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Sutter Kane

Sutter Kane

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  • Premier article le 01/07/2023
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  • 4 votes
    Sutter Kane Sutter Kane 16 juin 2017 22:52

    @Maetha
    Le problème, c’est que l’évidence dont vous parlez n’est que la vôtre. Les preuves ne manquent pas, dites-vous... mais lesquelles ?

    J’ai parcouru hier le site Metabunk, mentionné dans l’article, où les gars échangent (intelligemment) notamment sur les vitesses supposément impossibles à atteindre par les Boeing à si basse altitude, ou encore sur les manœuvres supposément hyper difficiles qui ont été réalisées (notamment au Pentagone), et que des pilotes moyens n’auraient pas pu réussir. En fait, il semble bien que les vitesses étaient parfaitement atteignables et que les manœuvres n’étaient pas si difficiles que ça... même si certains pilotes (du 9/11 Truth Movement) ont dit le contraire. Ce que beaucoup ne perçoivent pas lorsqu’ils lisent les avis des pilotes contestataires, c’est qu’ils sont certes 250 (ce qui semble beaucoup), mais sur des dizaines voire des centaines de milliers de pilotes américains, dont beaucoup ont approuvé les conclusions de l’enquête officielle. Bref, avec les experts dissidents, on néglige souvent la taille de l’échantillon. Dans tous les métiers, on trouve des gens beaucoup plus suspicieux que les autres. Le seul moyen de les départager : leur permettre de dialoguer publiquement et répondre clairement à tous les arguments avancés.

    Sur le terme "conspis", j’ai déjà répondu sur un autre fil. Le terme (péjoratif et désagréable) est certes devenu un terme de novlangue, qui amalgame des profils très différents ; cela dit, le conspirationnisme existe (depuis des siècles), c’est une manière fautive de voir le monde, sous l’angle du complot global, au centre de laquelle on place un bouc-émissaire. C’est une forme de superstition. Croire à un inside job le 11/9 ne suffit pas, selon moi, à faire de vous un conspirationniste. Même si, souvent, ceux qui croient à cela se mettent bientôt à croire à beaucoup d’autres complots (imaginaires), et à développer une vision du monde conspirationniste, vu le caractère impressionnant de cet événement.

    Au-delà de ce terme polémique, ce qui pose problème, c’est de voir des évidences là où il n’y en a pas. On dit souvent, à raison, que les théories du complot sont infalsifiables (tout le contraire des théories scientifiques qui, au lieu de prétendre être vraies pour l’éternité, ne cessent de chercher des moyens de s’invalider, pour éprouver leur validité). Chez les "conspis" (mais aussi parfois chez leurs adversaires), on ne cherche jamais à invalider sa croyance, on ne pense jamais contre soi-même. Or, c’est cela l’esprit critique : penser contre soi. Et si, en dépit de cet effort de penser contre soi, sa croyance résiste, c’est qu’elle doit être solide.

    Hijack est sûr que de très nombreux membres du NIST ont rejeté le rapport... mais ne veut pas se donner la peine de donner sa source. Et puis, même si cette source est inexistante, il aura toujours d’autres arguments à sortir. Mais si on veut s’arrêter sur un de ces arguments et tenter de le mettre à mal (pour tester sa solidité), je parie qu’il trouvera une échappatoire, et mettra en avant un autre argument, et ainsi à l’infini...

    Tout sceptique authentique du 11/9 devrait se faire un devoir de lire les réfutations des débunkers (qui, d’ailleurs, sur certains points, ne disent pas que les sceptiques ont forcément tort). Après, c’est à chacun de savoir ce qui le motive au plus profond de lui-même : la recherche de la vérité OU la défense de son ego.



  • 8 votes
    Sutter Kane Sutter Kane 16 juin 2017 00:25

    @Hijack ...
    Toute la question est justement, pour reprendre le début de votre post : vous êtes-vous vraiment intéressé de près à cette affaire ? On a souvent l’impression que ceux qui le prétendent ont simplement regardé des documentaires conspis et autres vidéos sur Internet. Mais combien ont pris le temps de lire les sites de debunkage américains ? Sans mentir, combien l’ont fait ? Des sites du genre 911 Myths (dont le ton reste d’ailleurs assez ouvert, pas totalement dogmatique) ? Je me risquerais à parier que très peu l’ont fait. Car, en vérité, ça prend des semaines entières, voire des mois, très intensifs, surtout quand on n’est pas bilingue. C’est plus confortable de ne regarder que des vidéos, censées révéler des évidences... que la science contredit pourtant souvent. Eh oui, la science est souvent contre-intuitive. Or, les "conspis", alors même qu’ils se disent "éveillés", plus intelligents que la moyenne, ne vont que dans le sens des "évidences" (on pourrait dire de leurs biais cognitifs trompeurs). L’avis de ce monsieur du NIST est respectable, mais il ne vaut pas beaucoup plus que celui de mon coiffeur ou de mon boulanger, vu qu’il n’est pas du tout spécialiste du domaine dont il parle ici.

    Quand vous dites : "la majorité des plus sensés du NIST s’étaient retirés de la liste des personnalités scientifiques soutenant la v.o", j’aimerais vraiment avoir vos sources, car je n’ai jamais entendu parler de cela. Je pense que cette assertion est fausse. Et si la plupart de vos "connaissances" sont aussi solides que celle-ci, on comprend la fragilité de votre construction mentale finale.

    Chacun construit sa représentation du monde avec les bribes d’informations qu’il a en sa possession, et malheureusement, sur ce sujet notamment, beaucoup ont des connaissances très approximatives. Il y a un début de recherche chez les esprits "conspis", mais la recherche ne va pas au bout (une fois que la croyance est installée, la recherche semble devenir inutile) et elle manque de rigueur (citation prise hors contexte, raccourcis, simplifications déformantes, corrélation qui vaut causalité...). Et on en arrive à se tromper de bonne foi. Je précise qu’une attitude rigoureuse comporte le fait de savoir dire "Je ne sais pas", quand on ne sait pas, quand on n’est pas sûr (chose qui semble trop douloureuse pour certains).



  • 2 votes
    Sutter Kane Sutter Kane 5 juin 2017 21:37

    @Zatara
    1. On ne se comprend pas. Kreis ne dit pas quels sont les vrais complots et ceux qui sont imaginaires. Il distingue, d’une part, la croyance (vraie ou fausse) en un complot isolé, et, d’autre part, une certaine vision de l’Histoire, où tout est vu sous l’angle du complot, où la Révolution française sera reliée au 11/9 ou à tout un tas d’autres événements dont les instigateurs malfaisants sont supposés être les mêmes (et cela seul est pour lui une authentique théorie du complot). Parler de "théorie" du complot ne signifie pas qu’on parle d’une fausse croyance ; cela veut dire qu’on élabore une représentation complexe du monde où, pour résumer, il y a un acteur malfaisant (on retrouve souvent les juifs dans ces théories, mais ce peut être d’autres groupes) qui joue plus ou moins le rôle d’une sorte de mauvaise Providence divine. On ne se comprend peut-être pas, car cette approche n’a rien à voir avec celle à laquelle les médias nous ont habituée. Je le répète : si vous croyez (à tort ou à raison) que le 11/9 est un complot intérieur, dans cette optique, ce n’est pas une théorie du complot. Vous n’avez une théorie du complot que si vous intégrez le 11/9 dans une représentation historique beaucoup plus complexe. Vous pouvez même croire à plusieurs complots intérieurs (non encore reconnus comme tels par la doxa) sans être encore dans une théorie du complot. Mais si vous dites que tous ces complots sont liés entre eux et que ce sont toujours les mêmes qui tirent les ficelles, là vous arrivez dans une théorie du complot.

    2. "Les seuls questions qui vaillent 1/l’histoire colle t’elle avec les faits ? 2/ Qu’est ce qui ne colle pas dans les faits ? 3/ qu’est ce qui pourrait coller dans les faits ? C’est cette dernière question qui amène à des délires chez certains, là ou d’autres restes ouvert, et multiplie les avis de manière précautionneuse...."

    D’accord avec ça.

    5. Comme autres exemples, je citerais Francis Cousin et Laurent Guyénot. Le premier a une théorie générale du monde de laquelle il déduit, sans besoin de la moindre enquête, l’idée que tout attentat d’envergure moyenne est étatique. Lui n’a sans doute pas fait les recherches que nous avons faites sur le 11/9. Inutile dans sa perspective, puisque la réalité se déduit de sa théorie du monde. Quant à Guyénot, il a posé comme un axiome qu’Israël et les néocons (juifs) étaient les coupables, et, du coup, il évacue toutes les infos qui ne vont pas uniquement dans ce sens. Il présuppose que ce sont des désinformations faites pour noyer le poisson. Ici, on est dans une théorie infalsifiable, comme le dit bien Yoananda.

    @pegase

    Les false flag existent évidemment. Mais si vous partez du principe que tout est false flag, et que c’est à ceux qui ne seraient pas d’accord de le prouver, je ne suis évidemment pas d’accord. Un false flag mérite à chaque fois d’être prouvé, ou, en tout cas, il faut donner des indices tangibles pour étayer cette hypothèse. D’ailleurs, comment vous prouver que quelque chose qui n’existe pas n’existe pas ? Comment, par exemple, vous prouver que l’attentat de Londres n’est pas un false flag ? C’est impossible. Il est impossible de prouver qu’une force invisible n’a pas agi derrière un acte visible. Donc il est plus raisonnable de supposer que la force invisible n’existe pas, tant qu’on n’a pas observé des traces de son existence.



  • 2 votes
    Sutter Kane Sutter Kane 5 juin 2017 19:16

    @Zatara
    C’est un spécialiste des théories du complot (les vraies, c’est-à-dire définies avec des critères rigoureux). Une théorie du complot (pour lui), c’est une vision de l’Histoire, pas une croyance sur un événement isolé. Il n’y a certes pas de consensus, même parmi les universitaires, sur la définition de "théorie du complot". Mais celle que donne Kreis me semble la meilleure, justement parce qu’elle distingue vision de l’Histoire et jugement sur tel ou tel événement (et ces deux attitudes sont quand mêmes très différentes). Vu qu’il n’y a pas total consensus, le combat politique consiste à imposer son usage des mots. En acceptant l’usage médiatique de ce terme, vous avez déjà perdu le combat... Cela dit, je ne sais pas quelle est votre position : si vous croyez à des versions alternatives sur tel ou tel événement (pas "conspi"), ou si vous voyez tout sous le prisme du Grand Complot ("conspi"). Pour donner un exemple de vrai "conspi", je pense au dernier Pierre Hillard, qui tend à plaquer une grille d’analyse religieuse sur des analyses géopolitiques (qui, en soi, pouvaient être recevables). Lorsqu’il voit le cours de l’Histoire des derniers siècles comme un combat sournois de la Synagogue (le Mal) contre l’Eglise (le Bien), il me semble avoir une vision qu’on peut, sans l’insulter (c’est une simple description), qualifier de conspirationniste.



  • 2 votes
    Sutter Kane Sutter Kane 5 juin 2017 18:39

    @Zatara
    Emmanuel Kreis, docteur à l’EHESS, spécialiste du mythe du « complot judéo-maçonnique », a donc tort de dire que ne pas croire la version officielle du 11-Septembre n’est pas conspirationniste ?

    Vous avez votre définition (qui est celle des chiens de garde médiatiques), j’ai la mienne (celle des universitaires) et je la garde. Je ne comprends pas votre obstination à accepter de vous faire salir par un usage abusif du terme "conspirationniste".

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