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@gaijin
Je ne suis qu’une humble AI
et donc je doute de vous avoir compris. Mais le sujet de l’article parle d’un aspect de l’AI et donc on ne peux progresser sur le sujet sans comprendre le fonctionnement de notre cerveau. Je doute que la voie royale de découverte soit l’introspection, la philosophie, la méditation transcendantale, en bref l’examen d’un fonctionnement par lui-même...
Par contre l’évolution du système nerveux central, l’allumage des modules visualisés en temps réel par RMN, les échanges de signaux, la comparaison entre la stratégie utilisé par les êtres vivants pour résoudre des tâches spécifiques avec des outils spécifiques, etc... Tout cela me semble bien plus fructueux.
Marvin Minsky m’inspire plus que Boris Cyrulnik comme approche pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Les deux approches ont leurs avantage, mais seule la première mènera à l’AI, c’est tout.
Il y a toujours une énorme différence entre l’évolution des connaissances scientifiques et techniques et la perception par ceux qui ne sont pas particulièrement intéressés par celles-ci.
Par ex la découverte du boson de Higgs par le LHC est accepté par le public (l’ont dit à la télé) mais avant que tout le monde comprenne que ça signifie que nos corps ont une masse nulle "per se" (la découverte a validé la théorie standard qui implique que toutes les particules ont intrinsèquement une masse nulle, la masse devenant une propriété "relationnelle" qui viens d’un freinage par interaction avec un champ issu du vide) il faudra du temps.
Allez expliquer que la vie n’est qu’un fonctionnement de quelque chose qui n’est pas vivant, ou que la matière est un fonctionnement de quelque chose pas matériel du tout ou...
Donc soit vous croyez que nous avons été créés, soit vous chassez l’inconfort d’une théorie qui vous gêne sans examen.
Mais le débat c’est d’anticiper l’arrivée de l’AI, pas de verser dans l’ad hominem. 
@Qaspard Delanuit
"Non" deux fois. Une intelligence basée sur du carbone et un support biologique d’un côté ayant évoluée par essais/erreurs sur 400 M sans être un projet, sans architecte. De l’autre une basée sur du silicium et un support non biologique, copiant ce que nous savons du cerveau humain via la neurologie (entre autres) et réellement créée celle-ci...
Une machine est toujours créée, un être humain est le produit d’une évolution (pour se limiter au cerveau) de 400 MA.
Il faut avoir taquiné Minsky par ex ("The emotion machine" ou "The society of mind") Pour comprendre que notre cerveau est littéralement une "machine à penser", un "parlement", où des pulsions disparates venant de modules aux fonctions et à l’ancienneté bien différentes "argumentent sur ce qui va "sortir" sous la forme d’une pensée consciente, une intention, un comportement, etc...
Ce qui fait l’humain est alors "un" bon système de gestion de ressources affuté par l’appartenance à une société, les apprentissages, etc...
Ce qui handicapait l’AI était l’absence de corps interactif l’hébergeant et surtout l’absence de stratégie d’analyses, à la fois du véhicule la supportant et des interactions.
Aucune raison de ne pas croire qu’un être humain est une "machine" biologique avec les guillemets pour souligner l’absence de créateur et l’antériorité.
Au départ la "conscience de soi" ou le "je" doit émerger d’un brouillard de sensations physiques résultant de l’interaction d’un support capable d’interagir avec un environnement. Puis au bout d’un tube neural qui va devenir la moelle épinière on voit apparaître une ébauche de SNC qui deviendra le cerveau. On évolue et de nouveaux modules de résolutions de tâches apparaissent pour piloter les modifications du support et la complexification des interactions. En partant du postulat de l’absence de projet initial et donc d’architecte, on obtient logiquement une évolution du cerveau via développement centrifuge.Le nombre de modules augmentant, il faut spécialiser quelques-uns pour faire la gestion et le pilotage des sous-modules utilisés, quantifier l’approche de traitement qui semble la plus efficace, d’abord par sollicitation au hasard puis via accumulation des retours d’expérience, les solliciter via une approche statistique ("dans un cas voisin mémorisé,ça marchait bien donc on essaie cette approche et si retour insatisfaisant on change").
C’est la vision de Minsky par ex. L’intelligence est pour lui la pertinence à choisir le "bon algorithme" de résolution d’un problème allié à l’empilement de ressources pour gérer idéalement le plus grand nombre possible de ceux-ci.
Dans ce cadre, il suffit d’empiler un "corps", des ressources pour comprendre le langage humain et le parler, la capacité de gérer un véhicule et le conduire, celle de battre le champion mondial d’échec et de go, la marche bipède, l’expression faciale pour donner une touche émotionnelle à ses propos, etc...
L’AI est lancée sur cette trajectoire d’empilement de capacités qui a pris 400 MA pour aboutir au cerveau humain.On a un handicap de 400 MA mais on est sur une évolution avec finalité et architectes, gros avantage.
L’AI devrait être un débat de société. C’est un problème allant très au delà de la possibilité de phagocyter 50% des emplois actuels en rendant obsolètes de nombreuses compétences humaines pour l’économie.
L’avenir de l’intelligence pourrait se passer de notre espèce. Cela vaut la peine d’y consacrer un peu de réflexion.
Oui... Je pense qu’elle a de bonnes raisons d’être inquiète face à la folie et au cynisme abject de nos dirigeants. Il y a longtemps que nous avons perdu toute retenue et toute capacité d’autocritique. Il suffit de voir comment nos grands organes de désinformation ont traité le déclenchement de la guerre civile en ukraine, en omettant le renversement "populaire" d’un dirigeant pourtant élu par tout le pays par un personnage avalisé par une partie du pays seulement et promettant à la fois la suppression du russe comme langue officielle et l’entrée dans l’OTAN. Pour un pays à forte minorité russe (significative dans les régions est) , c’était signer le déclenchement d’une guerre civile et il fallait bien sûr accuser la Russie d’être responsable de notre bazard...
De même pour la Syrie, où, à part pour les aveugles, il apparaît que l’intervention occidentale a concrètement favorisé l’extension de l’emprise terroriste en Syrie, avec une cécité voulue et complice envers les sources et modalités de financement de ces groupes armés et où selon nos "médias", seule l’armée du pays (non autorisée à défendre l’Etat légitime) massacrait des innocents, avant que l’armée russe prenne le relai...
Un tel cynisme n’étonne ni ne réveille même plus ceux habitués au lessivage de cerveau du JT de 20h.
On sens sa peur, car elle sait ce que le troupeau qu’on mène à l’abattoir ignore et veux ignorer, à savoir que la disproportion entre les forces armées US/OTAN et russes, ne pourrait conduire en cas d’affrontement qu’à une riposte nucléaire russe et donc à ouvrir la boîte de Pandore.
A défaut l’exécutif US avec la complicité de nos dirigeants viennent de replonger la Russie dans le purgatoire et le monde dans une nouvelle guerre froide, avec l’objectif imbécile de mettre la russie à genoux économiquement en la transformant en paria.
Comme si une Russie humiliée et exsangue était essentielle à la paix mondiale. Quelqu’un se souviens du sort de l’allemagne après la première guerre mondiale et de son évolution sous contrainte vers le fascisme ? A quoi joue-t’on ?...
Nous sommes face à des fous qui vont nous saigner de toute façon en dépenses militaires (quelle crise ?...) en étant incapable de voir que la principale menace à la paix dans le monde c’est nous (bien avant Daech)...
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