Je trouve moi aussi curieuse
la comparaison de J-P Petit. Certes, Pourim célèbre un énorme massacre mais
celui-ci n’est que l’inversion du massacre prévu, annoncé, préparé, des hébreux
par ceux qui seront finalement massacrés à leur place. Rien de comparable,
donc, avec le massacre de la Saint Barthélémy.
Autre surprise dans le
comportement de J-P Petit. Il laisse l’abbé de Tanouarn se féliciter de l’évolution
de la religion quand Dieu retient finalement Abraham qui s’apprête à lui
obéir en tuant son fils. L’abbé et
Petit oublient que, selon l’interprétation des chrétiens, c’est Dieu lui-même qui
a délibérément sacrifié son fils Jésus "pour le rachat des péchés du
monde".
Autre surprise quand
Petit commente des passages des Evangiles en parlant du comportement "du
Christ". Lui qui n’est pas croyant devrait se souvenir que Jésus, à ce
moment n’est pas encore "le Christ". Il le deviendra seulement beaucoup
plus tard et seulement dans l’interprétation des chrétiens.
Mais le pire est à
coup sûr, après le relevé du double discours de Paul par J-P Petit, dans la
remarque faite avec le sourire par l’abbé sur la "dualité" dans les
écritures sacralisées par les monothéismes.
Il n’y a vraiment pas
de quoi sourire sur cette épouvantable dualité qui est toujours celle de Benoît XVI tout autant que celle
du prophète Mohamed. C’est elle, très
concrètement, qui fait que les massacres religieux continuent.
Pour Benoît XVI, en
effet, il faut continuer de croire que Dieu a dit aux hommes ’Tu ne tueras pas
!" mais aussi "Tu tueras abondamment quand je te le demanderai". Dans ce cas, précise
Dieu, "Je désignerai en les frappant d’anathème ceux que tu devras considérer comme n’étant pas
concernés pas ma consigne
interdisant le meurtre.
Et alors Dieu commande
des massacres sans précédent comme le génocide des cananéens.
Mais il y a
théologiquement bien pire encore : au 21e siècle le pape et son
Eglise demandent aux chrétiens de continuer à croire que ces massacres
étaient bien voulus par Dieu et qu’ils étaient justes.Mais
qu’il faut savoir "bien les interpréter" !
Et la "bonne
interprétation" c’est qu’en massacrant tous les cananéens Josué "obéissait
totalement à Dieu" et annonçait ainsi la future venue de Jésus qui, "obéissant
lui aussi totalement à Dieu" appellera les hommes de bonne volonté à
réaliser l’amour universel et la paix sur la terre !
Comment Benoît XVI et l’Eglise actuelle
pourraient-ils plus manifestement trahir le merveilleux Jésus ?
Le problème c’est précisément que les pires dogmes - ou les pires croyances religieuses considérées comme des dogmes - ne sont pas remplacés par d’autres.
Et le très mauvais pape Benoît XVI a considérablement aggravé la situation religieuse sur ce point : il a re-dogmatisé, re-sacralisé les croyances criminogènes qui avaient commencé à tomber en désuétude après vatican II
@ Slim GAIGI et à
beaucoup d’autres (y compris J.P Petit et l’abbé de Tanouarn s’ils veulent bien
venir un jour vraiment sur la
réalité la plus importante du problème)
C’est exactement le
sujet traité - développé, je préviens : c’est long - dans ce texte :
Obsédés
par l’incapacité de Marine Le Pen à détester publiquement son père indigne, ces
filles et garçons de vingt ans ne voient pas que l’extrême droite (au moins
dans le domaine de l’économie et la gestion, leur spécialité) est aujourd’hui à la présidence
et au gouvernement de la France.
Mais
il y a pire : ils répètent bêtement les slogans de leurs parents et grands-parents
(qui étaient justement attribués en leur temps) et ne voient pas où ont glissé,
aujourd’hui, les propos "ouvertement xénophobes, racistes, négationnistes
et antisémites".