Le NPA a fait moins que l’UPR parce qu’il ne s’est pas présenté aux régionales. Tout le monde sait qu’aujourd’hui le NPA est dans un sale état. Mais il n’en reste pas moins que ce parti est l’héritier de formations anciennes et qui ont, bien que groupusculaires, réussi à présenter un candidat lors de chacune des dernières élections présidentielles. Et puis ce parti compte également plusieurs figures médiatiques, dont notamment Olivier Besancennot qui a rassemblé plus d’un million de voix en 2002 et en 2007.
S’agissant de la prétendue première place du site upr.fr dans la consultation des sites politiques internet, elle provient du classement Alexa Ranking, qui est un outil utile mais qui contient certains biais (je n’ai pas tout compris, mais en gros Alexa comptabilise les visites grâce à un programme qu’il faut installer : comme la plupart des sites ne l’ont pas, ceux qui l’ont installé ont une importance beaucoup plus grande que celle réelle).
Et au delà des biais, il y a de gros soupçons sur la fiabilité des données : un expert a ainsi relevé qu’une partie importante du trafic du site de l’UPR provenait de Thaïlande (15%)
Mais il y a quantité d’autres exemples. Dans un entretien d’actualités de cet été, François Asselineau avait ainsi accusé la blogueuse et intervenante sur le Figarovox Coralie Delaume de l’avoir plagié et j’avais relevé un nombre conséquent d’insultes qui lui avaient été adressées par des militants UPR sur Twitter. J’avoue que je ne me souviens plus trop quand, mais c’est dans ma tweetlist. Il y avait aussi le cas de Sylvain B, qui a été exclu officiellement de l’UPR (en 2012 je crois) pour harcèlement envers un membre du CSA.
Voilà, tu m’as demandé des exemples, je t’en ai fourni 3.
J’ajoute quand même que l’exemple avec Bourdin est le plus pathétique : peu après que François Asselineau eut insulté Jean-Jacques Bourdin, il a été reçu par ce dernier... Et voir le ton mielleux et l’attitude de lèche-cul de François Asselineau donne vraiment la mesure du personnage.
Pour moi, cette vidéo ne prouve pas grand chose si ce n’est que les militants de l’UPR tentent de passer à l’antenne par tous les moyens.
Personne ne peut dire si Patrick Cohen est sincère lorsqu’il croît entendre François Fillon (qui a tenu le discours le plus eurosceptique pendant les primaires, à la notable exception du candidat de témoignage JF Poisson) au lieu de François Asselineau.
Pour ma part, je ne pense pas que l’Union Populaire Républicaine et François Asselineau soient particulièrement censurés dans les médias.
A mon humble avis, François Asselineau n’est pas invité dans les médias en premier lieu parce que les résultats électoraux de l’UPR sont jusqu’ici systématiquement très faibles pour ne pas dire ridicules (0,4% aux Européennes et 0,8% aux régionales). Puis, les médias ont clairement pris en grippe François Asselineau qui insulte régulièrement les journalistes et lance des campagnes d’harcèlement envers les médias pour se faire inviter, dont cette tentative un peu pitoyable est l’exemple.
On ne peut pas à la fois faire un argument d’être prétendument censuré par les médias et réclamer en même temps d’être invité par ces mêmes médias.
Personnellement, j’ai trouvé la conférence très ennuyeuse et je n’ai pas pu aller au bout. Régis Chamagne n’est manifestement pas un orateur.
C’est très certainement un homme estimable qui cherche à faire avancer son pays, mais je ne vois pas trop ce qu’il va apporter.
Il vendra son livre au petit cercle d’amis qu’il a pu se constituer lors de son passage à l’Union Populaire Républicaine (et à l’occasion de son éviction pour le moins inélégante deudit mouvement, qui forcément augmente son capital sympathie), je crains que cela n’aille pas au delà.
Pardonnez-moi, j’ai eu du mal à garder mon attention. A quelle minute exactement R Chamagne parle-t-il de François Asselineau ?
Là où je suis d’accord avec vous, c’est quand vous dites que la plupart des hommes politiques doivent avoir des égos forts, être capables d’imposer leurs volonté sans se laisser fléchir, de rester indépendant. Mais pour autant, je ne souhaite pas que cet égo soit "surdimensionné".
Et avec François Asselineau, pardonnez-moi de rester sous ce post à ce niveau de l’analyse, semble avoir perdu pied avec la réalité, et bon nombre de ses supporters avec lui.
Qu’est ce qu’a réussi concrètement François Asselineau ? A agréger autour de lui 12.000 adhérents nous dit-il, et à se présenter à deux élections nationales (je ne parle pas des autres tentatives pitoyables).
Je veux bien être le plus bienveillant qui soit, mais ce résultat est un peu maigre, surtout quand on le met en face des déconvenues de l’UPR.
La première déconvenue, c’est le résultat de ses élections. 0,4% et 0,8%, je suis désolé, mais c’est minable. La deuxième, c’est que François Asselineau n’a aucunement réussi à faire son trou dans les médias d’où il est blacklisté.
Pour moi, cette "censure" se justifie d’une part par les faibles résultats obtenus et d’autre part par l’attitude contre-productive de François Asselineau, qui non seulement se montre souvent très hautain et agressif envers les journalistes lorsqu’il est invité, mais en plus envoie sa cohorte de militants harceler les journalistes pour obtenir des invitations, puis les insulte lorsqu’il n’obtient pas gain de cause.
Quand bien même François Asselineau parviendrait-il à se présenter aux présidentielles (et après tout, si J Cheminade arrive à se présenter, il n’y a pas de raisons que FAsselineau n’y parvienne pas), il faut arrêter de rêver : François Asselineau fera un score très faible, au maximum d’1%.
Vous dites que vous ne voyez pas qui pourrait faire mieux que lui. Je suis désolé de vous dire que si, et cet homme n’est pas pour rien dans les difficultés de François Asselineau : c’est Nicolas Dupont-Aignan.
Que vous le vouliez ou non, dans l’esprit des rares Français connaissant François Asselineau, les deux hommes sont proches, se positionnant sur le créneau étroit du souverainisme de droite non extrémiste. Alors peut-être que François Asselineau est encore plus europhobe que Nicolas Dupont-Aignan, refuse de se positionner comme étant de droite (ce qu’il est pourtant). Mais ces différences sont cosmétiques.
Et là où François Asselineau est au mieux donné à 1% dans les sondages (et à 0 pour les plus mauvais), Nicolas Dupont-Aignan, lui, est donné jusqu’à 8%.