Vous soulevez "des questions qui s’imposent au fonctionnement de la société". Et "la loi Gayssot " a bien "été une solution facile et une démission morale".
Mais vous évoquez ces réalités dans le contexte de confusion entretenue entre la critique de l’État israélien et la relance, bien réelle, de la judéophobie.
Il faut dénoncer l’entretien de cette confusion mais il faut aussi, selon moi, étudier la conception de Dieu dans le peuple juif, le peuple chrétien et le peuple islamique.
Leurs trois religions entretiennent, elles aussi, une terrible croyance qui, selon moi, joue un rôle énorme dans la relance de la violence religieuse effective de ces dernières décennies : le Dieu de chacune d’elles aurait commandé des bonnes violences, y compris de très explicites massacres de populations entières.
J’ai entendu Étienne Chouard mettre sur le
même plan l’islamophobie et la judéophobie, et contribuer ainsi à ce qui est
pour moi une monstrueuse confusion entretenue par les médias. Je sais cependant
qu’il n’y avait là qu’une maladresse dont Chouard n’a même pas été conscient.
Mais je voudrais dire aussi que cette vidéo
m’amène à décider de renoncer à un engagement personnel. Je m’étais engagé (personne
ne me le demandait) à ne pas dire que c’était à une revue dont Elisabeth Lévy
était la secrétaire de rédaction (ou secrétaire générale, je ne suis pas
certain du titre exact) que j’avais envoyé en premier la première version (rédigée
en mars 2000) de mon petit livre titré DÉSACRALISER LA VIOLENCE RELIGIEUSE.
Il
m’a fallu trois rappels espacés sur plusieurs mois et un an au total, après que
je l’aie demandée au directeur de la maison d’édition, pour que j’obtienne une
réponse. Celle-cit disait en substance : on
ne voit pas où vous voulez en venir.
Le programme de la famille Le Pen n’est pas
le mien, et il me semble que Marion est, plus encore que sa tante, "jeanmarielepeniste",
c’est-à dire porteuse de ce que, avec raison, vous considérez comme largement
responsable de la situation de la politique française depuis 40 ans.
Il est tout à fait contre nature que ce
soit "à l’extrême droite" qu’on résiste au bien réel remplacement de population par l’immigration illégale et
à l’islamisation de la France.
Cette résistance devrait être l’un des plus
importants comportements d’une vraie
Gauche.
Je ne vois pas quel "honneur" est sauvé ici, mais pas là non plus :
Pas assez populaire ou pas assez intello ? Passant mal à la télé ? Trop
fougueux ou pas assez combattif ? Pas assez écolo ?
Ni dans la partie de la Droite qui n’a pas suivi Bardella ou Macron, ni dans ce qu’on appelle encore la Gauche, on
ne pose les moyens de reconstruire après avoir fait le constat que ces
interrogations n’ont aucun sens, ni même que des erreurs de programme ou de sa
présentation n’ont vraiment d’importance. Ni que la qualité des individus en
tête de liste aurait beaucoup compté dans l’échec.
Tous les "battus", pourtant, n’ont démérité que sur un seul
point :
Ils n’ont pas compris que, pour de nombreux électeurs encore votants il y
avait une priorité absolue : mettre fin au mépris du peuple français affiché
depuis des années par la "Gauche" puis par Macron, et concrétisé dans
l’Europe telle qu’elle se fait.
Il n’ont pas voulu comprendre et admettre qu’un seul vote, celui de la
liste Bardella Le Pen permettait d’avancer un peu, un tout petit peu, vers ce
rejet.