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@Hijack ...
Pourquoi ? ... D’aucuns, voyant l’Islam (le seul vrai, celui dont faisaient allusion Voltaire ou Lamartine, voire Hugo ou Goethe ... et tant d’autres --- à moins de les considérer comme étant totalement idiots) progresser à tous les niveaux se disent dans leur petite tête : si l’Islam est vrai ... et nous alors ???
Tiens je croyais que Voltaire était bon à jeter aux ordures selon le catéchisme dissident ("BHL de l’époque" blablabla...) ?
Hugo et la plupart des écrivains du XIXème ne connaissaient rien à l’Islam (au sens religieux du terme) en en avaient une vision pittoresque encombrée de clichés et de fantasmes correspondant au goût de l’époque (romantisme, orientalisme).
Il suffit de se reporter à l’iconographie pour voir comment les artistes et écrivains occidentaux se représentaient "L’Islam" :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8e/Dinet_Seducer.jpg?uselang=fr
https://fr.wikipedia.org/wiki/Orientalisme#/media/File:Pierre_Loti_Dornac1.jpeg
Comme tu peux le constater, on est plus plus proche de l’érotisme d’"Emmanuelle" et du bal costumé à Bagdad que du Coran et du dépouillement du désert.
Ce n’est que l’esthétique attaché à cet Islam d’autant plus rêvé et désiré qu’il leur apparaissait lointain et mystérieux qui a nourri l’imaginaire de ces écrivains, aucun d’entre eux ne s’est jamais converti et n’a jamais défendu la "verité" du Coran.
Voltaire et Napoléon avaient une vision de l’Islam héritée de l’utilitarisme des Lumières, voyant avant tout dans la religion un outil d’endoctrinement et de contrôle des masses au profit des élites "éclairées" affranchies des "vérités" et de la morale grossière véhiculée par les dogmes. De ce point de vue, tous deux considéraient effectivement que l’Islam était la religion la plus simple, donc la plus efficace en termes de contrôle social, ce en quoi ils avaient bien appréhendé la dimension politique particulière de l’Islam.
Ca me fait toujours marrer quand je vois des musulmans citer Hugo ou Voltaire (auteurs qu’ils n’ont pas lu) uniquement dans la mesure où ils semblent parler ponctuellement de l’Islam de manière "positive".
Défends cette religion si tu veux, mais laisse Voltaire et Hugo en dehors de tout ça.
@Hijack ...
Faut savoir, certains musulmans expliquent précisément que les hadiths et plus généralement le commentaire du Coran sont nécessaires pour éviter de tomber dans le littéralisme et expliquer le Coran "en contexte". A chaque fois qu’on leur sort une phrase du Coran, ils répondent tous la bouche en coeur : "le contexte !".
Et à côté d’autres expliquent au contraire que les Islamistes utilisent les hadiths pour dénaturer le Coran dont le message divin serait livré tel quel et ne nécessiterait pas d’exégèse particulière.A chaque fois qu’on leur sort un hadith, ils répondent "Ca ne vaut rien, seul le Coran compte !"
Ce qui veut dire en gros qu’on ne peut pas jamais critiquer cette religion (comme je le fais par exemple avec le catholicisme).
@Qirotatif
- il y a évidemment un fond de vérité.
Mais Macron joue toujours précisément sur cette notion ambigüe de "fond de vérité" pour stigmatiser ses cibles favorites (pour le dire brutalement, les prolétaires blancs des friches industrielles et la petite classe moyenne des périphéries). Il y a évidemment toujours un fond de vérité quand on appelle une ouvrière peu qualifiée une "illettrée" ou quand l’on fustige l’alcoolisme des "gens du nord". C’est le côté bourgeois de Macron, petit cuistre autosatisfait qui veut faire comprendre aux gensqu’ils sont principalement responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent (ce qui peut se discuter, mais pas à coups de formules et d’expressions polémiques, encore moins dans la bouche d’un Président de la République, encore moins à l’étranger en vantant les qualités d’un autre peuple).
En revanche quand on veut établir une corrélation entre la délinquance et l’immigration, là, d’un seul coup, le "fond de vérité" n’existe plus, tout redevient "complexe" : on sort les statistiques, on pondère, les sociologues dénoncent "l’essentialisme" et le recours aux "raccourcis" en rappelant l’importance des "déterminismes sociaux".
Le "changement" prôné par Macron et les élites françaises va manifestement bien au-delà de la critique (justifiée ou non) de l’Etat-Providence. Il s’agit - et l’assignation habituellement interdite à l’identité du peuple souche "gaulois" va évidemment dans ce sens - de "stigmatiser" la population majoritaire (comme tu le rappelles, migrants, cadres mondialisés, prolétaires des banlieues et foules cosmopolites sont exclues de facto de cette réduction ethnique) à travers les défauts, réels ou plutôt supposés réels, qui sont censées la caractériser depuis des temps immémoriaux.
Ces Gaulois n’étaient qu’une bande de barbares hirsutes refusant d’intégrer la civilisation romaine et ses bienfaits (relire l’excellent album d’Astérix "Le domaine des Dieux"), tout comme ils refusent à présent d’intégrer la mondialisation anglo-saxonne synonyme d’ouverture économique et culturelle bienvenue (France rance). Et tant pis si les historiens et les archéologues ont démontré que cette image d’Epinal du Gaulois vivant dans le fond de sa forêt était complètement caduque... dans le fond la déclaration de Macron fait un peu écho à celle de Sarkozy sur l’homme africain "pas entré de l’histoire", mais là, évidemment, personne n’a osé défendre le "fond de vérité" dans les propos de Sarko...
Rappelons que le premier ministre s’est fendu plus tôt cette année d’une déclaration sur le fait que la langue anglaise était devenu de facto la lingua franca de la mondialisation et qu’il fallait donc s’y mettre, bon gré mal gré. On connaît la chanson : "Il n’y a pas d’alternative".
Et pour remonter un peu le temps, rappelons-nous Pétain qui dès les lendemain de l’armistice honteux conclu par le gouvernement français accablait les Français sous couvert de paternalisme. Hein, voilà ce que ça donne les congés payés, la farniente, la démoralisation collective, voilà ce qui avait conduit à la débâcle. Rien à voir, bien entendu, avec l’incompétence et la frivolité des autorités françaises de l’époque (dont Pétain faisait partie).
Ces Gaulois n’étaient quand même pas trop réfractaires quand on les envoyait mourir par millions - au début de la guerre, à l’assaut à la baïonnette face à des tirs de mitrailleuse - sur les champs de bataille de la guerre 14-18.
Et on pourrait remonter comme ça jusqu’à la Révolution voire un peu avant, on a déjà des citations "macroniennes" de Louis XVI :
L’exaltation du fonctionnalisme tout "luthérien" des Danois sert également à rappeler en filigrane que le gaulois moyen souffre d’une autre tare congénitale le rendant incompatible avec la mondialisation : le catholicisme.
Bref le gaulois blanc de culture catholique, le français de souche, quoi, dont il nie (dans la même intervention !) pourtant l’existence. En réalité, aux yeux des élites française, le Français moyen n’existe ontologiquement qu’en négatif, c’est assez hallucinant mais c’est comme ça. En revanche, s’il possède des qualités, c’est à titre strictement individuel, plus rien de "gaulois" dans tout ça...
@DJL 93VIDEO
Sans vouloir jouer les mauvais esprits, les "urbains bobo" sont ce qu’il peut arriver de mieux à un village. En fait, je ne vois que des avantages à leur arrivée dans les villages de France et de Navarre :
1) Ils font monter les prix de l’immobilier, ce qui a un effet dissuasif à l’installation des cas sociaux et des beaufs banlieusards aspirant à posséder un pavillon avec un bout de jardin. A choisir entre la boboïsation et la HLMisation des villages, la première est largement préférable, ne serait-ce que sur le plan esthétique.
2) Les "urbains bobos" ont du fric et ils aiment à le dépenser des les commerces du coin, surtout pour acheter des produits bio genre "confiture de griotte-marron artisanale" que les péquenauds susmentionnés et autres smicards n’ont pas les moyens de consommer, préférant acheter de la daube industrielle dans les supermarchés de la ville du coin. Donc c’est bon pour le maintien de l’emploi de qualité et de proximité dans nos belles campagnes.
3) Les "urbains bobos" sont bons pour l’écologie et la sauvegarde de la faune et de la flore rurales, dont les vrais ruraux n’ont rien à foutre (surtout les paysans) car ils préfèrent bétonner, construire des salles des fêtes avec les subventions de la région, des piscines communautaires, etc. Ici les gens voient une mauvaise herbe, c’est round up direct, et pas de quartier… trop fatigué pour ramasser les mauvaises herbes, mais trop con pour prendre le temps d’apprendre à se passer d’herbicides… En plus ces cons de bobos osent même aller gueuler en mairie ou faire des pétitions contre les paysans du coin qui iraient jusqu’à déverser leur merde de lisier à l’ammoniac jusque sur le pas de la porte des maisons si la loi les laissaient faire.
4) Les "urbains bobos" amateurs de campagne exercent souvent des professions exotiques mais socialement utiles comme ingénieur, financier, entrepreneur et ils sont souvent à l’origine de nombreux projets que les vrais ruraux n’auraient pas le courage, l’idée ou le talent nécessaire pour entreprendre.
5) Les bobos rachètent aussi des châteaux ou des vieilles barraques que ces originaux se mettent en peine ensuite de réparer pour ouvrir des gîtes et des chambres d’hôtes… salauds de capitalistes !
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