Oui et, chez les chrétiens, celui qui se rend coupable d’anathème peut être "retranché de la communauté des fidèles", mais on est loin de la mise à mort de l’apostat, théologiquement justifiée dans l’islam.
On dit d’ailleurs trop peu que ce meurtre prétendument juste reste valable aujourd’hui en France, même s’il n’est pas pratiqué. Les responsables musulmans prétendument modérés ont en effet refusé de le rejeter lors de la création du CFCM. Et c’est le gouvernement français qui s’est couché : le CFCM a quand même été créé.
D’où l’énorme appui qu’en tirent aujourd’hui ceux qui islamisent la France à une vitesse grand V avec, toujours, la complicité des gouvernements successifs, de nombreux élus de droite comme "de gauche", et de l’église catholique.
J’ai progressé depuis cet article et je pense maintenant qu’il faut retirer à l’islam le bénéfice de la laïcité.
Mais la "refondation de la pensée théologique islamique" est désormais, même entreprise avec les meilleures intentions - comme celles, selon moi incontestables, de Ghaleb Bencheikh - un mauvais objectif. C’est la destruction de cette pensée théologique qu’il faut vouloir.
Nous n’exprimons pas tout à fait le même avis, et nos conclusions sont radicalement différentes :
Dans ce que vous appelez "le fatras" religieux je ne vois dans le judaïsme et le christianisme rien de comparable à l’horreur du "fatras" islamique. Celui-ci contient les appels à commettre les massacres qui, depuis 14 siècles et encore aujourd’hui font les 250 millions de victimes de l’islam.
Le "fatras" judéo-chrétien continue d’enseigner - en trahissant Jésus de Nazareth dans le cas des chrétiens - qu’il faut continuer de croire à la réalité des appels de Dieu à massacrer il y a 3000 ans. Certes, c’est grave, mais la responsabilité judéo-chrétienne dans les massacres islamiques qui continuent n’est qu’indirecte, et même bien souvent inconsciente.
En un temps où une religion, l’islam, qui a fait des dizaines de millions de morts dans l’application des appels à la haine et à la violence attribués à son Dieu s’implante et s’étend régulièrement dans des pays comme la France, qui jusque là en étaient assez bien protégés, la réalité de la mort de Jésus sur la croix ou son remplacement par un sosie me paraît à peu près aussi intéressante que celle du sexe des anges.
Nous vivons une époque de régression épouvantable en matière religieuse, dont les athées écervelés, comme les chrétiens enfermés dans le dogmatisme sont également responsables.
Intéressons-nous d’abord à ce drame particulièrement préoccupant plutôt qu’aux certitudes plus ou moins folles dont les théologiens de toutes les religions font la matière - et le plaisir désuet - de leurs débats.