blablabla, de l’invective, du trolling, aucun argument (inutile de faire semblant de connaître Baudrillard ou de vouloir parler à sa place....) allez retourne mater la trilogie hollywoodienne des frères Wachowski et te prendre pour un petit "éveillé".
note : chez Baudrillard c’est le simulacre qui estréel (faux authentique) et le réel qui imite le simulacre ("la guerre du golfe n’a jamais eu lieu"), rien à voir avec des histoires débile de réalité virtuelle, crétin(e). Dans Matrix, il n’est nullement question de la simulation au sens où Baudrillard la décrit, d’où les critiques formulées par ce dernier et son refus d’être associé à cette entreprise dont il avait bien compris qu’elle constituait en elle-même la création du parfait simulacre.
"Il ne s’agit plus d’imitation, ni de redoublement, ni même
de parodie, mais d’une substitution au réel des signes du réel,
c’est-à-dire d’une opération de dissuasion de tout processus réel
par son double opératoire"
Disons que la capitalisme est le seul système qui est parvenu à concilier en une totalité dynamique deux aspirations fondamentales mais contradictoires de l’être humain que sont la liberté et la sécurité. Par conséquent, le "système" est à la fois libertaire et normatif, "mutant" comme vous dîtes, ce qui le rend difficile à identifier et à combattre. Le "troc" entre liberté et sécurité est permanent et varie en fonction du contexte de la période et des intérêts en jeu.
ça doit être le 251614ème film/clip/montage à la noix sur le
thème de Matrix que j’ai vu sur internet depuis quelques années... un
montage style étudiant en école de pub assorti de quelques slogans,
saupoudrez une pincée de Carpenter, le tout inévitablement accompagné
d’une musique indé... films américains, clips américains, musique
américaine : vous reproduisez le système que vous appelez à combattre,
c’est cela la "Matrice", un système qui exsude sa propre critique (ou
les propres outils de sa critique) afin de mieux la neutraliser. Tant que vous adosserez votre conscience politique à des conneries de
films hollywoodiens, rien n’avancera. "Matrix" au passage est un
vulgaire plagiat/pot-pourri post-moderne des romans de Philip K. Dick et
des thèses de Baudrillard au sujet du simulacre, sans en avoir la
puissance ni la subtilité. Les films comme Matrix permettent précisément de digérer des œuvres
subversives en les recodifiant dans un univers esthétiquement séduisant
et accessible à l’imaginaire saturé de visuel, de modes débiles et
d’effets spéciaux numériques de l’abruti occidental moyen, soit
l’équivalent du phagocytage que l’on voit dans ces films... Baudrillard, qui a refusé l’accolade que voulaient lui faire les
frères Wachowski, l’avait d’ailleurs tout à fait compris, déclarant à la
sortie du film : "Matrix, c’est un peu le film sur la Matrice qu’aurait pu fabriquer la Matrice". A méditer. Donc, petit conseil, au lieu de "voir" Matrix et de poster des vidéos
clips sans intérêt sur youtube, lisez. Lisez les œuvres de Baudrillard
et de PKD sur le simulacre et la simulation.
Frida, le porno gratuit universel est la sauvegarde ultime du système capitaliste. C’est la version actualisée du "panum et circenses" romain. Du pain et du porno. Si on était encore dans les années 90 avec le seul film de boules de canal+ pour oublier les frustrations de la vie, les hommes seraient devenus fous depuis longtemps.
C’est ce que Zbigniew Brzezinski théorisait sous le terme de "tittytainment" (contraction entre "sein" et "divertissement") soit un mélange de propagande nourricière et de divertissement lénifiant voué à maintenir sous contrôle la part grandissante de la population exclue du système productif et privée de dignité sociale.
Le porno gratuit est la seule réalisation concrète du communisme ("à chacun selon ses besoins").