logique qu’elle avance pour
justifier le fait de militer pour l’entrée de la Suisse dans l’Union
Européenne est une logique de capitulard : « Il faut faire de la "real
politik" et dire que de toute façon, l’UE est un bloc tellement puissant
qu’on doit s’aligner ». Les vichystes en quarante n’auraient pas
démentis pareil discours. Il faudrait qu’elle enlève ses œillères
d’économiste et accepte de voir la situation sous un angle un peu plus
large.
Il n’était pas con, Hijack, il était convaincu. Je pense évidemment qu’il se trompe et qu’il est à côté de la plaque, mais lui, il pensait sincèrement avoir raison et être dans le vrai. Il n’avait cependant pas du tout l’attitude d’un illuminé. C’est le résultat d’un endoctrinement. Le truc, c’est qu’on nous dit que ce genre de doctrines ne représentent qu’une petite minorité des musulmans, seulement c’est une minorité apparemment active et assez répandue en Europe (l’histoire que je raconte se passe à Bruxelles). Entendre que "tuer quelqu’un (qui est ’dans le pêché’), c’est le purifier, de la bouche d’un gars qui n’a pas du tout l’air d’un illuminé, franchement, c’est inquiétant. Qu’on ne vienne plus me dire, après cela, que les mythes monothéistes ne représentent pas un danger.
L’année passée, j’ai travaillé quelques jours sur un chantier avec (entre autre) un jeune maçon algérien de 23 ans, au demeurant très gentil et très sympathique. De confusion musulmane (mais je ne sais pas de quelle tendance), très pratiquant, nous avons eut un peu l’occasion de parler de sa croyance. Selon lui, la solution pour pacifier le monde viendra des savants. Je lui ait donc demandé ce qu’il voulait dire par "savant" et il m’a expliqué qu’un savant est un érudit, très intelligent, capable d’interpréter le Coran et de répandre son message dans le monde. Je lui ait aussi demandé ce qu’il pensait de la violence, et notamment de la violence faite au nom de Dieu (en rappelant les croisades et l’inquisition). Il m’a répondu que parfois, la violence est la seule solution, mais que ce n’est pas grave, car lorsqu’un bon musulman tue une personne, il la purifie. Ce jeune n’était pas animé par la haine ou la colère. Il était très convaincu par ce qu’il disait. Ce n’était pas un imbécile, ni un mauvais homme. J’ai trouvé cela vraiment très inquiétant.