Encore un qui a redécouvert l’eau chaude. Après le féminisme pathologique, les Américains veulent nous refourguer le marketing du masculinisme et du néotribalisme. Ce "code viril" n’a rien de nouveau, on le retrouve - exacerbé - en France tout au long du XIXème siècle.
Perso, j’ai coupé quand Musclor commence à parler des zombies et de la défense de la tribu sur fond de braises rougeoyantes. Il faut savoir qu’aux USA il n’est pas rare que les mecs prennent de la testostérone de synthèse et de l’hormone de croissance, et je ne parle pas seulement des acteurs. Mâchoire exagérément carrée, voix caverneuse, musculature (trop) saillante, sont souvent des indices de dopage hormonal. En outre, wikipedia nous apprend que ce type est lui-même un gay qui définit son attraction pour les hommes par son attirance pour "Mars". Il ne se définit pas comme homosexuel, mais "androphile". Là encore ce n’est pas neuf, ce type d’homosexualité masculiniste a toujours existé dans les milieux masculins fermés. De nombreuses publications nazies exhibaient une esthétique homo-érotique (corps dénudés mis en scène avec le naturisme, jeunes éphèbes aryens, etc...). La fascination de certains homosexuels pour l’esthétique nazie et son exaltation de la jeunesse virile est bien documentée également. Le milieu gay "hardcore", à ce que j’en sais, est d’ailleurs assez impitoyable de ce point de vue, opérant une sélection exclusive sur la jeunesse et la force.
Bref cette exacerbation virile me semble être un "symptôme du symptôme". Nos grand-pères ne s’interrogeaient jamais sans doute sur leur "virilité". Si la virilité symbolique a été tellement exacerbée en France durant le XIXème siècle, surtout au sein de l’aristocratie, c’est précisément parce que le pays avait subi un déclassement majeur en 1815 et que l’aristocratie, en proie à une décadence interne (bien décrite par Huysmans), n’avait plus qu’à investir un certaine imaginaire guerrier et masculiniste de plus en plus détaché de la réalité....
Je suis toujours sceptique devant ce genre de rapprochement. On peut voir de la sagesse dans le fait de dire qu’il ne faut pas tailler les plantes, qu’il ne faut pas aller sur la lune, etc. Je pense que cette mentalité "fixiste" est le produit d’un environnement nourricier et d’une nature prodigue. Quand la nature donne, il suffit de tendre la main pour recueillir :
"Nous n’avons pas besoin de... nous avons tout ce qu’il faut dans la forêt"
En Europe, nos ancêtres ont du résoudre un douloureux problème, année après année : l’hiver, et un hiver beaucoup plus rigoureux que ceux que nous connaissons actuellement. Quand on doit passer environ la moitié de l’année dans un environnement froid et stérile, il n’y a que deux solutions : partir ou s’adapter en développant des solutions techniques.
Quoiqu’il en soit, indépendamment de ce qui est juste ou injuste, ils finiront par disparaître, même si nous les laissons relativement tranquille dans la sécurité de leur sanctuaire. Les peuplades "primitives" s’étiolent au contact de la civilisation moderne car elles sont paradoxalement trop bien adaptées à leur environnement et n’ont pas développé les processus de défense qui permettent de résister ou de s’adapter à une situation nouvelle. C’est le problème de la niche protectrice : lorsqu’une variable nouvelle vient perturber l’homéostasie du milieu, un système autrefois stable et équilibré peut s’écrouler subitement. Ces populations sont donc fragiles face au changement et vulnérables à tout. Au XIVème siècle, il est probable que les Français et les Anglais, du haut de leur 30 années d’espérance de vie, vivaient beaucoup moins bien que les indigènes d’Amazonie. Les Européens ont prospéré au milieu des ravages : épidémies, famines, guerres incessantes, guerres civiles, hostilité du climat, etc. Durant des siècles, nos ancêtres ont dû non seulement arracher leur subsistance à un milieu ingrat mais également supporter une structure sociale inique et violemment inégalitaire se traduisant par des spoliations de toute sorte (contrairement à l’organisation de ces tribus qui se rapproche d’un communisme primitif).
Ces indiens sont sans doute dans le vrai... dans leur contexte. Dans le nôtre, je crois que l’apologie de ce primitivisme naïf fournit de bons sujets de télévision pour les bobos (rendez-vous en terre inconnue) mais ne doit certainement pas nous amener à conclure que notre civilisation technicienne est le produit d’une infériorité morale.
Il parlait de la mort comme d’une brume d’un blanc d’os Accueillant ceux qui se sont perdus et celles qui ne sont pas aimées Mais trop tard, tous les démons accourent Ces rois des bêtes, maintenant leurs jours sont comptés De l’amour de sa mère, le fils s’est aliéné Pour épouser son précieux bénéfice La terre tremblera, en deux s’ouvrira Et la mort partout autour sera votre dot
Oh, peuple de la terre, Ecoutez l’avertissement donné par le prophète A ceux qui écoutent et retiennent mes paroles Ecoutez le bon plan
Et deux par deux mon zoo humain Ils accourront hors de la pluie Oh, courrez pour sauver vos vies
Vous qui ne prêtez pas attention, que toutes vos richesses vous pourrissent Tremblez pour vos vies Ne vous trompez pas, les feux de l’enfer vous emporteront La mort devrait-elle vous attendre
Rien à avoir avec l’économie, c’est juste le prétexte qui est utilisé pour entériner une évolution sociétale et "déréguler". Au contraire, cela va déstructurer encore un peu plus des familles prolétaires déjà fragilisées (femme seule avec enfant, etc) et entraîner un surcoût qu’il est impossible d’évaluer : déplacement pour faire garder les gosses, carences affectives, solitude en semaine, ruptures familiales, etc. On a pourtant l’exemple tragique de la société américaine, avec ses hordes de "white trash" abrutis, son armée de consommateurs avachis et obèses, ses enfants-rois paumés et destructeurs, etc... ce qui finira pas arriver en France.