Certes, c’était dans un cours d’éducation civique, mais il est dans l’école de la république et donc il n’a pas le droit de présenter quelque chose de légal comme un crime. En tant que professeur il n’a pas le droit d’imposer son opinion personnelle car le contenu des cours est défini par l’éducation nationale et il doit le respecter. S’il n’est pas content de cette situation alors il n’a qu’à aller dans le privé.
L’éducation civique et sociale ce n’est pas non plus un cours de médecine sur les techniques d’avortement.
1) Il n’y a pas de propagande pro avortement, mais seulement une présentation des procédures légales et des contraintes médicales aux personnes qui sont potentiellement concernées à court terme car il normal et nécessaire que les gens connaissent à temps leurs droits sur les questions essentielles. Le planning familial ne fait qu’appliquer la loi ce qui est bien la moindre des choses.
2) Une propagande anti-avortement qui viserait à culpabiliser les adolescentes à l’école dans le but d’empêcher qu’elles recourent à l’avortement n’est pas légitime par nature car au plan logique, culpabiliser les gens par rapport à l’exercice de leurs droits est complètement absurde. Les pro-vie veulent empêcher l’application de la loi ce qui est abusif.
3) Le but des anti-avortement est de revenir à la criminilisation de l’avortement ou à tout le moins limiter le nombre d’avortement ce qui est parfaitement légitime, mais le débat doit être porté au niveau politique ou dans les médias et non dans le milieu scolaire, car l’école de la république est tenue d’appliquer la loi existante et non de la contester.
En attendant un droit est un droit et toute action tendant à empêcher son libre exercice est illégale.