Il y a eu une époque
où Bertin passait à la radio de service public. C’était quand Luc Bérimont y
présentait son excellente émission "La fine fleur de la chanson
française". Je crois qu’il appréciait particulièrement Bertin, qui a
chanté plusieurs de ses chansons. (1)
Quant à Marc Robine,
il a eu la mauvaise idée de mourir rapidement juste après que je lui aie envoyé
14 de mes propres chansons, et alors que je m’apprétais à aller l’écouter au
festival de Lormes.
Je jure pourtant que
mes chansons n’étaient pas empoisonnées.
(1) Ah mais je vois
que j’ai du retard dans l’écoute et le visionnage de la série : vous avez déjà
dit tout ça et plus. Je vais vite regarder/écouter le jeune Bertin avec
Bérimont. Encore merci.
Comment avez-vous pu
passer si longtemps à côté de Félix Leclerc, quasiment le père, la base, le
pilier, avec Trenet, de la grande époque de la chanson francophone ?
Mais je ne vais pas me
plaindre que vous le considériez comme oublié, et le voir rappelé ici est une excellente
chose.
Par ailleurs, si
Gribouille est hélas un peu trop oubliée, Paccoud et Bertin sont heureusement
bien vivants et bien actifs… mais là encore on ne peut que se réjouir de vous
voir ici les mettre en lumière.
Après tout, le terme
"oubliés" peut se lire de deux façons : "on ne se souvient plus
d’eux" mais aussi "les médias oublient un peu trop de nous les faire écouter
AUJOURD’HUI… même quand ils sont bien présents sur les scènes ou/et dans des
enregistrements contemporains".
Surtout n’arrêtez pas ! Cette série donne un sacré
coup positif au moral des amateurs de bonne chanson !
Je crois qu’il ne faut pas considérer la télé publique (en principe DE
SERVICE PUBLIC) comme DÉFINITIVEMENT "disqualifiée" pour ce genre de
projet. Nous devons avoir toujours présent à l’esprit ce que disait de la
"grande" presse, à la Libération, le grand écrivain que vous avez
choisi de prendre pour icône :
"On nous dit : c’est cela que veut le public. Non, le public ne
veut pas cela, on lui a appris pendant vingt ans à le vouloir, ce qui n’est pas
la même chose… mais si vingt journaux, tous les jours de l’année, soufflent
autour de lui l’air même de la médiocrité et de l’artifice, il respirera cet
air et ne pourra plus s’en passer".
Ceci dit je n’ai pas réponse à votre question : à qui s’adresser ?
Peut-être, tout simplement, à la direction des programmes. Mais je persiste à
penser qu’un projet d’ambition modeste, exigeant seulement sur le contenu,
pourrait aboutir. Il ne faudrait évidemment pas le présenter en opposition ni
en concurrence avec les grandes émissions de variétés.
Je vois par exemple 3
chansons à chaque fois, pas plus, deux chanteurs vivants et un décédé, sans
public, sans décor, donc sans exigence financière, en comptant seulement sur la qualité
de la chanson, de l’image et du son DU CHANTEUR.
Je suis sûr que, ainsi conçu, un rendez-vous
de télespectateurs exigeants et souhaitant des chansons "autres" pourrait
s’installer durablement.
En attendant, j’espère bien que vous allez
installer la présente chronique, bien partie, sur Agoravox. C’est déjà
important.
L’appellation proposée par Krokodilo dans les commentaires me paraît
désormais la plus adaptée : les FRANGLOFOLIES de La Rochelle… en attendant
encore un peu pour que ça devienne carrément les Anglofolies.
Puisque droledeje parle ici de chanson de qualité et, ailleurs, d’anarchie
(cliquer sur "voir ses articles, sa fiche…") voici, pour les lecteurs qui ne connaîtraient
pas encore, deux adresses parisiennes qu’il faut connaître :
On entend plein de bonnes chansons (très bien servies par la prise de son) à la première adresse. On trouve plein de bons disques et de bons livres à la seconde.