Vous avez affirmé
qu’il existe des peuples d’esclave (comme les Russes)
Peuples « d’esclaves »
avec des guillemets.
L’idée que j’exprimais est qu’une
société très dure, avec l’invasion tatare, le servage étendu, le froid a pu
créer une langue très belle, riche, subtile. La littérature qui a « créé »
cette langue est apparue assez tard (Pouchkine). Le processus de création d’une
langue est assez mystérieux. Miraculeux pourrait-on dire, pour le russe comme pour le français.
Pour le reste de votre topo, lisez Attali qui explique le rôle éminent des juifs dans la finance, le commerce et bien d’autre chose. Je suis en train de lire la biographie d’un savant français d’origine juif-bielorusse, un scientifique génial, Robert Dautrey (Robert Kouchelevitz) : c’est lui qui a dirigé la mise au point de notre bombe H et a trouvé l’astuce permettant de faire marcher l’amorce. Vous êtes protégé grace à un "esclavagiste", pas vrai ?
A vous suivre, on pourrait croire que la rage russophobe des Glucksmann père puis fils et de
BHL (avec en plus ses guerres - Libye - et sa fortune d’origine africaine) tiendrait
du retour du refoulé.
Mais je ne vous suis pas dans
cette voie essentialiste.
Tout le monde a pratiqué l’esclavage,
de même que tout le monde a fait et fait toujours du commerce (l’esclavage
était une branche du commerce).
Il n’y a pas de « peuple
esclavagiste », ça n’a jamais existé, pas plus qu’il n’y a de peuple
esclave par vocation comme le pensait Adolf Hitler à propos des slaves.
Point Godwin à effacer, mais c’est
parfois justifié.
@juanyves ils produisent ce dont ils ont besoin, c’est déjà énorme.
Oui et non. Ils produisent des bagnoles, mais sous licence étrangère. Renault est parti mais les Chinois se bousculent au portillon. En matière de microprocesseurs, ils sont largués par les Asiatiques et les Américains. Il y a un désintérêt "politique" (priorité au militaire, à l’espace) voire un mépris culturel (l’âme slave) pour les produits de grande consommation de qualité. Comme l’écrit dans un de ses romans Sylvain Tesson, quand on franchit la frontière qui sépare la Russie de l’Estonie, on change de monde.
Il n’y a pas eu d’élection importante depuis un an. Et l’on aime bien dire, par chez nous, que les votes sont truqués (mais de combien ? Pour Loukachenko, je pense que ça compte mais pour la Russie, je serais tenté de dire que la triche est assez marginale). Attendons l’année prochaine, il y a des élections.
Et dans les opposants à Poutine, il y en a les 3/4 qui ne lui reprochent pas de faire la guerre, mais de ne pas être assez offensif.
Sources ? La société russe est un peu comme la nôtre, assez "ramollie", les mamans n’aiment pas bien voir leurs fils partir à la guerre.