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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 6 juin 2011 11:52

    Et bien dans ce cas, c’est qu’il n’est pas "libéral" au sens d’Adams Smith et, si vous le connaissez, faites lui connaître ma réflexion.
    .
    Mieux vaut dénommer l’idéologie de la concurrence (couramment dénommée libéralisme) par le terme polémergisme (grec polémos = guerre ; ergos = travail ; polémergisme = guerre au travail). Ce mot désigne mieux la théorie économique actuelle que le terme de libéralisme qui fait croire qu’elle est liée à la liberté.
    .
    J’en suis arrivé peu ou prou à la même conclusion que la sienne au sujet du salariat (sauf que je ne le vois pas comme un esclavage, car cela impliquerait un salarié propriété de son entreprise, ce qui n’est pas le cas, mais plutôt comme un servage).
    .
    Ce servage est le résultat logique de la guerre économique (le polémergisme), qui a produit une nouvelle féodalité, basée non plus sur la conquête de territoires fonciers, mais sur la conquête de territoires économiques. L’on peut faire un parallèle fascinant entre la montée de la féodalité en l’an 1000 et la période présente : c’est le même principe : l’asservissement du plus grand nombre produit par une guerre oligarchique.
    .
    Et si jamais ma réflexion l’intéresse, faites-lui part que je me plierais volontiers à mon "quart d’heure de célébrité".



  • 1 vote
    ffi 6 juin 2011 11:25

    "Et qui décrète ce qui est la vérité en cas de désaccord ? Vous ?"
    .
    La vérité ne se décrète pas, elle se constate. Le désaccord, c’est la discorde, et dans ce cas, il n’y a pas d’union possible. C’est le sens de mon message. hors d’accord sur la vérité, pas d’union.
    .
    "N’importe quoi. Il n’y a aucun préalable à rejoindre un parti politique si ce n’est qu’il vaut mieux partager les idées de ceux qui s’y trouvent si on veut être bien représenté.
    Sans quoi il faut aller voir un autre parti."
    .
    N’est-ce pas ce que j’appelais : l’union est le produit d’une vérité partagée. En entrant dans un parti, l’on devient partisan, et moralement l’on est tenu de défendre les positions du parti, quelles qu’elles soient, sinon on en sort. La parti pose donc en préalable pour ses membres l’union, mais hors vérité. Les militants sont toujours de mauvaise foi.
    .
    "Personne ne se fait manipuler, chacun est libre, personne ne vous oblige à faire quoi que ce soit, à penser quoi que ce soit, c’est simplement un outil de rassemblement et d’action, comme n’importe quelle association, sauf qu’il s’agit d’une association politique reconnue par la constitution pour exprimer les suffrages, cela permet donc d’avoir un accès aux médias garantit par la loi."
    .
    Il y a contradiction entre le début et la fin. La liberté est l’aboutissement d’un fonctionnement. Si, pour se faire entendre, il faut avoir accès aux médias, et si pour avoir accès aux médias, il faut entrer dans un parti, n’est-ce pas en fait que l’on est obligé d’entrer dans un parti pour espérer se faire entendre ? Est-ce synonyme de liberté ?
    Et, là encore vous posez en principe l’union, en dehors de tout considération sur la vérité (vous dites : un outil de rassemblement et d’action). Vous promettez la libération par l’union et le rassemblement, comme tout parti (Le slogan de Sarkozy n’était-il pas ensemble tout est possible ?). Les partis abondent en ce genre de phrases creuses, car c’est justement leur fond de commerce : prôner l’union.
    .
    "On se regroupe pour ensemble débattre, défendre des idées, mener des actions communes, et si possible les faire appliquer.

    Tous les partis politiques ne sont pas des dictatures, chacun est libre dans son organisation interne"
    Mais qu’y-a-t-il à débattre, dans un parti, puisque ce qui est tenu pour vrai est déjà affiché au fronton ? De fait, les débats sont naturellement orientés par la pression sociale et les tournures de phrases stéréotypées qui s’y développent. Les partis sont des usines à stéréotypes. La liberté dans l’organisation est une chose, mais la liberté des propos en est une autre...
    .
    ( malheureusement, car c’est déjà au niveau des partis politiques que se décide la représentation, et donc que commence l’accaparement des pouvoirs par l’oligarchie)
    Et bien, cette phrase me montre que vous avez compris... Dans les partis que j’ai fréquentés, tout semble déjà déjà décidé en amont, les militants étant surtout là pour acquiescer, car "l’union est nécessaire", puis porter la parole au peuple... J’ai déjà fait du porte à porte, et je puis t’assurer que l’on ne peut pas vraiment dire la vérité de ce que l’on pense, puisqu’on y est en mission commandée. Certains militants se dévouent corps et âmes, pendant des années, en restant au bas de l’échelle, tandis que d’autres sont bombardés aux plus haut niveau dès le début de leur engagement... Les partis sont des entonnoirs pour verser le peuple dans les directions qui conviennent.
    .
    Regardez le parti communiste vient d’accepter la candidature de Mélenchon pour le front de gauche, et pourtant Mélenchon n’est pas communiste. Preuve que quand l’intérêt général passe avant les intérêts partisans, il est possible de se rassembler et d’avoir une candidature commune.
    Là encore, c’est la nécessité de l’unité qui prime sur toute autre considération... Mais l’accord n’est pas sur une vérité, mais sur un bonhomme qui sera candidat et fera donc ce qui lui plaira... Les cocos vont avaler des couleuvres.
    .
    Sarfati considère que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont des agents du système venus avec des intentions malhonnêtes ???
    Ce genre de comportement est ce qu’on appelle un comportement sectaire et conduit à la division.
    La malhonnêteté vient de poser en préalable l’union (pour éviter la division). Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour "éviter la division" ? Dire le contraire de ce qu’on pense ? Mais c’est précisément la malhonnêteté ! Qui traite les autres de fasciste au moindre désaccord ? N’est-ce pas sectaire d’agir ainsi ? Il n’y a pas de catégorie d’homme infâme, en politique, seul compte la vérité dans leur propos. Et pour estimer la vérité des propos d’autrui, encore faut-il estimer les faits qu’ils rapportent. Mais ce simple comportement humain est interdit par les partis puisqu’en jurant l’union autour du parti, l’on a aussi la responsabilité de ne jamais faire mine de s’entendre avec quelqu’un d’un parti opposé, car il faut vaincre ce parti opposé. (c’est ce que je désigne polémomérisme : du grec polemos = guerre ; meros = partie ; polémomérisme = guerre des partis). D’où cette pratique puante de dénigrer les personnes par leur catégorie supposée afin de ne pas tenir compte de leurs propos...
    .
    Je vous signale, qu’en entamant une discussion, on ne peut pas savoir l’opinion que l’on aura à la fin, car pour reconnaître une vérité, il faut être capable de changer totalement d’opinion. La chose est inversé chez le militant : il ne peut changer d’opinion et veut convaincre autrui. Il est donc fatalement ennemi de la vérité.
    .
    C’est les partis qui sont des sectes politiques (dans le sens étymologique "section"). Le système voue la politique à des sectes qui sentent aujourd’hui le vermoulu.



  • 9 votes
    ffi 5 juin 2011 22:31

    Robin reste malheureusement enfermé dans ses catégories.
    .
    Il voit dans le libéralisme un chemin vers la liberté. Mais la généralisation du salariat n’est en rien synonyme de liberté : c’est le retour au servage (et encore les serfs ne pouvaient être chassés de leur terre, tandis que les salariés peuvent être chassés de leur travail).
    .
    Le "libéralisme" est un faux ami. Il semble découler de la liberté, mais pas du tout. Pour désigner correctement le libéralisme pour ce qu’il est il faut un mot plus expressif : "la concurrence au travail" = polémergisme (grec polémos : guerre, ergos : travail).
    .
    Là où existe un pouvoir et des oligarchies, le secret espoir d’entamer les hostilités pour conquérir la suprématie sur ce pouvoir, tend les oligarchies à plaider pour mettre en place les conditions de guerroyer sans entrave.
    .
    D’où la mise en avant du polémergisme, puis sa mise en oeuvre avec la révolution de 1789, pour lever toute contrainte politique à la guerre économique.
    .
    De même, sur l’inflation, Robin est prisonnier de sa compréhension réductrice du phénomène : il la réduit à la hausse des prix.
    .
    Or l’inflation est essentiellement due au décalage entre production de valeurs monétaires et croissance matérielle de l’économie.
    .
    Il se trouve que l’accroissement des valeurs monétaires dans l’UE est de 10% par an. Si la hausse des prix est de 2%-3%, ces valeurs monétaires vont bien quelque part : Dans l’inflation des actifs (actions, produits dérivés, produits financiers).
    .
    De plus, il y a inflation de la dette...
    .
    L’inflation sur les prix est la sanction immédiate d’une "mauvaise politique" gouvernementale, et celle-ci est payée par la génération qui la subit. Cette génération peut donc agir directement pour évincer le gouvernement fautif.
    .
    Avec le système actuel, l’emprunt à long terme aux banques privées, c’est les générations futures qui payeront : on "remet à plus tard". Il y a donc décohérence temporelle entre la sanction et l’erreur : l’inflation n’est que remise à plus tard, et précipitée "en attendant" dans une sphère virtuelle.
    .
    Comme nous l’avons vu, la planche à billet fonctionne à plein (10% par an), utilisée par le privé, et si l’inflation qui en résulte n’apparaît pas dans les prix, celle-ci apparaît bel et bien dans le prix des produits financiers, ce qui a des conséquences sur les taux d’intérêts payé par les pouvoirs publics car il faut bien se refaire une santé après l’effondrement des fausses valeurs (18% d’intérêt pour la Grèce).
    .
    Le système est donc plus tordu, mais les principes font que tout revient au même. La différence majeure étant que, les politiques n’ayant rien à dire aux banques centrales, puisqu’elles sont indépendante, ceux-ci sont impuissants à agir contre les fautes de gestion monétaire. Et puisque le peuple se voue à des dirigeants politiques, rendus impuissants par traité, au final, le peuple se retrouve avec une inflation considérable de ses taxes, de ses prix, de ses impôts, de ses matières premières, de ses logements, tout en ayant aucun moyen de recours...
    .
    Bref, le meilleur système est simple et direct : Le gouvernement doit être responsable de la politique monétaire, et fixer de lui-même la quantité de monnaie en circulation sur son sol. Un mauvais gouvernement peut être rapidement chassé par le peuple car il constate les dégâts immédiatement, grâce à l’inflation des prix.



  • 13 votes
    ffi 5 juin 2011 21:55

    Se rassembler pour se rassembler n’a aucun intérêt...
    .
    Sarfati a 100% raison quand il évoque la Vérité. La Vérité, qui est cohérente et unique, est le seul concept fiable qui permet de rassembler les gens.
    .
    Devant l’évidence, tout le monde s’accorde naturellement. L’union ne se fait que par accord sur le vrai. S’il y a désaccord sur le vrai, il n’y a aucune raison d’être uni. L’union est un produit par une vérité partagée. Donc il faut chercher la vérité.
    .
    Le parti pose en préalable l’union pour agir. Mais ce faisant, la vérité y devient franchement secondaire. C’est le plus sûr moyen de se faire manipuler et de prôner l’erreur. Or, une politique basée sur l’erreur provoque le genre de dégâts que l’on constate aujourd’hui. La prospérité par l’Euro, c’était faux... La prospérité par la mondialisation, c’était faux...
    .
    Le but n’est pas que le parti gagne, mais que la vérité gagne, car c’est la vérité qui nous rendra libre, par le parti.



  • 2 votes
    ffi 5 juin 2011 21:25

    égrégore
    .
    ou grégarisme ?
    .
    Vous admettez vous-même que ce genre de concept vient de l’ésotérisme... C’est donc 100% pensée magique. Rien ne montre que ce genre de concept fumeux soit pertinent. Il y a de multiples preuve du contraire.
    .
    Merci en tout cas de cette remarque, je ne comprenais pas d’où venaient ces concepts "pensée collective", "intelligence collective", que j’ai toujours trouvés très irrationnels, mais qui pourtant étaient assénés comme des "vérités indiscutables"... Cela vient donc des penseurs ésotériques.
    .
    Extrait wikipédia :
    En franc-maçonnerie, Jack Chaboud le décrit comme un moment d’exaltation collectif, souvent vécu en fin de tenue lors de la chaîne d’union regroupant les maçons formant cercle, mains enlacées, évoquant le lien qui les unit aux maçons du monde entier, à ceux qui les ont précédés et à ceux qui les suivront.
    .
    Je comprends mieux l’air illuminé du maître es sociocratie...

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