Malheureusement, les musulmans semblent incapables de s’intéresser à autre chose qu’à l’islam, la communauté, le prophète, etc. Je suis encore sous le choc après avoir appris que les philosophes grecs étaient des inventions de la Renaissance et que toute science - procédant naturellement de l’islam - avait été accaparée, "volée" de manière opportuniste par les Européens.
Quand je vois la page d’accueil d’oumma.com, je finis même par croire qu’ils sont en quête du moindre signe "d’islamophobie" et pendus narcissiquement aux lèvres de leurs détracteurs :
"déportation des musulmans" "brûlot islamophobe" "politique anti-mosquées" "les musulmans seront-ils déportés" "Fatiha pleure en direct" "Journée internationale contre l’islamophobie" "La Chine interdit les robes voilées dans la province opprimée du Xinjiang" "Déporter 5 millions de musulmans, l’idée est tentante pour Zemmour" "Angela Merkel condamne les manifestations anti-islam" "Du porc ou rien du tout"
Tout ça sur une seule page.
Sur le fond de l’affaire, il faut quand même préciser que le mot "déporter" n’a apparemment jamais été prononcé, comme le journaliste italien l’a confirmé après coup.
Soit², mais je n’ai jamais imaginé que les réponses étaient bidouillées, cachées ou qu’il y avait une manipulation de la part du reporter ou je-ne-sais-quoi (?). Ca ne vous intéresse pas, bon, à la rigueur, mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit (c’est désagréable). Dans mes souvenirs de fac (qui commencent un peu à prendre la poussière) on distinguait en linguistique l’énoncé et le
"contexte d’énonciation" qui peut modifier, nuancer ou même contredire le sens explicite
d’une phrase. Ici, il me semble difficile de faire abstraction du
décalage et de l’incongruité de la situation.
Les Indiens connaissaient l’agriculture (le haricot et d’autres plantes proviennent des Amériques) mais leur faible nombre leur permettait de continuer à vivre en partie de la chasse et de la cueillette.
Pourquoi à un moment l’homme ne s’est pas satisfait de cela dans certaines contrées ?
C’est simple :
1 - Comme je l’ai dit, il y a des causes environnementales objectives, l’homme interagit avec son milieu, c’est comme ça. Quand la nature autour de lui est prodigue, il tend à se "satisfaire" de la situation et à développer un lien matériel et spirituel avec cette nature nourricière et maternelle. A l’inverse, quand la nature est ingrate, la divinité devient masculine, paternaliste et impérieuse pour lui commander l’action sur son environnement et le travail. On l’oublie souvent, mais la Grèce est naturellement un milieu aride et peu propice au développement : c’est justement ce qui a poussé les Grecs à découvrir une nouvelle anthropologie. Les Japonais vivent dans un environnement difficile. Je suis persuadé à titre personnel que c’est cette difficulté environnementale qui a conduit certains peuples à se montrer plus laborieux et plus réactif que d’autres. Sauf dans les milieux trop extrêmes, naturellement.
2 - L’homme tend à ne pas se satisfaire de sa situation et à vouloir plus. Ce que les religions ont appelé Satan (ou Prométhée dans le monde gréco-romain) n’est ni plus ni moins que la personnification ou l’allégorisation de ce besoin insatisfait qui se trouve au cœur de l’homme. Ce besoin d’obtenir plus a été le principal facteur du progrès, mais a engendré aussi des conséquences terribles et des souffrances innombrables.
3 - La religion. Je pense que la religion chrétienne, tout en la combattant de manière superficielle, a considérablement renforcé cette insatisfaction humaine chronique en rationalisant la souffrance terrestre et en la justifiant : des générations entières d’hommes ont été éduquées dans l’idée qu’ils étaient nés pour souffrir sur cette terre, condamnés avant même d’avoir existé par le pêché originel, et que tout ce sur quoi ils pouvaient compter était un possible retour en grâce après la mort à travers la Résurrection du Christ, après une existence obscure consacrée au travail. On ne retrouve pas cette idée dans les autres religions, ou tout au moins pas exprimée avec une telle force, une telle centralité.
Un des premiers soucis des colons américains a été de pousser les Indiens au travail et à les arracher à ce qu’ils appelaient "l’immutabilité" ou "l’apathie" en leur donnant le goût d’améliorer leur sort - idée fondamentale dans le christianisme. Certains de ces colons étaient d’ailleurs totalement sincères, ils souhaitaient rétablir le nombre des Indiens et les voir prospérer à côté d’eux en adoptant le schéma industrieux des sociétés christianisées : agriculture, éducation, industrie, commerce, etc.