Ne vous laissez pas
embarquer vous-même dans la tricherie médiatique. Ne vous laissez pas raconter
que les monstrueux mensonges sur les biens réels dangers de l’islam sont sans conséquences sur la société, sur sa
violence, sur l’avenir de sa jeunesse. Ne vous laissez pas raconter que c’est
"discutailler" que de vouloir faire une différence fondamentale entre la critique, même très sévère, d’une religion et la haine pourles personnes qui ont
choisi librement d’y adhérer (une toute petite minorité dans l’islam) ou s’y
sont trouvés enfermés malgré eux sans possibilité d’en sortir (l’immense majorité
dans l’islam) (1)
Il ne s’agit pas de
faire une fixation sur Boniface. Il a été accompagné ou rejoint, depuis sa
tricherie de 2006 (2 et 3) par l’immense majorité des journalistes très
médiatisés. Le prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio lui-même a
récemment tenu à se placer très publiquement dans la meute des tricheurs avec
cette écoeurante affirmation mensongère :
"le visage de
l’antisémitisme est aujourd’hui celui de l’islamophobie"(4)
Plus encore,
d’ailleurs, que la petite infamie de Boniface c’était Témoignage Chrétien, journal
né dans la résistance à l’occupation nazie, qui m’avait écoeuré en lui donnant une bonne place.
Témoignage chrétien !
Journal auquel j’étais particulièrement attaché et dans lequel j’avais publié
plusieurs articles dont un, au printemps 1967, sur le racisme bien réel que j’avais publiquement dénoncé en Guadeloupe, ce
qui m’avait valu d’être éloigné de l’île par l’ORTF qui m’employait là-bas
(quand des salonnards me donnent aujourd’hui des leçons d’antiracisme ça me
fait bien rigoler !)
Réfléchissez par
vous-même, Rachid, librement, dans
l’indépendance d’esprit. Notamment,
sous l’éclairage de l’actualité, sur l’énormité que vous venez de déposer
ci-dessus :
"il
est un fait indéniable que les agressions commises sur des Musulmans,
simplement parce qu’ils sont tels, sont devenues monnaie courante. Notamment en
France. Tandis qu’on constate un recul de l’antisémitisme…"
Et retenez
prioritairement cette juste et belle citation d’Albert Camus, un autre écrivain
français Prix Nobel de littérature :
"MAL NOMMER LES
CHOSES, C’EST AJOUTER AU MALHEUR DU MONDE" (5)
(3) Le site Riposte
Laïque a eu la bonne idée de reproduire récemment ici l’article de Robert
Redeker qui avait valu à son auteur des menaces de mort, puis beaucoup de
haine, de révoltante tricherie et de lâcheté chez bien des responsables de la
presse et de la politique :
Je vous rappelle tout
de même, Rachid G., que Pascal Boniface
est l’un ce ces intellectuels faussaires qui ont fait le plus, en France, pour
populariser cet odieux mensonge : "l’islamophobie est un racisme et une
xénophobie".
Je suis moi-même pour
qu’on examine sérieusement les "théories de la frugalité" qui, pour
celles que je connais, ne sont nullement des appels aux plus pauvres pour
qu’ils se serrent encore plus la ceinture, comme vous le laissez penser.
Je vous conseille
vivement la lecture des livres de François Brune sur le sujet. Sont selon moi
particulièrement importants :
Le Bonheur conforme,
essai sur la normalisation publicitaire (éd. Gallimard 1985, réimprimé en 1996)
De l’idéologie,
aujourd’hui (éd. Parangon 2005)
extrait du sommaire :
8. La "pub",
nouveau visage du totalitarisme
9. "Développement",
les mots qui font croire
10. Ces "événements"
qui n’existent pas
11. Résister à la
pieuvre
12. Feu le citoyen
13. Longue vie au
dysfonctionnement
14. Pour une société
de frugalité (en finir avec l’idéologie de la consommation)
Il est étonnant de
constater que c’est un homme venu de la Droite qui tient ce langage d’honnêteté
et de bon sens.
François Asselineau a
collaboré aux mauvaises politiques de plusieurs ministres de droite et il reste
un homme de droite. Il croit primordiales les vertus de la compétition, de la
concurrence (mais "loyale"), il ne voit pas les désastres provoqués
par la croissance de la production et de la consommation matérielles… Et
pourtant il me semble, ici au moins, plus à gauche que bien d’autres qui s’y
placent eux-mêmes.
Mais il est vrai que,
les années passant, Gauche et Droite sont des termes de moins en moins
signifiants dans la politique française (j’ai moi-même, sur Agoravox, traité de
"gauchistes d’extrême-droite" les politiciens et journalistes se disant de gauche et militant pour l’islamisation de la France).
Ce que j’aimerais,
après avoir vu cette émission, c’est apprendre que François Asselineau se met à
travailler avec les deux autres intervenants que j’ai trouvés eux aussi pleins
de bon sens dans ce débat : Paul Jorion et Sophie Wahnich.