N’oublie pas la grotesque mise en scène avec François Hollande s’excusant au nom de la nation au chevet du pauvre Théo qui vient d’être mis en examen pour escroquerie et détournement d’argent public :
J’aurais défendu les flics il y a quelques temps mais ayant subi cet été un contrôle routier qui a viré à l’interrogatoire humiliant (Avez-vous consommé des stupéfiants ? En consommez-vous habituellement ?) je n’ai plus aucun état d’âme devant ce genre de vidéo.
Ca joue à Starsky et Hutch avec le citoyen lambda mais devant une bande de racailles qui dealent sous leur nez en les insultant y’a plus personne.
Ils n’ont qu’à s’en prendre à leur hiérarchie qui leur interdit de réagir au lieu de prendre les gens à témoin sur internet, comme si on les abandonnait ou que l’on se montrait ingrat. Quant à l’aspect "si on fait quelque chose c’est indignation et marche blanche", là encore, c’est vers le politique, les médias et les associations qu’ils doivent se tourner.
De toute façon, quand on voit le président enlacer des dealers et des trafiquants, pardon, des "enfants de la République", on se dit que les racailles auraient tort de se gêner avec des flics !
La réalité c’est que bcp de Français peuvent remonter très loin dans leur généalogie et que la pop a été très stable durant des siècles. Non seulement il y a une réalité ethnique (culturelle) française (ou plutôt plusieurs qui se sont agrégées et par la contrainte au fil du temps) mais il y a également une réalité biologique. Je ne confonds pas les deux (la nation au sens politique et ethnique) et bien évidemment que la France ne s’est pas constituée sur les mêmes fondements que l’Allemagne mais très souvent la gauche contemporaine rappelle à tort que le "Français de souche, cela n’existe pas" en dépit des évidences.
Je ne dis pas le contraire. Je plaide toujours à titre personnel pour une définition de l’identité française intégrant à la fois la dimension universaliste (qui existait sous une autre forme bien avant la République) et la dimension historique ou "charnelle" (qui perdure). Malheureusement, ce positionnement souvent confondu avec une posture consensuelle est très difficile à tenir puisqu’il m’amène à entrer en contradiction à la fois avec les "gauchistes" dont le constructivisme délirant les amène à postuler que la nation n’existait pas avant la Révolution, avant la troisième république - voire n’a jamais existé - et avec les "nativistes-nationalistes" qui considèrent que la France est morte (Zemmour), qu’elle est en train de mourir ou qu’elle va mourir du fait de l’évolution de sa démographie (chacun ayant son "c’est la faute des...").
En fait c’est un double nihilisme : la France n’existe pas ou elle est morte, ne reste plus qu’à choisir ton camp, camarade. Et ils s’étonnent ensuite que les Français soient désabusés et pessimistes sur l’avenir.
Sur le "racisme" de Mélenchon, là encore la clé pour le comprendre se trouve à mon avis dans la révolution française. A partir de la seconde moitié du XVIIIème les aristocrates (ou en tout cas une partie d’entre eux) commencent à s’identifier au sens ethnique du terme aux conquérants Francs de la Gaulle. Une partie des révolutionnaires reprendra ce paradigme à son compte en l’inversant ; je crois déjà avoir cité ici les propos de député appelant à rejeter les Francs vers "les forêts sombres de Franconie" (Allemagne).
Donc Mélenchon fait en gros un blocage sur les blonds aux yeux bleus assimilés à la terre et au sang nordique (opposé dans son esprit à la mer et au sang mêlé méditerranéen) ; je n’ai pas noter chez lui de propos visant les "blancs" de manière générale.
A noter que Macron dans son mépris affiché et revendiqué des "gaulois réfractaires" opposés aux nordiques (danois luthériens) semble lui aussi reprendre ces poncifs, de manière inconsciente sans doute.