La biographie de Robert Kouchelevitz (95 ans) vaut le détour.
Né à Paris en 1928 de parents (commerce de fourrures du côté
de Dupleix) venus d’un shtetl de Biélorussie.
Sa mère et lui passent en zone libre, le père reste à Paris.
Le père est arrêté en tentant de passer en zone libre et disparaît
à jamais à Auschwitz.
Robert apprend le métier de berger dans le sud de la France,
et rate en partie l’école mais passe le bac avec succès.
De retour à Paris après la Libération (une partie de sa
famille - oncles, tantes - restée à Paris a disparu), s’inscrit dans un cours
préparatoire aux Arts et Métiers.
Passe le concours des A et M en candidat libre (sa prépa. n’a
pas voulu l’inscrire au concours : restes de Vichy). Il est reçu 1er.
Aux A et M, ses professeurs le remarquent et lui suggèrent de
préparer le concours de Polytechnique après sa sortie des A et M, dont il sort
1er.
Il prépare Polytechnique en 1 an à Louis le Grand. Il est
reçu 1er.
Il sort 1er de Polytechnique, loin devant le 2ème.
Il fait l’école des Mines.
Il change de patronyme et devient Robert Dautray.
Il s’engage dans la recherche en physique de la matière au
CEA.
1967 : De Gaulle et Peyrefitte se désespèrent de voir
que la Direction des Applications Militaires (DAM) ne parvient pas à faire
marcher la bombe H (les essais à Mururoa échouent) et nomment Dautrey comme
chef du projet H.
Avec l’aide d’un savant britannique bienveillant qui avait
développé la bombe H anglaise (William Cook) et d’un général français qui a le contact (secret)
avec Cook (général Thoulouze), il réoriente la DAM vers une autre solution d’amorce
de la bombe H, avec succès. Ce titre de "père de la bombe H" lui est néanmoins contesté, Michel Carayol, collaborateur de Dautray, étant un autre acteur majeur dans le développement de la bombe H française.
Il est élu à l’Académie des Sciences.
Il est infiniment reconnaissant aux Français ordinaires qui
l’ont aidé et protégé (dont des gendarmes), lui et sa mère, durant l’Occupation.
Il n’a aucun humour, du moins au vu de sa bio, et un profil psy. un peu « autiste
Asperger » génial.
Une bio. extraordinaire qui illustre ce qu’a pu être cette terrible
période de l’Occupation.
@juanyves Si le fait de ne pas produire d’iphone ou de la musique shobiz c’est ne rien produire, on est grave.
Pour les jeunes, c’est ce qui compte, c’est leur univers avec Facebook, Twitter, TikTok (tiens, les Chinois ont vite compris).
Demain, c’est Chatgpt et ses clones qui battront la mesure. Les Chinois ont là aussi compris qu’il fallait se bouger sur ce créneau.
Avec les Russes, on est à la ramasse sur ces trucs de fou. Faudra qu’on (les Européens) s’allie avec eux pour proposer autre chose. C’est mal parti ...
On voit se déployer un mécanisme humain assez redoutable et
qui fonctionne toujours impeccablement, comme par le passé : la déshumanisation
des ennemis.
Cela rejoint le slogan, c’est la même mécanique rationnelle,
pas besoin de recourir à la relativité : « pas de liberté pour les
ennemis de la liberté », « pas d’humanité pour les ennemis de l’humanité
(nos ennemis) ».
@juanyves Le truc de je suis plus fort que toi ou ces conneries de compète c’est de la cours de récré
Je sens comme une colère rentrée. Une mère russe, à la Gary ?
les français qui sont largués (écrasés, humiliés) par
les américains
Stop les carabistouilles. S’il y a un domaine où les Français
sont très forts, c’est bien les moteurs d’avions, avec Safran. Champions du
monde, comme pour le Luxe.
les chinois sont en train de larguer les américains
La grande question pour les 50 ans à venir. Ça craint sévère
pour les Américains et pour nous. Manu (super intelligence ?) s’en est rendu
compte et essaye de placer quelques billes côté chinois. Colère hystérique de
tous nos pro-yankees.
Le boa constrictor (le jeu de go) va-t-il étrangler le tigre
(le jeu de poker) ?
va faire un tour à Moscou, tu y apprendra des choses mieux
qu’en regardant LCI ou en lisant Sylvain Tesson
Quand j’étais plus jeune, le slogan des fachos contre les
cocos était « à Moscou ». Aujourd’hui, vous reprenez ce slogan mais
avec une signification totalement différente : comme le monde change !