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@alphomega
Ce n’est pas un argument. Qualifier la loi de "dictature juridique" quand elle pose des limites et des critères en matière d’immigration, de droit du travail, d’entretien des bâtiments, c’est jouer avec les mots.
Je ne vois du mal nulle part, en l’occurrence je ne tiens même pas ce pauvre type ballotté par l’administration française depuis des années et chaperonné par des hommes d’Eglise complaisants et hypocrites pour responsable de ses actes au moment des faits. Il a apparemment rédigé un long mail à l’intention des autorités administratives et des membres du diocèse qu’il accusait de ne pas l’avoir suffisamment appuyé dans ses démarches. Il nourrissait donc un fort ressentiment, lié à sa situation, contre les personnes qui l’hébergeaient et qui lui confiaient des tâches et des fonctions qu’il n’aurait jamais dû occuper.
Au contraire je comprends tout à fait le sentiment d’indignité et de révolte qui a dû saisir ce type qui devait avoir pour seuls interlocuteurs des faux-culs et des petits cathos arrogants. La charité est un truc ambigu, la main qui offre de l’aide ne relève pas forcément celui qui reçoit cette aide ; elle peut même contribuer à l’enfoncer en le maintenant dans un statut d’infériorité ou de fragilité difficile à vivre, comme cela semble être le cas ici. Que l’Eglise se substitue aux autorités pour pallier à certains devoirs humanitaires dans des circonstances bien précises, je le conçois parfaitement, qu’elle permettre à des étrangers de se maintenir irrégulièrement sur le territoire pendant des années sans être en mesure de leur proposer des solutions, sans même tenir compte de la dimension illégale (travail non salarié en dehors de tout cadre légal), c’est totalement anormal, c’est même immoral d’un certain point de vue.
Tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est l’entretenir dans une illusion, et quand l’illusion s’est dissipé, il a n’a pas accepté la réalité et a commis ce geste de vengeance désespérée.
Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.
@alphomega
Vous faites un procès d’intention et des généralisations. Personne ne connaît son état psychologique ni son passé et de toute façon cela ne change rien à la situation, cet homme n’avait plus aucune raison de se trouver en France et aurait dû quitter le territoire avant d’en arriver à "péter un câble" et rendre apparemment responsables les personnes qui selon lui l’avaient insuffisamment soutenu dans ses démarches de régularisation.
Cela n’explique pas non plus pourquoi le diocèse avait confié à un "bénévole" sans papier et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire une responsabilité qui était normalement et légalement celle du prêtre ou d’un employé communal, ce ne sont pas du tout des "arguties". S’il y avait eu des victimes, le diocèse aurait été tenu pour responsable. A mon avis, votre voisine du village n’est pas sans-papier. Vous ne semblez pas faire la différence entre du bénévolat et du travail illégal, mais elle existe et elle est importante.
En gros l’Eglise catholique fait travailler illégalement de la main d’oeuvre dans des bâtiments qui dépendent de l’Etat, c’est effectivement un contournement de la loi, tout comme le fait que ce rwandais ait pu se maintenir sur le territoire malgré une obligation de quitter le territoire.
La compassion abstraite et les bons sentiments ne devraient pas être opposés à l’application normale et régulière de la loi dans un pays démocratique.
@Hijack ...
Les enquêteurs avaient sans doute prévenu l’avocat que l’incendie n’était pas d’origine accidentelle, et qu’il n’y avait pas d’autre suspect. Je suppose que c’est un avocat commis d’office, ces types ne sont pas non plus complètement débiles, ils ne vont pas se compromettre professionnellement pour couvrir des mensonges que l’enquête s’apprêterait à dévoiler. Ils ne sont pas dupes non plus, ils doivent savoir repérer un type qui ment et va passer aux aveux sous la pression.
Sinon il ne demandait sans doute plus l’asile vu que ses demandes avaient été rejetées mais à être naturalisé (en dépit du fait qu’il ne maîtrisait apparemment pas le français après avoir passé 8 ans en France, ce qui en dit long sur son niveau d’intégration social et culturel).
@alphomega
Bof, pas terrible ce diagnostic psy.
Les propos relatés dans le Monde semblent plus indiquer un trouble paranoïaque voire un complexe de persécution, ce qui ne serait pas étonnant au vu de sa situation.
Et ça ne change rien au problème de fond : pourquoi cet homme se trouvait-il encore sur le territoire national malgré plusieurs rejets de ses demandes de régularisation et une obligation (administrative) de quitter le territoire depuis 2019 ?
Il me semble aussi que la responsabilité du diocèse est engagée dans cette histoire. Les cathédrales appartiennent à l’Etat et sont affectées à l’Eglise Catholique qui doit en assurer le gardiennage et la sécurisation :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affectation_(culte)
L’affectataire a un devoir de gardiennage associé à la remise des clefs, et ceci, pour l’ensemble de l’édifice. C’est en effet le curé qui a « la police » du lieu, il est légalement le seul à détenir les clés de l’église. Compte tenu de ses nombreuses charges, il peut confier le service des clés et de gardiennage à une personne pour un temps donné qui devra lui rendre compte de ce qui se passe dans l’édifice.
Parmi les dépenses que le propriétaire a la possibilité d’effectuer pour assurer l’entretien et la conservation de l’église communale, figure la rétribution d’un gardien. Le gardiennage que le Conseil d’État définit comme « surveillance de l’église au point de vue de sa conservation »4 est un emploi communal. Le gardien peut être un laïc, employé avec l’accord de l’affectataire, mais ordinairement, c’est au curé que les propriétaires confient cette fonction, en le rétribuant en conséquence.
Le devoir de gardiennage entraîne, pour le curé, un devoir de surveillance qui l’oblige à signaler au propriétaire tout ce qui se dégrade ou nécessite une intervention, et de l’avertir de tout péril imminent sur un bien.
Il a le devoir également de conserver en l’état le lieu et le mobilier qui appartient au propriétaire.
Autrement dit, et sous réserve de précisions juridiques à apporter, le diocèse et la hiérarchie de l’Eglise a dérogé à plusieurs règles en employant un "bénévole" qui n’était pas régularisé et visiblement inapte à assurer la fonction de gardiennage et de surveillance des lieux.
Non seulement Bruno Le Maire n’aurait pas dû annoncer immédiatement que l’Etat (c’est à dire les contribuables) prendrait à sa charge les travaux de restauration, mais il aurait dû exiger des explications de la part du diocèse.
L’Eglise catholique et l’Etat sont visiblement main dans la main pour contourner la loi.
@bubu12
Trump n’a jamais été reconnu par les élites politiques de la côte Est et de la côte Ouest, en revanche il a toujours bénéficié du soutien des élites financières (bloomberg) et d’une partie des élites industrielles qui se gavent depuis son élection. En échange d’un semblant d’engagement en faveur du "America First" et de la réindustrialisation du pays (qui est plus un slogan qu’une réalité effective), ils ont eu droit à Noël : politique d’émission monétaire massive de la FED, dérégulations financières (ce qu’il restait des limitations posées après la crise 2008 a été abandonné), définancement des services publics fédéraux et de la sécurité sociale pour les gens qui n’ont pas d’assurance...
Quant aux élites militaires, elles sont apparemment partagées ; si le style foutraque et populiste de Trump passe assez mal auprès des faucons, et si le "dossier russe" reste une pomme de discorde entre l’administration Trump et le Pentagone, la politique étrangère de Trump a été marquée globalement par un fort tropisme néoconservateur (Iran, Chine, relation avec les Européens...). La contestation de l’OTAN par Trump n’a été que superficielle et traduit de toute façon le sentiment global des élites américaines à l’égard des Européens, accusés de profiter de l’alliance au détriment des Etats-Unis.
En revanche les élites du renseignement traditionnellement démocrates sont clairement les plus véhémentes dans leur opposition à Trump, qui les a ciblées
depuis le début de son mandat en procédant à des nominations autoritaires et à des chasses aux sorcières au sein de l’administration américaine, en particulier à Washington.
Les élites religieuses continuent de soutenir Trump même si les évangélistes ont marqué des réserves par rapport au personnage et hésitent désormais à afficher un soutien politique clair.
Les élites médiatiques sont presque toutes opposées à Trump, mais leur représentativité et leur influence sur l’opinion sont largement surestimées.
Je vais ajouter le soutien relatif des élites sionistes en raison de la politique ultra-favorable de Trump envers Israël, quoiqu’en disent les soralo-binaires qui imaginent un Trump tacticien en train de fourrer Bibi alors que ce dernier couvre Trump de louanges depuis le début de son mandat.
Donc en résumé Trump n’est pas le croquemitaines des élites américaines que les antisystèmes francophones et les complotistes se complaisent à décrire. C’est un président qui déroge à certaines lignes directrices de la politique américaine traditionnelle, dans un style qui n’est ni nouveau (il s’inscrit dans la lignée des présidents populistes et isolationnistes qui rejettent le système bipartisan américain) et surtout faussement radical. Dans les faits Trump rappelle Nixon, un président isolé à Washington qui pour pour concrétiser partiellement les promesses de son "America First" auprès de l’électorat blanc et de la classe moyenne industrieuse, est sans cesse contraint à transiger et donner des gages aux élites du pays et en particulier aux milieux économiques.
Il est au final toujours soutenu par une partie importantes des élites économiques, financières, militaires et religieuses alors qu’il a contre lui les élites politiques, médiatiques et du renseignement.
La seule inconnue, c’est la gestion de l’épidémie de coronavirus.
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