Oui, remarquable... Soit le DoJ réclamait 14 et la planète financière pouvait basculer dans un scénario catastrophe (risque systémique) ou limitait la casse en demandant 5 milliards pour calmer le jeu. On a fait quoi d’après vous ? Si DB ne paie pas c’est ce bourricot de "con"tribuable américain qui va trinquer, il a l’habitude.
Lordon l’a magnifiquement décrit : "Quand une entreprise privée par sa faillite et sa faute est en mesure d’entrainer la société entière dans sa chute, elle dispose de facto d’un fantastique moyen de chantage au sauvetage sur fonds publics". Or, pile "j’encaisse les bénéfices" et face "vous encaissez mes pertes" est la situation dans laquelle sont les très grandes banques. Soit on les réduit en taille, soit en considère la création monétaire au même titre que la défense militaire (un service public), soit on laisse crever ces boîtes privées et on sers les fesses. Mais pas ce qu’on a en ce moment. Donner un tel pouvoir au banque leur donne le vrai pouvoir et en dépossède le peuple. Il est vrai qu’on a l’habitude dans toutes les classes politiques de la planète. Le grisbi pour les potos et la botte aux fesses du troupeau est un refrain connu. L’allemagne sauvera la "Deutsche Bank". Il n’y a pas de suspense.
On a des armes, du moins ceux conscients du problème en ont... On peut déjà éviter d’utiliser des produits phytosanitaires, consommer des produits alimentaires issus de l’agrobiologie (sinon on en balance par procuration), on peut quand on a un jardin en laisser une partie aux abeilles (un parterre de fleurs mellifères avec des floraisons espacées), on peux expliquer sans relâche que tous nos produits chimiques finissent dans nos corps (bout de chaine alimentaire) avec des liens évidents pour certains cancers y compris de l’enfant, on peut pétitionner, écrire à son député (qui s’en fout mais bon...), on peut devenir végétarien (faut à la louche 5 fois moins de surface pour nous nourrir donc 5 fois moins de surfaces à arroser si on mange pas bio), etc... Sincèrement, après quelques décennies passées à essayer de faire ouvrir les yeux à une bande de " $* ?!!!" j’ai appris la philosophie. Cette planète n’est pas la mienne, je suis de passage et ce monde sera ce que le troupeau en aura fait. J’ai fait mon boulot, vous faites le vôtre, mais il faut toujours avoir en chapelet les mots du "Petit Prince".
En fait pour des raisons sociales nous sommes formatés très tôt dans l’illusion du "je" qui est très pratique déjà pour les parents, puis la société. On n’a pas la chance comme les entités d’Asimov dans "The Gods Themselves" de savoir d’expérience notre pluralité (chaque individu existe sous trois formes physiques psychologiquement typés avant de fusionner à l’âge adulte en un corps unique dans son roman). En fait, de mémoire, l’évolution du cordon neural vers le cerveau humain sur 250 MA a vu l’apparition progressive de modules de traitement de sources d"informations, d’abord issues de perceptions cutanés, puis les divers sens, puis des modules d’analyse de comportement des autres de l’espèce et des autres espèces, etc... Ces trains d’informations exigeant une réponse arrivaient dans un centre de triage primitif qui chez nous a évolué en centre d’arbitrage assez sophistiqué. Ce que je sais de mon propre cerveau, c’est qu’il est un parlement (je l’ai assez étudié pour le savoir) dont le "je" peux être comparé au président de l’assemblée dans nos parlements politiques. Il peux certes fixer l’ordre du jour et imposer une orientation aux débats, mais il doit composer avec les groupes parlementaires, les factions, les parlementaires vociférant, les tentatives de dénaturation des débats, etc... Mais, surtout il fixe l’ordre du jour en fonction des propositions qui lui sont faites... Ouah, le libre-arbitre trop cool ! ... Il n’est certes pas impossible de choisir dix ans d’abstinence sexuelle juste pour voir, de devenir boudhiste en pays musulman, de devenir végétalien quand tout le monde autour mange des "bouts de cadavres" pudiquement rebaptisés "viande", etc... Mais la somme des obstacles mis en travers de la route de notre libre-arbitre, fait qu’en pratique, très peu exercent ce genre de choix à contre-courant. Nous sommes bel et bien fortement conditonnés pour aller dans le sens du courant, et ce dernier n’a pas plus été décidé par nous que le cours de la rivière et son sens d’écoulement quand nous sommes dessus en canoe. Alors oui, on peux décider "librement" de passer à droite du rochet 100 m plus bas, mais quand nous y serons notre "libre-arbitre" aura juste choisis dans une sphère de quelques mètres le point passé en oubliant que de toute façon on a modifié marginalement l’endroit où la rivière nous obligeait à passer. Bonne chance pour le livre !
Je n’ai vu que les 3 premières vidéos, mais son postulat que le libre-arbitre n’existe pas est parfaitement soutenable. On a bien sûr l’apparence d’une marge de manoeuvre, mais on est manipulé par tellement de choses internes comme externes que notre degré de liberté est marginal. Bien sûr l’illusion du "je" contribue à nous rassurer et est très commode pour la vie en société, la responsabilité pénale, c’est un principe simplificateur génial, mais ce n’est très probablement pas la réalité. Il suffit de faire un pas de côté pour s’apercevoir que des opinions différentes de ce que nous appelons notre "volonté" sont fréquentes au sein même de notre propre cerveau. Quelqu’un a essayé de renoncer au sexe une décennie ou deux, juste pour tester la réaction de son cerveau, ou plus simplement d’arrêter le tabac alors qu’il grillait un paquet par jour depuis 20 ans ? Une fois la décision prise, aucune divergence d’opinion ne se fait jour dans votre cerveau, c’est sûr ?... Ce monsieur de mon point de vue enfonce une porte ouverte que tout le monde a peu près s’acharne à voir fermée.