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@Matlemat
Bonne remarque, les Russes ont d’ailleurs compris qu’ils avaient fait un mauvais calcul en misant sur ce canard boiteux qu’est le FN, et un mois plus tard Poutine était à Versailles, encaissant sans broncher les critiques de Macron.
Quant à Marine Le Pen, elle crie désormais "Vive l’Europe" alors qu’elle disait à peu près l’inverse il y a un an, tentant désespérément de monter dans le train en marche des populistes européens en multipliant - pour le moment en vain - les appels du pieds en direction de Salvini, qui n’a pas besoin d’elle et lui a envoyé un simple émissaire de son parti pour lui manifester son "soutien".
Tactiquement comme politiquement, il a d’ailleurs plutôt intérêt à la maintenir à distance pour se démarquer formellement de "l’extrême-droite" aux yeux de sa population et de ses partenaires européens conservateurs.
En tout cas, elle n’a plus aucune chance de se mettre à la tête de la fronde populiste au niveau européen.
En même temps, quand les sans-dents et autres "petits blancs" qui essaient en vain d’alpaguer Jupiter devant les caméra comprendront qu’ils font partie d’un plan com’ soigneusement étudié afin 1) de les humilier et 2) de les désigner à l’opinion comme boucs-émissaires ("regardez ces faignasses qui ne veulent pas du boulot qu’on leur propose"), il y aura eu du progrès...
Quand un Algérien sans papier l’interpelle dans la rue , le ton est beaucoup plus conciliant :
https://twitter.com/twitter/statuses/1038539294154084371
"Eh ! Monsieur Macron, merci beaucoup, hein ! Monsieur Macron, on est sans-papiers, on t’aime trop ici"
D’ici là la machine à communiquer élyséenne va continuer à tourner à fond...
Le FN est bien une machine à perdre ET à rabattre les électeurs vers les candidats "systémiques" comme l’a encore confirmé récemment un député européen qui a dit sans détour que la candidature de MLP était une bonne chose car elle n’avait aucune chance de l’emporter en France, contrairement à Salvini et Orban qui eux, représentaient la vraie menace pour l’Europe. Ce même Salvini, tacticien subtil, qui a fait savoir qu’il ne s’allierait pas avec le FN dans une stratégie anti-européenne, conscient que MLP était non seulement une pestiférée mais en plus une perdante depuis l’année dernière. D’ailleurs, il ne s’est jamais affiché à côté d’elle, ce qui veut tout dire :
Pas fous, ces populistes, ils voient bien comment le FN a stérilisé les élections nationales depuis 30 ans en France et permis aux partis de majorité d’être systématiquement reconduit en dépit d’un bilan catastrophique.
Puisque le FN ne veut pas disparaître de lui-même, il faut à tout prix lepousser vers la sortie et le discréditer sur les forums en refusant la dialectique des frontistes qui est - comme par hasard - la même que celle des macronistes : "après nous le déluge".
Le FN reste à l’image de son fondateur, c’est à dire un parti qui ne veut pas réellement du pouvoir et reste figé dans des postures contestataires caricaturales à l’image de la fille qui a échoué à entrer dans le rôle de chef de l’opposition qui lui tendait pourtant les bras.
Dans cette équation politique, Macron tient un rôle pratiquement aussi marginal dans lequel l’enferme ironiquement la combine électorale conçue par Mitterrand, puisque les autres européens - en gros les conservateurs allemands et leurs alliés - ne voient pas du tout en lui le sauveur de l’Europe et du progressisme libéral mais un simple petit soldat dont la fonction principale est de repousser les nationalistes français en dehors du jeu politique européen. C’est là que le "piège" mitterrandien" se referme sur ceux qui l’ont conçu puisqu’il contribue globalement à isoler les Français sur la scène européenne, où pour le dire sobrement nous n’avons plus aucune influence.
Tous les observateurs le confirment : le paradigme binaire "progressiste/conservateur", "européen/anti-européen", ’ouvert-fermé" qui a permis à Macron d’être élu en France n’est pas valable sur la scène politique européenne, où les lignes de force se constituent autour de compromis passés au sein de familles politiques élargies. Par exemple, le PPE rassemble des libéraux-conservateurs "ouverts" aussi bien que des conservateurs-nationaux "fermés", les premiers veillant à ce que les seconds ne soient pas ostracisés un peu à la manière dont le furent les conservateurs anglais.
Donc Macron et MLP c’est juste un binôme de perdants et la seule vraie alternative est justement de refuser cette alternative électorale.
@Qirotatif
Je me refuse désormais à parler longuement d’Asselineau d’ici. FA n’est qu’un petit politicien minoritaire sans importance et je n’ai plus de temps à perdre avec les membres de la secte auxquels je ne veux pas donner l’occasion de m’expliquer que je suis "obsédé" par FA (ce qui constitue une preuve à leurs yeux que je valide son discours même en le critiquant !).
Asselineau fait constamment référence à l’ONU dans ses discours, généralement pour en faire les louanges. A ses yeux l’ONU a vocation à être le seul arbitre légitime des relations internationales.
Quelques liens trouvés rapidement sur la première page de google, tu pourras trouver de nombreuses références en farfouillant sur le net si tu veux creuser le sujet :
https://www.youtube.com/watch?v=ro00Z3utOkc
https://www.valeursactuelles.com/politique/asselineau-gaulliste-imaginaire-78998
Le nationalisme n’est plus ce qu’il était. Dans le bureau de François Asselineau, grand salon aux allures de cabinet de gouvernement en exil, on ne trouve évidemment pas le drapeau de l’Union européenne aux murs. Mais notre tricolore national est drôlement accompagné : à sa gauche le drapeau de l’Organisation internationale de la francophonie, à sa droite celui de… l’Organisation des Nations unies. « L’euro-atlantisme, c’est la dictature supranationale. Les Nations unies, c’est le dialogue des pays libres. »
@Yakaa
La "condamnation" n’a évidemment (et heureusement) aucune valeur sur le plan juridique. Mais je pense que vous avez mal interprété les propos de l’avocat de la crèche.
En effet, la "désinformation" selon lui ne se situe pas tant dans le fait d’avoir donné un écho médiatique démesuré à une "condamnation" anecdotique par un comité sans aucune légitimité mais justement dans le fait de chercher à délégitimer une décision rendue par la justice française par rapport au travail d’un comité fantoche de l’ONU :
"Sur ces questions, la situation se tend et devient de plus en plus difficile. On voit au positionnement et au traitement médiatiques de cette affaire qu’une certaine élite aimerait bien que Baby-Loup ait perdu. Mais ce n’était pas le cas à l’époque et ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui."
Ce qu’il dit, en gros, c’est que certains médias français (france inter, le monde) essaient de monter cette histoire en épingle pour montrer qu’il y aurait un "problème" avec la législation française qui serait en porte à faux par rapport à la conception des droits de l’homme porté par les institutions internationales, et donc que que la décision du tribunal pourrait être questionnée et remise en question sur cette base.
Je n’avais pas vu les choses de cette manière en m’intéressant superficiellement à cette histoire, mais le point de vue me semble très pertinent.
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