@Yvan Mélanchon donne dans la recette "progressiste". Une femme noire, c’est doublement incritiquable, sauf misogynie ou racisme, bien entendu.
L’ennui, c’est que le PS s’y oppose. Or traiter les gens du PS de raciste et de misogyne, ce n’est pas possible, sauf éclatement immédiat de leur coalition.
Je pense qu’il va bientôt nous sortir Taubira du chapeau.
Mais l’idéal serait quand-même une femme métis avec, d’un coté, une grand-mère juive et un grand-père Arabe ; et de l’autre deux grand-mères, l’une asiatique et l’autre un trans Africain (lequel aurait fort à propos congelé son sperme avant de se faire castrer).
Mais il n’y a même pas ce pédigrée dans ce putain de peuple ! C’est dire comme il est nul.
Mon cher Jean-Luc, ce peuple ne te mérite pas. Il est trop médiocre pour mériter ton excellence.
@Gollum En fait, tu critiques quelque chose que tu ignores, ou plus exactement, c’est ce que tu imagines de ce que tu ignores que tu critiques, donc bon. Qu’est-ce que ça vaut ?
Tu parles de l’Asie qui a su marier les contraires dans un système unifié et tu prêtes à notre culture de s’accrocher à une forme de dualisme.
Mais penches-toi, par exemple, sur la "logique modale aléthique". Elle se compose de 4 entités antagonistes deux à deux : le nécessaire et le contingent d’une part, et le possible et l’impossible d’autre part, ces 4 concepts étant liés les uns aux autres dans un système unifié. Nous sommes donc fort loin du dualisme que tu prétends voir chez nous.
On a cela chez Leibniz, où deux genres de vérité sont distinguées : les vérités nécessaires, et les vérités contingentes.
Pour une vérité nécessaire, l’opposé est impossible : Une vérité nécessaire est un objet interne de l’entendement divin (Par exemple : une loi physique de la nature)
Pour une vérité contingente, l’opposé est possible : Une vérité contingente est le résultat de la volonté divine, qui se fonde sur le choix du meilleur (vais-je croiser mon voisin demain matin ?)
Ainsi, la modalité contingente contient tout ce qui est dynamique, ce qui peut être ou ne peut pas être : Présence de Dieu ou absence de Dieu ; lumière ou Ténèbre ; Bien ou mal ; vrai ou faux.
De plus, dans une contingence, Dieu ne peut être présent qu’en partie seulement. Sous tel aspect il est présent, mais sous tel autre, il est absent. Il est facile de se méprendre dans l’analyse d’une contingence. On peut croire que Dieu est présent sous tel aspect, et faire un système en conséquence, croyant détenir ainsi un recette empirique opérationnelle. Mais tout échec doit alors immédiatement nous ramener à la raison : Manifestement, Dieu n’était pas présent là où on l’a cru...
Je prends ce dernier point comme la cause de l’échec des idéologies systématiques de notre temps moderne : Tout prendre, y compris les vérités contingentes, sous l’angle des vérités nécessaires, que ce soit par feinte pour les tyrans ou par ignorance pour les autres. Le Communisme, le néo-libéralisme, le progressisme,..etc ont eu leurs heures de gloire, mais leur temps est passé, ces recettes ne marchent plus.
L’écoute des vérités contingentes est l’art de rester en vie. C’est pouvoir rester en alerte et attentifs aux signaux divins, issus du moteur de l’univers. Maîtriser la science, c’est-à-dire comprendre les lois de la nécessité, c’est important. Mais ça ne suffit pas. La science n’a jamais été aussi haut, et la société s’effondre.
Nous avons aussi à savoir régler notre volonté sur le choix du meilleur. Or ce meilleur n’est pas dans l’application automatique d’une pensée systématique à tous les aspects de l’existence. L’esprit de système qu’il soit "démocratisme", "socialisme", "libéralisme", "progressisme", "transhumanisme", c’est la mort de la pensée véritable.
On le voit bien aujourd’hui : Ce "magique" système de la démocratie élective fondé sur des partis est en échec. C’est bien la preuve qu’il ne permet pas toujours de produire un gouvernement, contrairement aux grandes théories politiques que l’on nous foutu sous le crâne. Même l’astuce progressiste de mettre en avant une femme noire ne fonctionne pas pour sauver la théorie, c’est dire...
Mais non, ils vont encore nous dire que c’est le meilleur de tous les systèmes, et ils vont encore faire la morale au monde entiers du haut de leur excellence morale. Ils ont de la merde dans les yeux, ils ne voit que leurs cours de science-politiques mais ils ne savent plus regarder la réalité, qui pourtant saute au yeux de n’importe quel ignare de leur science.
Mais leur science, qu’ils prétendent "loi de nécessité", n’est qu’une recette empirique tirée d’un ensemble de contingences. D’autres contingences, qui eurent été possibles, ils en auraient tirés d’autres recettes, d’autres pseudo-lois, aux fondements radicalement opposés, qu’ils auraient pourtant tout autant clamées comme nécessaires et indépassables.
Bref, mon cher Gollum, cela fait bien 10 ans que tu traîne tes guêtres par ici, en critiquant le christianisme au moyen-âge. Mais tu n’as toujours pas lu un seul ouvrage des auteurs scolastiques, pas plus que tu ne t’es honnêtement penché
sur les débats qui ont animés cette époque. Je te le redis, ces débats sont bien plus complexes et variés que ce que tu ne crois (et certainement pas réductible à un dualisme...)
@Gollum
Selon ta source, Saint-Augustin a varié.
De plus, saint-Augustin n’est pas tout le Christianisme. Et le principe fondateur du christianisme n’est pas dualiste, c’est un principe unique et c’est Dieu
La question du mal ici-bas a joliment été argumentée par Leibniz : Obtenir le plus grand Bien implique l’existence de quelques maux temporaires .
Par exemple, laisser le libre-arbitre, qui est tout le sel de la vie, c’est un très grand Bien, même si cela implique quelques maux.
Imagine une dictature implacable où tous les hommes n’ont d’autres choix que d’obéir au bien. Mais alors la question est : qu’est-ce que le bien ? Qui peut se targuer de le définir ? Le dictateur ? Qu’est-ce qui est le mieux ? Une société d’hommes libres qui hélas génèrent quelques maux, ou une société d’esclaves qui ne font que "le bien" ? Mais une société d’esclaves n’apporte aucun Bien pour Dieu. Il veut des hommes avec une certaine autonomie.
Plutôt que penser en termes de Bien et Mal, il faut penser en termes de Mieux.
En vérité, les maux que l’on endure ici-bas, qui nous infligent une si grande tristesse, seront lavés par l’immense joie de la résurrection. De plus, nous serons riches de l’autonomie acquise ici-bas, donc c’est mieux ainsi.
@Gollum
Le manichéisme est une religion bien différente du christianisme, et ces différences ont été exposées par Saint Augustin, manichéen converti au christianisme. La mythologie du manichéisme repose sur l’idée que l’homme est né du conflit entre les ténèbres et la lumière.
En christianisme, tout est né ex-nihilo de Dieu, et si mal il y a, c’est par absence de Dieu.
Le manichéisme est dualiste, il repose sur deux principes antagonistes lumière (le bien, la vie) / ténèbres (le mal, la mort) pour expliquer toute création.
Le christianisme est moniste, le seul et unique principe de création est Dieu.
@howakhan Cette guerre de tous contre tous est largement d’importation anglo-saxonne. C’est le cœur de la théorie libérale (cf l’analyse de Dany-Robert Dufour au sujet de la fable des Abeilles), et c’est la « vertu cardinale » de l’occident aujourd’hui. Mais le mal est très profond : — Que ce soit dans le système de la démocratie libérale (les parties concourent au suffrage, cf Art 4 constitution), qui, loin de faire émerger une pensée rationnelle, tourne systématiquement à ces duels de mauvaise foi particulièrement indigestes. — Que ce soit à gauche, dont l’idéologie ne veut voir que des classes en guerre les unes contre les autres comme causes de l’histoire. — Que ce soit au plan de la mythologie scientifique des origines où l’évolution des organismes est prises comme le produit de la lutte des espèces. ... De tous cotés, nous sommes livrés au paradigme de la lutte de tous contre tous, qui est paré de toutes les vertus, mais qui ne fait jamais que légitimer les comportements de prédation. C’est cela le prix d’adhérer à l’occident.
C’est un système avilissant et il faut tout faire pour en sortir.