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Erca

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  • Premier article le 08/02/2011
  • Modérateur depuis le 23/03/2011
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    Erca 25 juillet 2011 16:25

    Sans être un spécialiste ni de la philosophie ni de Rousseau, je crois pouvoir dire, à partir du peu que j’ai lu de son oeuvre,  que c’est une erreur de le classer parmi les idéalistes / "classiques". Tout tend à montrer au contraire qu’il est matérialiste.


    Par exemple, lorsque le conférencier explique (45’) que, dans une logique matérialise, la technique conditionne historiquement l’ordre social, Rousseau dit exactement la même chose dans l’Essai sur l’origine des langues.


    Il suffit d’ailleurs de cerner le fondement anthropologique de Rousseau pour s’en convaincre. Celui-ci est notamment explicité dans le Contrat social (I, II) lorsqu’il dit : "[La] première loi [de l’homme] est de veiller à sa propre conservation, ses premiers soins sont ceux qu’il se doit à lui-même, et, sitôt qu’il est en âge de raison, lui seul étant juge des moyens propres à se conserver devient par là son propre maître."

    Le dernier chapitre du Contrat social (De la Religion civile) est une illustration du matérialisme de Rousseau, car il montre une thèse en contradiction avec l’universalisme rationaliste dominant de son siècle, en prônant au contraire un différentialisme historique.

    "La fantaisie qu’eurent les Grecs de retrouver leurs dieux chez les peuples barbares, vint de celle qu’ils avaient aussi de se regarder comme les Souverains naturels de ces peuples. Mais c’est de nos jours une érudition bien ridicule que celle qui roule sur l’identité des Dieux de diverses nations ; comme si Moloch, Saturne et Chronos pouvaient être le même Dieu ; comme si le Baal des Phéniciens, le Zeus des Grecs et le Jupiter des Latins pouvaient être le même ; comme s’il pouvait rester quelque chose commune à des Êtres chimériques portant des noms différents !"


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    Erca 25 juillet 2011 15:48

    @Flamm : Pas grand-chose à ajouter à ce qu’a dit iakin, si ce n’est peut-être cet extrait du "Génocide voilé" de Tidiane N’Diaye (2008), qui permet d’illustrer le propos.


    "On sait que l’homme fut de tout temps soumis "au joug de l’Homme" (saint Augustin) : esclavage, servage, voire, de nos jours, prostitution et exploitation des enfants... Ce fut le lot des civilisations, aucune n’y a échappé. Aussi, proclamer que telle société fut "esclavagiste" ou eut telle ou telle pratique immorale est, en quelque sorte, s’ériger en juge d’une tare probablement universelle. Car Africains, Européens (Grecs, Romains, etc.), Arabes, Persans, Chinois, Indiens du Mexique et des Andes, tous, peu ou prou, se sont employés, sous diverses formes, à la pratique d’un système que notre éthique moderne réprouve. La force ou les religions furent les armes qui permirent de l’imposer en toute tranquillité d’esprit. Chrétiens et musulmans en abusèrent. 


    Il est vrai que le combat politique ou juridique remplace aujourd’hui la morale. Chacun y va de son couplet, et c’est à qui fera le mieux entendre sa voix, quelquefois dans une sorte de concurrence des Mémoires. Loin de nous l’idée de vouloir communautariser l’histoire ou les Mémoires, ce qui serait la porte ouverte à une hiérarchisation victimaire. Mais force est de reconnaître que la dimension prise par la traite et l’esclavage qu’ont subis les peuples noirs dépasse en nombre de victimes, en durée et en horreurs tout ce qui avait précédé. Et dans la genèse de ces malheurs, historiquement la traite négrière est une invention du monde arabo-musulman. 


    L’ampleur de cette tragédie inaugurée par les Arabes est en cela unique : elle correspond à une forme inédite d’esclavage, de par son intensité, sa justification, sa nature mais surtout sa durée – treize siècles – et le nombre de sociétés qui l’ont pratiqué. Cette entreprise gigantesque aurait pu conduire à la disparition totale des peuples noirs sur le continent africain. Tout cela pour satisfaire les besoins expansionnistes, marchands et «  domestiques » des nations arabo-musulmanes."



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    Erca 21 juillet 2011 22:06

    C’est Saxo Bank qui a fait pression pour qu’il coure le Tour, lui n’était pas chaud du tout. Il est certain que le Giro lui pèse dans les jambes...



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    Erca 20 juillet 2011 18:52

    @Niza : J’ai vu la vidéo et pour moi Voeckler ne relance pas, d’ailleurs il est désolé par la scène dans laquelle il a bien failli être entraîné aussi (il hoche de la tête et fait signe de désapprobation). Ce n’est pas parce qu’il se met en danseuse qu’il attaque... Après est-ce qu’il aurait dû s’arrêter ? Les autres échappés ne le font pas non plus, qui l’aurait fait ? Si on commence à s’arrêter dès qu’il y a une chute, la course devient un peu insensée... Comme je l’ai dit c’est un fait de course.



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    Erca 20 juillet 2011 14:27

    @Niza : Vous en savez plus que moi manifestement. Ce qui est certain c’est qu’il ne peut pas se doper au niveau où se dopent les meilleurs, il n’en a pas les moyens. Sinon je n’ai pas pu suivre l’étape que vous évoquez, s’il a attaqué tout de suite en sachant ce qu’il s’est passé, il est certain que ce n’est pas très glorieux, mais dans l’absolu ce genre d’événement fait partie de la course. Mais vous avez sans doute raison, un coureur n’est jamais tout blanc et il est dangereux de faire de quiconque une idole.

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