Propos typique du militant morveux qui ne veut surtout pas que son chefissime à la "conscience pure" soit amalgamé avec la chef du front national prise dans les mêmes déboires judiciaires, mais là évidemment ce serait mérité puisqu’à priori elle n’aurait pas la conscience "pure" ayant refusé de prendre à témoin la France sur les réseaux sociaux.
Mélenchon a agi en connaissance de cause, il savait très bien que la clique macronienne cherchait à l’enfermer avec le FN dans la léproserie populiste ; ces derniers se frottent bien les mains aujourd’hui, ils n’en attendaient sûrement pas tant : porte enfoncée à l’assemblée, scène d’hystérie collective, insultes crachées à la police, "ma personne est sacrée", il nous a fait la totale, la merluche, une véritable décompensation en directe.
Merci de me rappeler pourquoi j’exècre le militantisme.
En l’état, rien ne prouve que l’exécutif soit intervenu. La procédure, en tout cas, est parfaitement régulière.
Le gros problème de la justice en France, c’est la politisation, bien plus que son indépendance formelle. Il y aura toujours des collusions inévitables avec l’exécutif dans un système démocratique et libéral, ne serait-ce que pour des raisons humaines.
En revanche, on voit très bien que le travail de la justice semble souvent correspondre à l’agenda politique, tout particulièrement en période électoral. Et dans plusieurs domaines on a l’impression que le contexte sociétal et politique influence fortement les procédures.
La justice a torpillé la candidature Fillon ; là, elle semble vouloir démontrer que les partis "populistes" sont aussi entachés que les autres par les scandales politico-judiciaires. J’y vois plus en réalité une marque de l’ingérence excessive des juges dans la vie politique (assez d’accord avec Zemmour sur ce point) que l’inverse.
Ca n’exonère pas Mélenchon de la gestion désastreuse de cette "séquence" qui avait pour objectif et aura sans doute pour résultat de le couper de l’électorat modéré (moi le premier, on ne doit pas amener au pouvoir des gens qui ont une faiblesse de caractère ou qui, au contraire, sont trop caractériels, car dans les deux cas ils seront conduits à abuser des prérogatives de leur fonction). Le coup de la colère romaine drapée dans sa toge de sénateur, bon, pépère faut qu’il se réveille, on n’est plus sous la Convention ou à Rome...
Par contre il est vrai que cette histoire permet de vérifier le parti-pris des médias. Quand Macron ruine son image en enlaçant des jeunes noirs torse nus faisant un doigt d’honneur, les médias minimisent, contextualisent ("il faisait chaud", "il voulait donner une image proche du peuple"), quand Mélenchon se caricature en gauchiste stalinien, ils grossissent le trait...