Diviser pour régner est le propre des régimes autocratiques, mais il arrive qu’une milice supplétive échappe au contrôle du pouvoir central. C’est ce qui se produit ici.
On s’étonnait de la dissidence de communication de Prigojine depuis des mois, jamais en temps de guerre on n’avait vu ça dans un grand pays. Alors est-ce que ses forces ont été pilonnées par l’armée pour le pousser à la faute, ou a-t-il été soudoyé par un meilleur payeurs, on ne sait. Les Ukrainiens appellent cet épisode ’’la discorde chez l’ennemi’’, ça ne vous rappelle rien ? ’’L’expérience prouvera l’erreur des militaires, de
Gaulle insiste sur la suprématie du pouvoir civil sur les militaires
parce que le premier doit avoir une vision des choses beaucoup plus
large que les seconds’’ ’’doit avoir’’, mais manifestement parfois n’a pas !
@smartphone N’allez pas dire aux Russes qu’ils sont à 500km de leur frontière, selon leur discours officiel, ils sont chez eux. Le problème des mégatonnes, c’est que c’est réciproque, nul ne songe à en arriver là.
@nono le simplet En tout cas, à ce stade la stratégie de ’’tâter le terrain’’ conduit à buter partout sur des défenses solides, et si l’objectif était de provoquer une dispersion de l’adversaire (diversion, déception), manifestement il a des ressources, on revoit même des avions. Si on regarde la carte, il faut une loupe pour voir l’avancée, et à quel prix, comme sur le front de Somme en 1916. Alors les bons apôtres de plateau télé disent : ’’livrons enfin des avions et renforçons le reste en vue d’une future véritable contre-offensive’’. Mais en face, ils suivront l’escalade, avec en outre une plus grande réserve de combattants potentiels.
PS : et pendant ce temps Poutine plastronne devant des représentants du reste du monde, loin d’être isolé diplomatiquement. On prend la mesure de l’occidento-phobie croissante.