Une fois de plus c’est la question qui est "honteuse" !
Les partisans du favori voudraient redonner des chances à son sinistre adversaire, enfin reconnu pour ce qu’il est, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
On se lance donc dans une France où le responsable du plus haut niveau devra d’abord, avant de chercher à répondre aux éventuels problèmes du pays, se demander publiquement s’il n’est pas "honteux" de reconnaître ces problèmes.
Non, pas même reconnaître, simplement évoquer ! ...
En fait, si l’on vous comprend bien, c’est "honteux" de prétendre qu’un Président de la République va avoir des problèmes à résoudre.
Il n’y a pas ici la
moindre "pique" au sens où Serpico l’attribue plus haut à un
"journalisme de poubelle" (il y en eut effectivement beaucoup au
cours de cette campagne). Il est très facile de répondre à la question si on a
précédemment réfléchi au sujet.
"L’art de
l’esquive" chez François Hollande, mis en évidence par Pujadas, est hélas
une réalité, et Hollande représente ici une immense composante de la
"Gauche" française actuelle, qui ne cesse de tricher sur ce problème
clairement posé depuis des années, en attribuant malhonnêtement un caractère
xénophobe à celui qui la pose.
Ça fout la trouille
même aux français de gauche qui, comme moi, souhaitent être débarrassés une
fois pour toutes de Sarkozy : va-t-il être remplacé par des discoureurs sans
aucune conviction ? Et comment ces discoureurs pourraient-ils être à la hauteur
des TRES difficiles problèmes qu’ils vont devoir affronter ?
Rejeter le président
des privilégiés est indispensable, mais on est devant un inquiétant paradoxe :
la Gauche qui doit le remplacer EST A CONSTRUIRE (ou à reconstruire).
Oui, cette campagne
aura eu au moins ce résultat non négligeable : faire apparaître quelques "grands"
journalistes omniprésents des "grands" médias - Y COMPRIS DU SERVICE
PUBLIC ! - pour ce qu’ils sont vraiment :
des grands vaniteux
engagés dans le mensonge, l’hypocrisie, la haine et le mépris du peuple.