J’avais fait le même prompt pour Chat GPT. J’ai trouvé la réponse trop synthétique et tranchée. Vous n’allez quand même pas me dire que les scientifiques émettent des avis ou des modèles d’explications moulées dans du béton, c’est fini ce temps là. J’ai pris Claude AI qui a fourni une réponse plus ouverte.
Tononi ne sait pas s’il pourra calculer la valeur Phi qui propose, c’est à dire le niveau de conscience en fonction de la densité d’information. Il le dit lui même pour qu’on ne le dise pas à sa place. Mais ce travail de recherche lui permet d’avancer comment les informations de natures très différentes s’intègrent les unes les autres. Varela, je ne pense pas qu’il soit contesté avec son énaction. David Chalmers suggère que tout information (humaine) est d’ordre expériencielle. Même Penrose et Hameroff qui suggèrent que la conscience est lié à des processus quantiques, eh bien le quantique est bien ce qui nous agite à la base, la chair du monde, le sensible...
Claude AI : Les processus cognitifs humains, tels que la prise de décision, le raisonnement et autres, sont-ils considérés par les scientifiques comme étant complètement, partiellement ou pas du tout d’ordre statistique ? Si ces processus sont partiellement d’ordre statistique, les scientifiques ont-ils identifiés qu’ils font partie d’un cadre plus global, ou complexe, ou multidimensionnel ?
1. Aspect statistique des processus cognitifs :
A) Composantes statistiques confirmées : - Le cerveau utilise des modèles bayésiens pour prédire et interpréter son environnement - L’apprentissage implique l’ajustement de probabilités basé sur l’expérience - La perception sensorielle implique un traitement probabiliste des signaux
B) Aspects non-statistiques : - Influence des émotions et de l’intuition - Rôle des valeurs et de l’éthique personnelle - Impact de la conscience et du libre arbitre - Créativité et pensée divergente
C) Dimensions sociales : - Contexte culturel - Interactions sociales - Normes collectives - Communication
3. Modèles intégratifs actuels :
A) Théorie du traitement prédictif (Karl Friston) : - Le cerveau combine : * Prédictions statistiques * Signaux sensoriels * États internes * Expérience passée
B) Modèle de la cognition incarnée : - Intègre : * Traitement probabiliste * Expérience corporelle * États émotionnels * Contexte environnemental
4. Complexité des processus :
A) Interactions multiniveaux : - Moléculaire ↔ Cellulaire - Neural ↔ Comportemental - Individuel ↔ Social - Conscient ↔ Inconscient
B) Propriétés émergentes : - La conscience - L’intuition - La créativité - Le sens du soi
5. Conclusions actuelles des chercheurs : - Les processus cognitifs sont PARTIELLEMENT statistiques - Ils s’inscrivent dans un système complexe plus large - Le traitement statistique n’est qu’une des dimensions - L’interaction entre dimensions crée des propriétés émergentes
6. Questions ouvertes : - Comment les différentes dimensions interagissent-elles ? - Quel est le rôle exact de la conscience ? - Comment émergent les décisions "libres" ? - Quelle est la part relative des différents processus ?
Cette vision multidimensionnelle explique pourquoi : - Les modèles purement statistiques ne peuvent pas reproduire totalement la cognition humaine - Les décisions humaines ne sont pas toujours "optimales" au sens statistique - La créativité peut émerger de processus partiellement aléatoires - L’intelligence artificielle actuelle, bien que puissante, reste qualitativement différente de l’intelligence humaine.
Là, il faudrait développer, parce que ce que j’en lis ne dit pas du tout ça. Si le numérique et les langages informatiques, et maintenant le LLM, issus des algorithmes, développent des solutions avec des données statistiques et des calculs probabilistes, le cerveau humain élabore ses pensées et images avec la chaire limbique, les émotions, la sensibilité.
La théorie de l’information intégrée de Giulio Tononi parle de fusion d’informations, de processus holistique, pas statistique. Mêmes les processus de pensées les plus logiques et rationnelles qui soient passent par le sensible, ou émotionnel, ne serait-ce que la motivation. On est encore dans les parties et le tout. Le sensible nous amène un flux d’infos qui dépasse très largement nos capacités conscientes et de reconnaissance, une partie d’entre elles sont saisies, assemblées en "empreintes" et le jeu de ces empreintes font les pensées, qui sont flottantes.
Entre la pensée humaine et l’IA, on est non seulement dans des processus différents, mais bien dans des natures différentes d’élaboration de process. Même si ça ne préjuge rien de l’avenir.