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Eddy

« Le patriotisme, c'est l'amour des siens ; le nationalisme, c'est la haine des autres. »
Romain Gary

Tableau de bord

  • Premier article le 17/04/2012
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Derniers commentaires




  • 19 votes
    Eddy ROOS 5 avril 2013 22:40

    La critique que fait l’UPR du FN est hautement plus poussée que celle des diffuseurs de pensée unique et de bonne morale artificielle : elle dresse l’analyse d’un parti qui, que ce soit de sa propre volonté ou non, sert le système qui le ressort à bon gré du placard comme un épouvantail, en lui redonnant selon le besoin variable un plus grand accès à l’antenne, chaque fois qu’il en a besoin pour servir de repoussoir pour défendre les idées que le systèmes ne veut pas qu’on défendent.
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    C’est la réalité. L’UPR est un mouvement d’union citoyenne provisoire qui se veut être un rassemblement de libération nationale. Dans l’histoire, ceci n’a été possible que par le fait d’accepter de mettre les divisions de côtés. À l’UPR, tous les sujets potentiellement clivant, mais surtout inutilement clivant, sont mis de côté, pour ne pas qu’on épuise nos force à se battre à coup de poisson pas frais entre Gaulois lorsque que les Romains font la loi dans le village. L’immigration fait partie de ces sujets qui divisent, et continuer à se diviser là-dessus est inutile pour le moment puisque dans le cadres des traités dont nous voulons sortir, ce sont les institutions européennes et supranationales qui dictent notre politique d’immigration, quelle que soit celle qu’on puisse désirer, c’est donc une question de sens des priorités. À quoi sert-il de s’écharper sur ce dont aucun de nous ne décidera, qui qu’on envoie à l’Élysée, tant qu’on ne sort pas des traités européens ?
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    C’est pour quoi il y a autant de pro-immigration certainement à l’UPR, qu’il y a des anti-immigration. Ils ont compris l’importance de faire la part des choses en terme de priorité pour se rassembler au préalable en parallèle de leur division qui devront être discutées une fois la démocratie française rendue dans la seule main des Français, mais pour cela il faut d’abord que toute la nation se retrouve sur la sortie de la prison des peuples qu’est devenue la construction européenne, et sur un programme de refonte profonde de nos institutions et de notre modèle démocratique, type CNR. Ce qu’est en train de réaliser l’Union Populaire Républicaine, et ce pour quoi les médias allant dans le sens du système font tout pour que cette voix ne soit pas portée à la connaissance des Français. Mais aucun verrou n’est éternel.



  • 26 votes
    Eddy ROOS 5 avril 2013 20:04

    La question est légitime, la réponse aussi. Pour un parti qui est une entreprise familiale qui finalement se sent à l’aise dans le système depuis 30 ans, et qui change d’avis sur tout et son contraire toutes les semaines, c’est sûr que le doute pour savoir s’il ferait ce qu’il a dit une fois au pouvoir, est permis (surtout qu’il a tellement tout dit qu’il peut finalement faire ce qu’il veut...).
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    Mais l’UPR dans sa démarche même a voulu fondamentalement se placer en rupture avec ça. Sa charte fondatrice est l’élément clé, le point cardinal qui fait que l’UPR dit constamment la même chose sans jamais s’être renié, qui fait qu’elle est à la foi le lien fédérateur, le contrat de confiance pour ce rassemblement provisoire trans-partisan le temps de libérer le pays de ses chaines contemporaines, qui lie tous les adhérents au mouvement entre eux, mais aussi de fait la charte qui dicte la droiture d’Asselineau.
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    Il le dit lui-même dans ses conférences : c’est en cela que l’UPR est, contrairement a ce que ses opposants vocifèrent quand ils n’ont plus rien à dire, la formation politique à qui on peut le moins prêter les caractéristiques d’une secte. Dans tous les partis de nos jours, le leader, qu’il s’agisse de Hollande, de Copé, de Le Pen, de Dupont-Aignan (pour ceux dont on a le plus d’exemple en tête...) peut dire tous les jours le contraire de ce qu’il avait affirmé la veille, quasiment tous ses partisans qui défendaient ce qu’il disait alors avant, suivent comme des moutons et se font les avocats de l’argumentaire de leur gourou.
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    Dans le cas de l’UPR, tout le monde dit la même chose là-dessus, Asselineau le premier : le jour où il dévira des analyses posée par cette charte pleine, de pondération et sur laquelle tout le monde accepte de se rejoindre temporairement pour rétablir une vraie démocratie, et se met à contredire son propre discours, vous pouvez être sûr que la plupart des adhérents de l’UPR claqueront la porte. Il est ainsi tenu et obligé comme n’importe quelle personne se retrouvant dans cette charte, de la respecter en chaque instant de son action politique.
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    Peut-on en dire autant dans les autres partis où les leaders peuvent changer d’avis comme de chemise et dicter la pensée de leurs militants comme il l’entendent ? Je ne crois. Y compris au FN...



  • 2 votes
    Eddy ROOS 5 avril 2013 16:44

    Relisez-moi. Si jamais il apparaissait insuffisant, nous pourrions nous réclamer de bien d’autres choses encore pour sortir souverainement quand même, oui. Mais dans un tel scénario, la mise en avant préalable de l’article 50 qui aurait qui s’il est une impasse comme le dise ses détracteurs, aura permis de mettre sereinement à la face du monde l’impossibilité pour un peuple en Europe de faire ce qu’il veut.
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    Tandis qu’à l’inverse, y aller tout azimut en disant : on rompt le traité sans respecter ce que nous avions dit que nous respecterions, nous les 27 signataires, comme procédure normale si jamais l’un de nous voulait sortir, et on fait comme on veut et même pas dans les formes parce qu’on vous emmerde, c’est se mettre dans la position du mauvais coucheur et ce serait une grave faute stratégique.
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    Et ceux qui voudraient répondre oui mais le traité il n’a pas été signé par le peuple mais par ses représentants donc on n’a qu’à faire comme s’il n’existait pas, c’est au moment de la ratification par tous nos élus réunis en congrès, en 2008, qu’il fallait faire son warrior et prendre les fourches. Aujourd’hui, pour la planète entière M.Sarkozy a été démocratiquement élu et toutes les forfaitures qu’il a commis depuis ont reçu mandat d’un peuple qui l’a souverainement élu... C’est de cette réalité qu’il s’agit.
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    L’article 50 est donc la meilleure arme dans le fond comme dans la forme, du moins tant qu’on ne l’a pas essayé.



  • 3 votes
    Eddy ROOS 5 avril 2013 13:28

    M.Chalumeau fait, comme d’autres que l’on connaît, l’analyse juridique à laquelle il ne peut apporter que des nuances sans tout à fait démontrer que c’est une voie obligatoirement bouchée.
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    On pourrait rejoindre ces personnes sur la simple analyse technique - sur leurs nuances du moins - mais le problème c’est que cette analyse purement technicienne s’exempte de l’analyse et du raisonnement politiques.
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    L’UPR l’a suffisamment rétorqué sans qu’on ne soit jamais capable de répondre concrètement à cela : Le jour ou un pays, qui a l’aura qu’est celle de la France dans le monde, qui est le second contributeur net de l’UE, déclenche un séisme mondial en disant « Les Français ont voté pour quitter la construction européenne et cesser immédiatement la participation budgétaire de la France au processus », que resterait-il donc en face de soudain si uni pour faire la vie dure à l’entreprise de sortie de la France ?
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    N’y a-t-il aucun peuple de nos grands voisins qui se mettrait soudain à déclarer vouloir faire de même de son côté ? Serait-il plus crédible que tous les pays de l’UE, au bord de la rupture diplomatique permanente car incapables de se mettre d’accord jusqu’ici, fassent bloc pour emmerder la France alors qu’ils savent que les traités dont nous voulons sortir sont d’une effroyable contrainte pour eux aussi ? Ou c’est un délitement généralisée de la construction européenne et un formidable vent de libération ardemment désiré, qui sont les plus probables ?
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    Nous savons tous ici quelle est la réponse la plus mathématiquement et sociologiquement crédible. Il n’y aura très vite plus grand chose de solide et de bien cohérent (ça ne l’est pas déjà !) pour empêcher la France de sortir le plus souverainement et de la façon la plus immédiate possible de cette construction qui s’effondrera comme un château de cartes. L’article 50 est l’instrument pour faire trembler la table car nous sommes convaincus que ce simple fait fera s’écrouler ce château. Et quand bien même, si jamais l’impossible se produisait, et que nos cosignataires seraient soudain tous rangés les uns derrière les autres pour tenter de nous faire rentrer dans le rang, et bien nous n’aurions qu’à nous extraire de nous même comme l’explique M.Chalumeau.
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    Sauf qu’en ayant misé d’abord sur l’article 50, en ayant fait une déclaration souveraine d’un retentissement assurément planétaire, même en cas de découverte de l’impasse, nous aurons mis au fait la planète entière du problème d’une impossibilité pour un État de sortir souverainement et comme il se doit de traités, ce qui est contraire au droit international. Nous aurions alors une légitimité appuyée aux yeux de l’écrasante majorité des pays du globe, pour envoyer valser tout ce bazar.



  • 4 votes
    Eddy ROOS 22 janvier 2013 03:04

    Oui, tellement anti-européen qu’il a oublié de parler d’en sortir dans sa profession de foi envoyée à 46 millions d’électeurs au moment de pouvoir de briguer le pouvoir...
     
    le FN n’a pas proposé noir sur blanc de sortir de la destructrice construction européenne par la seule voie possible : la sortie de l’UE qu’il n’ose jamais prononcer en ces termes, pour préférer faire tourner en bourrique les Français en continuant à faire croire qu’on peut réformer et réorienter la construction européenne selon les seules vues françaises avant tout (impérialisme inconscient te revoilà...). Et ajoutons que le conseiller économique de Mme Le Pen, monsieur Jean-Richard Sulzer en personne, a confirmé à François Asselineau, devant témoins à BeurFM le 15 novembre dernier, que le FN est pour une autre Europe mais effectivement ne propose pas d’en sortir.
     
    Pardonnez-moi, mais le FN n’a réussi en 30 ans qu’à se jeter dans le piège de la diabolisation que lui a tendu le système (car au fond il l’utilise comme variable et s’en sert à bon escient), à se faire qualifier d’extrême-droite, et à révulser sans l’aide de personne mais par sa nature même, quasiment tous les gens de gauche, et à entretenir la division entre Français sur tous les sujets sociétaux possibles. Donc libre à vous soutenir encore pareil poulain, personnellement je crois que c’est un vieux canasson bon pour la retraite étant donné ses résultats. Car désolé encore une fois, mais en quoi le FN pèse ? Le FN ne pèse jamais que ce que les médias lui donne comme temps de parole qu’il ne donne pas à d’autres. Lesquels, comme un François Asselineau ou un Dupont-Aignan notamment, feraient sans doute bien mieux avec le même temps accordé dans les médias...
     
    Voilà ce que pèse le FN aujourd’hui : http://www.u-p-r.fr/actualite/france/le-vrai-resultat-mme-le-pen-fait-baisser-le-score-de-l-extreme-droite-de-2002
     
    C’est à dire pas plus qu’hier en pourcentage de suffrages exprimés, en réalité.
     
    Cordialement.

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