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  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 3 mars 2019 16:05

    Bravo, copie/calque d’une info BFM, description comprise sous la vidéo, du vrai "boulot" de la part d’un authentique "journaliste citoyen" (lol).

    Difficile de savoir quoi penser avec un extrait aussi court et décontextualisé : les uns dénoncent une tentative de récupération cynique du mouvement par un obscur député de la FI et les autres voient au contrairee une preuve supplémentaire de la dérive autoritaire de la police sous les ordres de Castaner.

    Les autorités répondent que le député, vêtu d’un GJ, se trouvait : 


    dans une manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations, les forces de l’ordre ont dispersé des gilets jaunes cours Pasteur. Elles ont fait correctement leur travailJe les soutiens totalement".  

    Apparemment, la police avait interdit que le cortège s’engage dans une artère conduisant à la cours Pasteur qui avait subi des dégâts importants lors des "actes" précédents. 

    Voilà, ça situe déjà un peu mieux les choses, à chacun de se faire son opinion.



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 26 février 2019 21:28

    @maQiavel

    Je ne "l’anathémise pas", c’est lui qui a fait le choix de faire de la reductio ad hitlerum sur la base de "preuves" imaginaires. Ce n’était qu’une question de temps ou d’opportunité politique avant que quelqu’un n’utilise cela contre lui. Pour ma part, je suis opposé catégoriquement à toute référence à Hitler ou au troisième reich dans le discours politique. C’est comme un boomerang qui te revient à la figure, quelque soit l’angle choisi ou l’adversaire visé...
    Je crois que tu relativises, sa mauvaise foi me paraît évidente, ce n’est pas seulement de la bêtise (il n’est pas bête) et il n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai. Il ne pourra jamais apporter la preuve qu’Hallstein a été mandaté par Hitler pour élaborer un projet de construction européenne recyclé par les Américains puisque cela n’est, en fait, jamais arrivé. Ce n’est pas juste un détail qui ne concorde pas, tout a été reconstruit à partir de documents réinterprétés ou sortis de leur contexte. Il n’y a rien, pas l’ombre d’un début de commencement de preuve. Et certes c’est un peu gênant de se faire pincer par une journaliste faisant du débunkage en mode "kikou lol" pour des milennials incultes, mais c’est largement mérité.

    Hallstein est un des milliers de hauts-fonctionnaires allemands qui a échappé aux purges d’après-guerre. Le rôle important qu’il a pu jouer ultérieurement en Europe fait penser à certains qu’il s’agit là d’une particularité trop frappante pour ne pas être exceptionnelle, mais en réalité c’était la règle. Un idéologue ça ne vaut rien mais un haut-fonctionnaire est souvent trop compétent dans son domaine pour être évincé, on le remplace difficilement. Les seuls fonctionnaires nazis qui ont été condamnés étaient les idéologues zélés et ceux qui étaient bien en vue dans l’organigramme du régime, donc une infime minorité, sans compter tous ceux qui ont été exfiltrés par les Russes et les Américains. Les autres ont souvent été replacés au poste qu’ils occupaient durant la guerre après un simple changement d’attribution. Pas le choix ; il fallait administrer le pays et le redresser. 
    Il y a eu récemment un scandale en Allemagne avec la révélation que le système judiciaire allemand mis en place après la guerre était presque entièrement composé d’anciens nazis, avérés cette fois : 

    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/allemagne-apres-guerre-un-systeme-judiciaire-gangrene-par-les-anciens-nazis_3063055.html

    En 1957, 77% des hauts fonctionnaires du ministère étaient d’anciens membres de la NSDAP

    Alors on ne voit pas ce qui aurait pu s’opposer à la nomination d’Hallstein à des postes importants après la guerre, au contraire il présentait un profil assez remarquable : très compétent dans son domaine, tout en ayant aucune affiliation politique ou personnelle avec les nazis... 

    La page de dialogue des contributeurs wikipedia est assez révélatrice et montre que les rédacteurs rigoureux doivent continuellement réfuter les assertions des "complotistes" et les tentatives de "nazification" du personnage ("Il n’était pas un nazi à proprement parler" smiley
     



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 26 février 2019 18:31

    (suite)

    Voici un résumé des sources disponibles :

    1. « La réorganisation de l’Europe » dans Luxemburger Wort (28 septembre 1940) [3] Le 28 septembre 1940, le gauleiter Gustav Simon [, chef régional du régime nazi à Luxembourg, prononce un discours sur la conception nazie de l’Europe unie.

    2. Le visage économique de la nouvelle Europe (1943) Walther Funk [4],

    En 1943, Walther Funk, ministre de l’Économie du Reich et chef de la Reichsbank, expose ses idées sur la réalisation d’un espace économique européen dirigé par l’Allemagne nazie. 

    3. Projet d’exposé de la NSDAP sur la réorganisation de l’Europe (Vienne, Avril 1942) 

    En avril 1942, le Parti national-socialiste allemand (NSDAP) expose sa vision de l’Europe réorganisée et défend l’idée d’un espace économique européen dirigé par l’Allemagne nazie. 

    4. La question fondamentale : L’Europe - un concept géographique ou une réalité politique, Heinrich Hunke (1943) 

    En 1943, Heinrich Hunke, conseiller économique du Parti national-socialiste allemand (NSDAP), s’interroge sur le concept d’Europe et milite en faveur d’un espace économique européen dirigé par l’Allemagne nazie. 

    Il est ici essentiel de tenir compte du fait que ces textes sont des contributions théoriques mineures de hauts-fonctionnaires et en aucune façon un "plan" coordonné d’intégration européenne. Il serait trop facile, avec le recul historique, de leur donner une importance historique qu’il n’avait pas à l’époque, rien ne démontrant par ailleurs que les Américains ou autres aient eu connaissance de ces textes. Du reste, l’idée d’’une intégration économique de l’Europe n’était ni

    une idée nouvelle à l’époque, ni une idée propre aux Nazis (ou à une partie d’entre eux plutôt). 

    Quoiqu’il en soit réaliser un travail historique sérieux (traduction et lecture des textes dans leur contexte historique de production) au lieu de développer une mythologie complotiste grotesque autour du (trop) gros poisson Hallstein, qui n’a jamais participé à ces travaux au sein du parti nazi ni occupé une position qui lui aurait permis de présider à l’élaboration d’un "plan" repris par les Américains aboutissant à la création de l’Europe, aurait sans doute été plus habile et plus intelligent de la part de ceux qui entendent démontrer le caractère problématique ou autoritaire de l’intégration européenne.

    Maintenant, bon courage pour faire face aux quolibets et aux caricatures, à vrai dire bien méritées. En histoire, on a le droit d’être subjectif, personne ne peut se réclamer d’une objectivité totale quand bien même elle serait souhaitable (et je ne pense pas qu’elle le soit). Mais les erreurs méthodologiques sont impardonnables car elles discréditent totalement ceux qui les commettent, aveuglés par la conviction qu’ils veulent à tout prix ériger en vérité historique. Cela suffit ensuite à démontrer leur dogmatisme ou leur manque d’honnêteté dans le cadre du débat politique ("Asselineau le complotiste du net qui pense que l’Europe est un complot nazi").  



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 26 février 2019 18:21

    Il y a quelques années j’avais effectué mes propres recherches sur le sujet tellement les "révélations" d’Asselineau me paraissaient énormes, et j’étais arrivé à peu près aux mêmes conclusions que cette journaliste, que j’avais d’ailleurs exposées ici, ce qui m’avait valu évidemment les dénégations et les insultes des séides de l’UPR qui, depuis, n’ont apparemment pas cherché à approfondir leur sujet, ce qui est toujours mauvais signe. Asselineau s’était déjà fait coincé sur ce sujet par Quatremer à la radio. Cela fait longtemps qu’il aurait dû mettre un documentariste sur cette affaire afin de trouver les preuves de la compromission supposée de Hallstein. Entre temps, les sceptiques ont pu évidemment trouver de nombreuses preuves démontrant le contraire. Beaucoup de choses étaient déjà disponibles sur le net, comme le fait qu’Hallstein n’avait fait en réalité que participer à un colloque mineur de juristes en marge de la fameuse "conférence nazie" de 38, n’ayant aucun rapport avec le soi-disant projet d’"Europe nazie d’Htiler". J’avais retrouvé le contenu des travaux de ces juristes et péniblement traduit le tout pour comprendre qu’il ne s’agissait effectivement que de travaux de spécialistes portant sur des questions de droit privé inaccessibles aux béotiens.   

    Concernant Hallstein, il n’existe donc aucune preuve de sa participation à la conception juridique ou autre d’une Europe intégrée voulue par Hitler. J’aimerais dire plutôt "les nazis" mais à force de dire "l’Europe d’Hitler" on se retrouve piégé par cette terminologie qu’on est bien contraint d’associer aux idées d’Asselineau. Forcément, il ne faut pas faire le gourou indigné quand on se fait prendre ensuite en flagrant délit dee reductio ad hitlerum. A vrai dire je suis supris que cela arrive seulement maintenant, cela faisait longtemps que sur les forums dissidentodébiles quelques courageux dénonçaient le "hoax" Wallstein dans l’indifférence générale. 

    Viennent ensuite les allégations concernant ce projet de "Neue Europe". Là encore, il y a deux niveaux de lecture historique importants à distinguer :

    1) La propagande nazie sur la "Nouvelle Europe", courante dans le reich et bien étudiée 

    2) Les projets concrets de construction de la "Nouvelle Europe" voulue par le régime nazi et éventuellement "recyclés" par les Américains après la guerre dans le cadre de l’opération "presse-papier" (ou autre programme secret américain). 

    Or, en consultant les archives disponibles en ligne, on comprend rapidement que cette soi-disant "Nouvelle Europe"d ’Hitler était essentiellement un projet de pure propagande destiné à atténuer la domination nazie sur l’Europe et à amadouer les peuples vaincus et assujettis en leur donnant l’impression de participer à la grande refondation de l’Europe conduite par l’Allemagne. On sait très bien que dans chaque pays cette propagande ciblait tout particulièrement les éléments politiques susceptibles d’affaiblir le sentiment d’unité et de légitimité nationale, ce qui constituait le principal objectif auquel la célébration de la "neue europa" servait à la fois de prétexte et d’alibi idéologique. Asselineau évoque lui-même le succès de cette propagande auprès des régionalistes, mais ils n’étaient pas les seuls, les Nazis cherchaient à s’appuyer aussi sur des ultraroyalistes et des antirépublicains.

    Le fond de la propagande était toujours le même : les anciennes divisions nationales, économiques et sociales de l’Europe présentées comme des divisions artificielles résultant de de l’emprise juive, bolchévique et anglo-saxone sur l’Europe (à noter que les nazis, toujours opportunistes, tenaient le discours inverse aux anglo-saxons, surtout au début de la guerre, insistant sur le fait qu’Allemands et Anglo-Américains étaient des "cousins de race" dont les intérêts étaient naturellement appelés à converger contre ceux dees dégénérés français et slaves). Il fallait donc rétablir une Europe racialement homogène (exaltation là encore paradoxale de la "famille européenne" puisque la vulgate nazie plaçait 

    la race aryenne au sommet de la hiérarchie raciale avec la race scandinave, venait ensuite la race anglo-saxonne apparentée, puis tous les dégénérés celtes, latins et slaves appelés à être dominés ou réduits en esclavage).

    On touche ici à l’objectif le plus concret de cette propagande qui était de fournir des contingents d’exaltés et de la main d’oeuvre au Reich, le thème de la "nouvelle europe" des peuples frères unis contre les juifs et les bolchéviques étant plus vendeur que celui du reich millénaire porté à bout de bras par la race héroïque allemande. 

    Et donc l’erreur grossière pour ne pas dire grotesque de l’UPR, est de considérer que tous les éléments démontrant indubitablement l’existence de cette propagande d’Etat sont également des preuves de la véracité de cette propagande ! Il y a là une confusion méthodologique majeure que le partisianisme d’Asselineau ne peut pas justifier ni légitimer à seule fin de démontrer une conviction (origine nazie de l’UE).

    On arrive donc au deuxième point, le plus important : a t-il existé, oui ou non, au sein des cercles dirigeants nazis, un projet caractérisé et démontrable d’intégration européenne sous la botte des nazis, qui serait directement à l’origine de la construction européenne telle que nous la connaissons ? Là encore il s’agit de ne pas biaiser en disant qu’Asselineau n’a fait que relever des ressemblances troublantes entre les deux projets qui l’ont amené à formuler ou reprendre cette thèse au sujet de Wallstein qui serait en quelque sorte le "chaînon manquant" entre l’Europe nazie d’Hitler et l’UE sous pilotage américain. Non, Asselineau a toujours dit que l’Europe avait des racines nazies. 

    La réponse est "Non, mais", car s’il n’existe de façon certaine aucun plan formalisé d’intégration européenne mis en place ou même envisagé par les instances dirigeantes du Reich  il s’agit d’un artefact engendré par la propagande allemande dans les pays soumis — on retrouve quelques textes signés par des économistes allemands et des conseillers économiques du NDSAP proposant la création d’un espace économique européen dirigé par l’Allemagne. 

    Ces textes sont consultables, en allemand, sur le site du cvce.eu, un centre de recherche européen associé à l’Université du Luxembourg, pour dire à quel point tout cela a été l’objet d’une occultation totale par les "européistes" : 

    https://www.cvce.eu/recherche/unit-content/-/unit/02bb76df-d066-4c08-a58a-d4686a3e68ff/423e8ce5-5551-4854-abda-c32c2a0f90aa/Resources#334c659f-8e22-4b51-8a94-dddda894fb4e




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    Joe Chip Joe Chip 6 février 2019 14:11

    @medialter

    Exclusif, les premières images du stage d’éducation populaire de 6 mois des chouardiens, le peuple enthousiaste se voit inculquer les bases de la démocratie directe et du RIC : 

    https://youtu.be/b6tM-ZI-XaM?t=774

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