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  • Premier article le 19/07/2018
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  • 1 vote
    PumTchak PumTchak 9 mai 2019 11:57

    @TotoRhino

    Difficile de griller un rhinocéros...

    C’est aussi la première interview conduite par Denis Robert. Ce n’est pas un pro, comme Aude Lancelin. On dirait même qu’il s’en fiche (pas de peigne, pas d’heure, le tee shirt récupéré dans la corbeille à linge), mais son choix du mode « conversation » semble lui réussir. C’est ce que faisait Bernard Pivot.

    La présentation des deux France est intéressante : au moins, cela permet de compter où en sont les uns et les autres. Après, la voie reste difficile à trouver pour les gilets jaunes d’arriver au pouvoir. Les valeurs humaines ne font pas un programme politique. La République appartient maintenant aux canailles et nervis. Macron continue avec ses démonstration de pouvoir : il fait chanter pour lui de chant des partisans le 8 mai, il serre la paluche au petit fils de Charles Gaulle.

    La comparaison avec l’Apocalypse est intéressante : c’est une mise à jour de toutes les pourritures qui infectent le pays.



  • vote
    PumTchak PumTchak 9 mai 2019 11:50

    .. alors que l’exécutif est abomifreux.



  • vote
    PumTchak PumTchak 24 avril 2019 12:32

    On apprend qu’il y avait 6 cloches provisoires dans et sous la flèche, installées provisoirement en 2007, mais toujours présentes. Elle étaient électrifiées pour sonner, il y a avait donc des fils électriques qui parcouraient les combles.

    Les employés de la sociétés d’échafaudage Le Bras n’étaient pas au courant, semble-t-il, et donc ignorants où les fils couraient.

    La flèche, qui s’enfonce jusqu’au transept, est en pin selon Marianne, (c’est aussi en discussion sur Wikipedia). Le résineux brûle évidemment bien plus vite qu’un feuillu. Avec ensuite la montée en température sous les combles.

    https://www.marianne.net/societe/notre-dame-des-cloches-sauvages-et-electrifiees-l-origine-de-l-incendie

    Quelques éléments qui rendent un peu plus plausible la thèse de l’accident. Si l’ancien architecte Benjamin Mouton ne comprend pas comment la forêt de chêne a brûlé, il ne peut pas ne pas savoir que la flèche était en pin, si c’est avéré (j’ai regardé des photos, les poutres sont à surface bien plates, contrairement au chêne, qui devient bosselé avec le temps, sans m’avancer plus que ça). Et c’est Benjamin Mouton qui a installé des cloches provisoires...

    Donc, si ça se trouve, le gouvernement avait l’information dès le début, en parlant de branchements électriques, mais sans donner de détails de la possible incurie, avec dispersions de services sans moyens, qui maintenant se renverraient la balle.

    Et pour continuer le pas de bol ou le Clochemerle, il y a eu un autre départ d’incendie en Meurthe Moselle le 1er avril avec un autre chantier Le Bras.

    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/enquete/notre-dame-l-entreprise-impliquee-dans-un-autre-depart-de-feu-recent_2073494.html



  • 3 votes
    PumTchak PumTchak 21 avril 2019 15:44

    @thierry3468

    L’image d’un talentueux avocat au RSA volant au secours de la veuve et l’orphelin appartient plus à un romantisme de papier glacé qu’à la plus sombre réalité du personnage

    J’ignorais que Juan Branco était acteur de théâtre.
    Il est, ou a été au RSA, il l’a dit. Il a dit aussi qu’il est aidé par ses parents, notamment qu’il héberge dans un appartement familial. Il a dit aussi que les éditions du diable Vauvert lui ont fait une avance de 9000 euros et il remercié la maison d’édition pour cela.
    Quand on est avocat, on défend nécessairement des victimes. Avocat, c’est un métier, pas un style littéraire romantique.
    Vous fabriquez selon votre envie un épouvantail pour contreblancer, par antithèse la réalité sombre du personnage, sans justifier nulle par votre affirmation.

    Il n’a pas parlé de Jouyet. Juan Branco nous présente une partie de l’état profond qu’il connait car il l’a fréquenté. De même qu’il fait la monographie de Gabriel Attal et pas celle de Marlène Schiappa, car il a fréquenté l’un et pas l’autre. Vous imaginez bien que toutes ses phrases ont été analysées et qu’à la moindre accusation sans preuve, il se prenait un procès.

    Son bouquin présente donc une partie de l’état profond et vous lui reprochez de ne pas en présenter la totalité. Comme si vous reprochiez à un guide spéléo de ne pas vous avoir fait visiter l’ensemble d’une grotte. Il ne connaît pas nécessairement toutes les galeries, certaines sont peut-être trop dangereuses pour lui même, encore plus avec un touriste.

    Peut-être qu’il connait aussi Jouyet et qu’il ne l’a pas dit. Mais vous créez une supposition pour dénier ce qu’il présente. Son entreprise était de démonter que s’ "ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption". Son ouvrage est suffisamment étayé pour nous faire comprendre que l’on n’a pas simplement affaire à un système qui ne répond pas aux besoins de la société, mais à un système qui la détruit.



  • 1 vote
    PumTchak PumTchak 21 avril 2019 14:18

    @Belenos

    Je serais certainement plus à l’aise avec un Laurent Fides (Je vais sans doute commander l’ouvrage), qu’avec Louis Pauwels, avec qui j’ai quelques mauvais souvenirs qui me gênent encore (pas simplement sur la manif contre le début de la privatisation des universités). Pauwels était un littéraire, pas un penseur. Au contraire d’André Glucksmann, même s’il a pensé sortir la gauche de son penchant totalitaire pour finalement nous plonger dans une autre dystopie : un Sisyphe, en définitive (je ne parle pas du fils, qui n’a aucun intérêt).

    En somme, nous n’avons toujours pas dépassé la modernité de 1984 : le pouvoir, c’est le langage. Si l’argent permet de l’accumuler, au moyen de l’achat des biens, services, volontés, sentiments, c’est le langage qui permet de le garder, avec le rendez-vous « démocratique » tous les 5 ans, aux mains des partis électoraux. Aujourd’hui, l’exécutif maintient qu’il n’y a pas de violences policières, donc le SAV médiatique ne parle que de violences des GJ et toutes les vidéos disponibles et qui tournent de tabassages par les forces du pouvoir sont orphelines. Ted Turner a créé la CNN en 1980, avec le concept de l’info 24 heures/24 et le flot continu d’images, à la place de la messe quotidienne du journal télévisé et l’homme-tronc qui présente les sujets sélectionnés et mis en forme. Il avait dit croire que cette chaîne pourrait mettre fin aux guerres, car tout le monde en verrait les images en direct. C’est en effet l’apparition des images de la guerre du Viet-Nam sur les écrans tévés, qui ont mis fin à celle-ci. S’il y a eu le génocide juif, c’est parce qu’on ne savait pas : il n’y avait pas les images en direct.

    Eh ben non. Voir et savoir ne suffit pas (ce que même 1984 n’avait pas envisagé) : c’est dire qui fait ce qui est vrai. 

    Notre langage public, le sens commun des choses, est délimité avec trois bornes, ou trois déterminants de pensée que j’ai déjà présentées, en tout cas j’en suis encore là.

    - Le néoconservatisme, avec la reconstruction du paranoïaque qui est celui qui doute de l’évidence du pouvoir de la démocratilibérale.

    - Le déconstructionnisme, ou la French theory, ou bien ce que vous appelez le marxisme culturel que vous remontez, j’ai lu, à l’école de Francfort, avec Horkheimer, Marcuse, Adorno. Il substitue la stabilisation des modes de vies en oppression des unes par rapport aux autres jusqu’à ce que tout tout ce qui les distingue disparaisse : cultures, peuples, frontières, identités.

    - L’horreur historique, Gorgone fasciste contre lequel il faut lutter dans les rues et les salons médiatiques. Tout ce qui devient national développe la haine et la guerre. J’ai bien aimé le populiste/populicide de Onfray, qui montre tout l’impensé de la crainte des peuples.

    Cette présentation du pouvoir par le langage étant évidemment celle d’un parano, dominateur, haineux : il n’y a pas d’échappatoire.

    Il serait bon en effet, qu’au milieu des cours de catéchisme à la citoyenneté, qu’il y ait des cours d’autodéfense sémantique, avec des Fides et des Rocrieux. L’ouvrage de fond restant, je crois, le "Cours de linguistique générale", de Ferdinand de Saussure, qui fait l’examen panoramique de conditions de la langue, notamment le signifiant/signifié et qui a tant servi aux penseurs structuralismes.

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