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Les « Ténèbres » :
La lumière blanche engendrée par la radiation solaire, les lumières colorées engendrées par les radiations stellaires, l’azur céleste produit par l’ozone, forment un ensemble de couleurs que nous voyons plus ou moins pendant le jour.
Mais, dans l’hémisphère nocturne on ne voit plus rien, tout s’efface, toutes les couleurs disparaissent et « le noir » forme le fond de notre horizon.
Cette couleur noire, qui couvre tout en l’absence des étincelles qui font la lumière, est celle de l’azote qui remplit l’espace.
Partout où nous voyons du noir, dans les raies spectrales, dans les espaces qui séparent les radiations, etc, c’est l’azote universel que nous voyons, puisqu’il est partout où un autre corps n’est pas.
Bonus : l’Azur céleste :
La lumière résulte de la rencontre et du choc de deux radiations ; mais toute radiation ne devient pas lumière.
Il faut, pour que le phénomène se produise, des circonstances particulières : une direction rectiligne, une certaine intensité.
Lorsque l’intensité n’est pas suffisante, c’est-à-dire lorsque les courants sont faibles, leur rencontre ne se traduit pas par une explosion lumineuse, elle se traduit par une capitulation, c’est-à-dire par une combinaison. Les atomes qui se rencontrent s’unissent, ils forment des molécules. Le mouvement est annulé comme si le choc produisait la lumière. Les radiations qui s’arrêtent et combinent ainsi leurs atomes, donnent naissance à un gaz.
S’il s’agit des atomes d’oxygène, ce produit de la rencontre de deux courants est de l’ozone.
S’il s’agit d’un autre élément actif, le produit est un autre composé spécifique. On a trouvé que le soufre, le chlore, et d’autres, sans doute, avaient leur ozone, c’est-à-dire un composé jouant le même rôle vis-à-vis d’eux que l’ozone par rapport à l’oxygène.
L’ozone est un gaz bleu. Vu en petite quantité, sa couleur n’est peut-être pas apparente, mais à l’état liquide il est bleu. Il règne continuellement dans notre atmosphère et donne au ciel sa couleur azurée. C’est un fond transparent à travers lequel nous voyons tout ce qui est au-delà.
Ainsi, la couleur bleue qu’on attribue aux nébuleuses nous semble être celle de l’ozone à travers lequel nous les voyons ; les nébuleuses ne doivent pas avoir de couleur propre puisque ce ne sont que des amas de particules obscures.
L’ozone se forme spontanément dans la nature chaque fois que deux radiations se rencontrent dans les conditions voulues, ce qui a lieu plus particulièrement après les orages. C’est alors que l’on remarque l’odeur particulière qui a fait donner à ce composé son nom d’« ozone » (en grec, « je sens »).
La couleur verte dans la nature :
Lorsqu’un courant électrique faible rencontre un autre courant faible il se produit de l’ozone. Nous avons vu (dans l’article intitulé « LA VIE ») que c’est le premier phénomène qui apparaît à l’origine de la vie.
Lorsque le courant de la trachée rencontre dans l’espace un courant électrique faible, il se forme dans la feuille de l’ozone.
L’ozone est bleu. Et non seulement il possède cette couleur à l’état de gaz libre, mais il la donne à l’amidon en présence de l’iode. Le granule qui se couvre de chlorophylle est toujours l’origine d’un grain d’amidon. C’est autour de chaque grain d’amidon que se condense une couche de protoplasma nettement limitée en dehors, d’abord jaune, puis verte, et que se constitue chaque grain de chlorophylle.
Cette couche superficielle se colore en bleu par l’ozone, en présence de l’iode que toute feuille contient en quantité plus ou moins grande.
Comme la couleur primitive du granule était jaune pâle, qui brunit en s’oxydant, il résulte du mélange de cette couleur première avec la couleur secondaire bleue donnée à l’amidon par l’ozone un mélange qui apporte à notre œil l’impression du vert. La chlorophylle résulte donc d’une matière jaune, la « xanthophylle », formée aux dépens de la substance onctueuse qui règne dans l’enveloppe de la trachée-déroulable, et d’une matière bleue, la « cyanoxantine » formée dans la couche superficielle sous l’action de l’ozone.
La Révolution française : version et « père-version »
C’est, de tout temps, l’esprit de la femme qui a guidé le monde. Quand la femme pense et agit, le monde marche ; quand elle tombe dans l’apathie intellectuelle, quand elle se laisse réduire en esclavage et abdique son pouvoir, le monde tombe dans l’obscurité.
Tous les grands mouvements de l’esprit sont dus à l’initiative féminine. La femme donne l’impulsion, l’homme la suit.
Le grand mouvement philosophique qui au XVIIIème siècle a remis tous les problèmes de la Nature en discussion a été, tout entier, fait par des femmes.
C’est dans les salons philosophiques que commença, le mouvement, qui ne fut, en somme, que l’écho des idées émises par les Femmes.
Les Femmes initiatrices de l’idée furent : la princesse d’Hénin, la maréchale de Luxembourg, Mme de Bouillon, Mme Geoffrin, Mme Helvetius, la marquise de Condorcet, Mme Necker, Mme Roland, Mme Tallien, Mme Simon, Mme Candeilh, Mme de Tencin, Mme d’Houdetot, Mme d’Épinay, Mme du Châtelet, Melle de Lespinasse, Théroigne de Méricourt, et tant d’autres qui furent les amies des philosophes, véritables hétaïres modernes, qui continuèrent l’œuvre des « sorcières » et jetèrent dans le cerveau des hommes toutes les idées qui firent éclore la Révolution.
Les unes étaient érudites et lisaient le grec à livre ouvert, d’autres furent des savantes qui élargissaient le champ des connaissances humaines, il y eut des philosophes et des psychologues, des physiciennes et des naturalistes, toutes étaient charmantes et, par le charme de leur conversation, stimulaient l’esprit masculin.
C’est ce grand réveil de la pensée féminine, se dégageant subitement des entraves du Christianisme, qui prépare la Révolution. Mais cette première révolte de l’esprit de la femme en face des erreurs du vieux monde n’est pas bien comprise par l’homme, elle est défigurée, mal interprétée, mal rendue, elle est traduite en idées masculines.
Tout ce que la femme demande pour elle, l’homme, dans la traduction qu’il fait des idées de la femme, le demande pour lui : les femmes réclament leurs droits, les hommes alors les réclament aussi, et, chose étrange, dans cette société où l’homme est tout et la Femme rien, nous voyons des révolutionnaires, appliquant à leur sexe les aspirations féminines, demander « les Droits de l’homme », parce qu’ils ont entendu dans les salons des dames demander les droits de la Femme !
Les hommes demandent leurs droits alors qu’ils les ont tous, alors que, pendant tout le Moyen Age et même la Renaissance, ils ont vécu en despotes, dépassant de beaucoup leurs « droits ».
C’est ainsi que la Révolution préparée par la femme pour être l’avènement de la justice ne fut que l’avènement d’un système bâtard qui vint détruire l’ancien régime, mais ne le remplaça pas par ce que la femme avait rêvé.
(...)
Le mouvement féminin du XVIIIème siècle fut représenté sur les trônes, dans les salons, dans la bourgeoisie, dans le peuple.
La Femme s’éveilla partout à la fois.
Depuis la Renaissance, ne voyons-nous pas la grande Elisabeth d’Angleterre, de qui date la prospérité de l’Angleterre ?
- En Espagne, la Reine Isabelle, qui protégea Christophe Colomb.
- En Autriche, Marie-Thérèse, qui savait entraîner les Margraves de Hongrie.
- L’empire de Russie doit sa civilisation à quatre femmes qui y règnent avec éclat.
La France ne voulut pas de Reine. Elle paya cette impiété par la Révolution qui, elle, ne voulut plus de rois.
Descendant des trônes, le mouvement se propagea dans la haute société, et c’est dans les salons que vont naître les idées d’indépendance et de progrès. Les femmes de cette époque brillent dans les sciences ; à côté des étoiles de première grandeur auxquelles il faut consacrer des pages spéciales, que de satellites oubliés !
C’est la marquise de Fonseca, une naturaliste qui travaillait avec Spallanzani, et qui fut pendue a 30 ans à Naples en 1799.
Elle était du parti français à la suite de la République parthénopéenne, et fut condamnée à mort malgré un traité formel.
C’est Lady Montagu, femme d’un ambassadeur anglais, qui vécut longtemps sur les rives du Bosphore et profita de sa situation privilégiée de femme de diplomate pour étudier les mœurs et nous les décrire dans une relation traduite en 1805.
C’est elle qui rapporta en France le vaccin, dont les hommes firent gloire à Jenner qui sut exploiter à son profit l’Idée d’une femme.
En même temps, un mouvement populaire se produisit. Le 5 octobre 1789, les femmes se massèrent sur la place Louis XV ; elles ne réclamaient ni émancipation, ni droits politiques, elles demandaient du pain. Théroigne de Méricourt, l’illustre Liégeoise, les entraînait, Maillard les conduisait.
Le 25 octobre, les femmes de Paris adressèrent à l’Assemblée Nationale une motion dans laquelle elles demandaient l’égalité des deux sexes, l’accès aux places et emplois qui sont à leur portée.
À suivre...
Au verset 5 du second livre de Samuel, il est dit : « Il n’en était pas ainsi de ma maison ; mais Elle m’a établi dans une alliance éternelle, bien ordonnée, et ferme en toutes choses. Elle est toute ma délivrance et tout mon plaisir, et ne fera t-elle pas fleurir ma maison ? »
Cette « alliance éternelle et bien ordonnée » dont parle le verset 5 est la base de la fondation d’une immense fraternité secrète qui a été éternelle en effet, puisqu’elle est devenue la Franc-Maçonnerie.
La Franc-Maçonnerie est d’origine hébraïque, tous les mots de passe sont des vocables hébreux, ses légendes sont tirées de l’histoire du peuple d’Israël.
Les luttes soutenues par la Reine Daud (devenue, par altération des textes, le roi « David ») avaient fait comprendre à cette grande femme que la puissance féminine, qui s’affaiblissait, ne reprendrait ses forces que dans une organisation nouvelle, mais secrète, qui permettrait aux défenseurs de l’ancien régime gynécocratique de se réunir, de s’instruire, de se concerter pour l’action contre l’envahissement du pouvoir masculin qui s’imposait par la force.
Elle comprit que les femmes ne pouvaient plus lutter ouvertement et qu’il leur fallait désormais trouver un moyen de se réunir pour s’entendre et continuer à enseigner l’antique vérité, sans être inquiétées par leurs ennemis.
On retrouve partout cette préoccupation des femmes antiques qui leur fait chercher « la sécurité », ce qui prouve bien que les hommes les persécutaient, qu’ils empêchaient leurs réunions, par ruse ou par violence, en même temps qu’ils les livraient à la raillerie et à la calomnie des « impies », c’est-à-dire des envieux, des hommes pervers (on voit que les temps ont guère changé).
C’est alors que nous voyons naître l’institution d’une grande Société secrète, et jeter les fondements d’un Temple, sanctuaire respecté où les femmes et leurs alliés s’entourent de grandes précautions, pour empêcher l’introduction parmi elles de ceux qui pouvaient les trahir.
La reine Daud ne fut pas seule à fonder l’Institution secrète qui devait se propager jusqu’à nous à travers la Franc-Maçonnerie. Elle eut deux collaboratrices : deux Reines-Mages (ou Magiciennes) qui, avec elle, formèrent le Triptyque sacré que les trois points de l’Ordre ont représenté depuis. L’une est Balkis, Reine d’Ethiopie (appelée la Reine de Saba), l’autre est une Reine de Tyr, que l’on a cachée derrière le nom d’Hiram 1er.
Cependant, Joseph de Maistre, dans « Mémoire au duc de Brunswick » (1782), dit ceci : « Tout annonce que la Franc-Maçonnerie vulgaire (moderne) est une branche détachée et peut-être corrompue d’une tige ancienne et respectable ». « C’est bien ainsi qu’il faut envisager la question, précise René Guénon : on a trop souvent le tort de ne penser qu’à la Maçonnerie moderne, sans réfléchir que celle-ci est simplement le produit d’une déviation. Les premiers responsables de cette déviation, à ce qu’il semble, ce sont les pasteurs protestants, Anderson et Desaguliers, qui rédigèrent les Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre, publiées en 1723, et qui firent disparaître tous les anciens documents sur lesquels ils purent mettre la main, pour qu’on ne s’aperçût pas des innovations qu’ils introduisaient, et aussi parce que ces documents contenaient des formules qu’ils estimaient fort gênante. Ce travail de déformation, les protestants l’avaient préparé en mettant à profit les quinze années qui s’écoulèrent entre la mort de Christophe Wren, dernier Grand-Maître de la Maçonnerie ancienne (1702), et la fondation de la nouvelle Grande Loge d’Angleterre (1717). Cependant, ils laissèrent subsister le symbolisme, sans se douter que celui-ci, pour quiconque le comprenait, témoignait contre eux aussi éloquemment que les textes écrits, qu’ils n’étaient d’ailleurs pas parvenus à détruire tous. Voilà, très brièvement résumé, ce que devraient savoir tous ceux qui veulent combattre efficacement les tendances de la Maçonnerie actuelle, bien qu’il y a eu ultérieurement une autre déviation dans les pays latins, celle-ci dans un sens antireligieux, mais c’est sur la « protestantisation » de la Maçonnerie anglo-saxonne qu’il convient d’insister en premier lieu. »
Et Robert Ambelain ajoute : « Ce nouveau rite allait lancer la FM sur une nouvelle voie... qui tendrait à saper certaines valeurs qui font la dignité de l’homme, par l’athéisme, le matérialisme, le laxisme menant à l’amoralisme désagrégateur. » (La Franc-Maçonnerie oubliée)
Les Mystères de Jérusalem
L’instinct, cette force qui nous pousse à la satisfaction des besoins sexuels, a, dans les deux sexes, des conséquences morales toutes différentes ; il porte le mâle au sacrifice d’un élément nerveux qu’il a un grand intérêt psychique à garder, puisque c’est celui qui alimente les fonctions intellectuelles ; il porte la femelle à éliminer l’élément moteur qui est le principe de la destruction organique, tandis qu’elle garde, dans toute son intégrité, le principe sensitif qui n’est pas intéressé dans sa vie sexuelle.
Ces faits, que la science affirme, ont été connus dans l’antiquité, c’est-à-dire dans la jeunesse phylogénique de l’humanité. Et c’est surtout pour prévenir les conséquences fatales que devaient avoir, pour l’avenir de l’homme, les fonctions sexuelles que l’on avait institué des lois morales. Mais les entraves que l’on avait apportées à une fonction dont le besoin grandissait furent peu à peu secouées. Du reste, les hommes cessèrent d’en comprendre la raison, et aujourd’hui on accuse de rêverie ceux qui la retrouvent au fond des légendes, à l’origine des traditions, ou masquée dans les mystères que les religions propagent encore.
Conséquence du « péché originel » (le premier acte sexuel) :
L’homme subit, par cela seul qu’il naît homme, les conséquences d’un ordre de choses contre lequel, pour se sauver lui- même, il doit lutter.
La déchéance est certaine, elle suit la faute dont les conséquences pèsent, non seulement sur l’homme coupable, mais sur toute sa descendance. Cette condamnation contre laquelle les modernes protestent et qui leur semble une injustice absurde, est le résultat de l’hérédité. L’homme transmet à sa descendance ses facultés comme il lui transmet ses organes. S’il diminue ses conditions psychiques individuelles, il donne à ses enfants des facultés amoindries. Les rationalistes modernes disent : Chacun est responsable de ses fautes. Oui, quand ces fautes n’atteignent pas l’organisme ; mais quand la faute est de nature à modifier le fonctionnement physiologique de l’homme et à lui imprimer une tare qui est héréditaire, la faute retombe sur la postérité.
Le péché originel a diminué la valeur morale de l’homme, il a donc été une cause de déchéance pour l’humanité tout entière.
Les conséquences premières de la « Chute », accumulées par la répétition de cette action dans chaque individu, à travers les générations, ont pris des proportions effroyables et mené les races à la dégénérescence finale.
Si nous suivons l’évolution sexuelle de l’homme depuis l’enfance, nous voyons que c’est dans la période qui précède l’adolescence que l’esprit prend son plus grand développement ; la multitude d’idées que l’enfant acquiert, en quelques années, demande un travail cérébral qui dépasse de beaucoup l’effort que l’homme adulte pourrait faire.
Quel est celui qui ne se souvient d’avoir traversé, dans son enfance, cette période de grande lucidité, pendant laquelle il observait la Nature, il cherchait la cause des phénomènes qui se produisaient autour de lui et essayait de résoudre les grands problèmes de la philosophie naturelle ?
Quelle est la mère qui n’a constaté, chez son enfant, cette grande curiosité de la Nature qui se révèle par d’incessant pourquoi ?
Suivons-le et voyons-le arriver à l’âge ingrat de la première jeunesse. Ce n’est plus la Nature qui va le préoccuper, c’est la femme. Du moment où cette révolution s’opère chez l’homme, il donne à sa vie psychique une direction nouvelle. Le sentiment (c’est ainsi qu’il appelle sa vie sexuelle) devient impérieux, il accapare les éléments qui devraient alimenter sa réserve cérébrale. C’est alors que ses facultés intellectuelles, arrêtées dans leur progression, s’abaissent, quelquefois subitement, à la suite des premiers appels impératifs faits par la vie sexuelle. Il en est averti, heureusement, par des manifestations, et il s’efforce alors de remonter la pente si facile à descendre. C’est une réaction salutaire, mais impuissante cependant, à vaincre l’entrainement fatal qui s’impose et qui détermine la chute avec ses amertumes et ses dangers.
Le mystère de la Chute a une importance capitale, c’est le nœud de notre condition qui prend ses replis et ses retours dans cet abîme. Un choc perpétuel existe entre sa raison et son cœur, entre son entendement et son désir. Quand il atteint au plus haut degré des civilisations, il est au dernier degré moral ; il s’appauvrit en idées, en même temps qu’il s’enrichit en sentiments.
L’homme est tombé dans la conception misérable du fini, alors qu’il était né pour l’infini.
« L’homme est un Dieu tombé qui se souvient des cieux », dit Lamartine.
C’est le problème fondamental, le problème humain et divin. C’est le dogme intérieur de l’humanité. Une crise terrible fermente en ce moment, parce que le dogme de la Chute masque les plus grands problèmes philosophiques.
LA CHUTE
« Bicots », « bougnes », « arbi », qui sont les Arabes ?
Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.
Les Déesses-Mères, en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver. De là vint le mot « tenancier », qu’on retrouve dans le vieux mot latin « tenere » (tenir ; celui qui a).
Mais le tenancier devait donner une part de ses produits à la Mère, à l’organisatrice, dont le rôle moral, maternel, éducateur, n’était pas producteur des biens matériels nécessaires à la vie. Il fallait donc que l’homme travaillât pour elle et pour les enfants de la collectivité. Il faisait cinq parts du produit de sa terre, en gardant quatre et donnant la cinquième à sa Maîtresse. Le travail que représentent ces quatre parts a eu des appellations restées dans les langues.
Ainsi, « arbé », dans les langues celtiques, veut dire quatre. De là s’est formé « arbeit » qui, en celtique, signifie travailler (en allemand « arbeiten »).
« Arabe » est le nom donné à ceux qui étaient soumis à cette redevance (« arba’a » : quatre en arabe).
Arabe ne serait pas un nom de peuple, mais un nom générique désignant celui qui travaille la terre. « Arare » veut dire labourer.
Les Bretons étaient quelquefois appelés « arbi » (hébreu, heber, arabe), ceux qui travaillent.
Avec le temps, les hommes commencèrent à trouver bien lourde leur sujétion. Ils travaillaient sur un sol dont ils n’héritaient pas (la fille seule héritait). On vit alors des hommes, plus audacieux que les autres, s’attacher à la Maîtresse et prétendre partager avec elle la redevance des tenanciers.
Alors le cinquième donné fut divisé, et chacune de ses deux moitiés devint un dixième (la Dîme).
C’est ainsi que Joseph, à la cour de Pharaon, régla la taxe du peuple (Genèse, XLI, 24).
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