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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 3 juin 2011 19:38

    @ Gaz,
    En fait je réagissais surtout à des domaines spéculatifs particuliers, comme la théorie des cordes, les trous noirs ou le concept de matière noire : là, peu d’expérimentation pour prouver ces spéculations sont en vue... Ces hypothèses repose entièrement sur la foi portée au crédit des équations symboliques.
    .
    Ma remarque généralisait un peu trop, je l’admets. Il me semble néanmoins que, empêcher de manière bureaucratique certaines expérimentation d’avoir lieu, est une pratique qui existe. Voir les affaires Benveniste ou celles sur la fusion froide, par exemple.



  • 1 vote
    ffi 3 juin 2011 19:23

    Dans cette partie, l’on voit biens les carences philosophiques. Il pose le problème en terme de dominé / dominant.
    .
    Il y a ce qui appartient en propre aux êtres : la propriété, ici, toute décision ne dépend que d’un seul, celui qui possède la propriété, car ses choix sur la propriété n’a d’influence sur personne d’autre que lui.
    .
    Il y a aussi ce qui est commun à plusieurs êtres : c’est l’Inter-Être (c’est l’étymologie de intérêt). L’Inter-Être est comme une corde, ou comme une membrane, dont les extrémités sont tenues par chacune des personnes qu’il concerne. L’Inter-Être est à l’intersection de plusieurs Êtres, il n’appartient donc à personne en particulier et toute décision à son endroit doit être prise de manière collégiale et concertée.
    .
    Supposons qu’une personne soit mise en charge de l’Inte-Être collectif, qu’elle en soit rendue responsable. Cette personne a deux manières discernables de gouverner cette Inter-Être :
    - La manière tyrannique : Le tyran se sert de l’Inter-Être pour son avantage personnel.
    - La manière légitime : L’autorité sert le bien commun pour l’avantage de tous.
    .
    Dans le premier cas, le tyran n’écoute personne, il fait tout à sa guise, sans tenir compte des opinions des riverains de l’Inter-Être. Il se sert d’autrui pour sa propre fin.
    .
    Dans le second cas, l’autorité écoute, donne la parole, met en relation. Elle se voue à servir l’Inter-Être commun et se tient strictement à ce mandat : elle n’a de rôle que vis-à-vis de ce bien commun, dont la pérennité est placée sous sa responsabilité. Elle sert les fins d’autrui en tentant d’harmoniser les diverses fins des riverains de l’Inter-être, de manière à éviter les conflits.
    .
    Tout Inter-Être nécessite un responsable : la famille en est un. Cela n’a rien à voir avec un problème de domination : ce responsable n’a d’autorité que pour ce qui concerne son mandat : Faire respecter l’intérêt commun. La pratique de cette responsabilité doit être non tyrannique pour être légitime.
    .
    La justesse du gouvernement d’un intérêt collectif repose entièrement sur la philosophie de la responsabilité que tient pour vrai le responsable : elle doit être non tyrannique pour être légitime. Il est inutile d’inventer un nième machin socialisant si les concepts de base concernant la pratique des responsabilité sont ignorés.
    .
    Les machins socialisant déresponsabilisent les individus en promettant l’absence de tyrannie par la magie de son fonctionnement intrinsèque. Mais, quelque soit la machine, si les conceptions portées par ses membres sont tyranniques, la machine produira une tyrannie, certes formatée par la machine elle-même. De plus, si les conceptions portées par les membre sont non tyranniques, la tyrannie viendra quand-même, puisque aucun système social mécanique n’a la capacité d’écouter ceux à qui elle s’applique.



  • 5 votes
    ffi 3 juin 2011 18:36

    La démocratie représentative est exactement issue du même genre d’idées : c’est une sorte de machine légale parée de toutes les vertus... Mais comme ceux qui la font vivre ne le sont pas...
    .
    Le problème, dans cette innovation sociale, c’est que l’analogie, au départ est (très) grossièrement fausse.
    .
    Des principes de cybernétique, théorie des systèmes, sont appliqués à des hommes.
    .
    Autrement dit :
    Les hommes sont à la sociocratie ce que les robots sont à la cybernétique.
    .
    Ceci est un classique de ces fausses analogies contemporaine : l’homme n’est pas un objet, il est un sujet : il a dignité, il pense, il ressent. L’analogie est fausse car elle évacue "juste" l’humanité ... Cela fonde donc un "machin", un engrenage, où l’homme n’est traité que comme un objet.
    .
    La sociocratie semble basée sur le "consentement" : c’est une ingénierie du consentement.
    .
    Le seul moyen pour améliorer une organisation, c’est d’y balancer un Socrates qui sache y réveiller l’intelligence humaine.



  • 1 vote
    ffi 3 juin 2011 12:14

    Ce que j’ai vu me suffit. Avec l’article de Wikipedia aussi.
    .
    La tyrannie se loge dans la forme de la structure, posée à priori.
    .
    Une organisation qui fonctionne ne part pas d’une structure préconçue. Par entente réciproque, et discussion, chacun y trouve son place. La structure se forme sur le vif, par l’intelligence des membres, selon la fin envisagée.
    .
    Une organisation intelligente de se préconçoit jamais. Sinon, elle n’est plus évolutive ni réactive.
    .
    Toujours à rechercher les miracles dans de magiques machinations sociales ?
    Tout cela pour éviter d’utiliser son cerveau une fois l’engrenage en place ?
    .
    Mais ça ne libère pas l’homme, ça le broie...



  • 5 votes
    ffi 3 juin 2011 11:54

    Encore un engrenage infernal pour broyer les hommes-robots ?
    .
    Il n’y a pas de machinerie institutionnelle qui puisse garantir un bon fonctionnement si la culture humaine est défectueuse. La solution n’est pas dans l’ingénierie d’une énième machination sociale. La solution est de rénover totalement l’infrastructure morale de la société.
    .
    Ces gens sont complètement allumés et pervers, ils considèrent l’homme comme un objet inerte, comme un pion...
    .
    La pensée technocratique à l’état pur. La tyrannie bureaucratique en germe.
    .
    La pensée collective n’existe pas, et ce d’autant plus quand l’humanité se réduit à des pervers narcissiques mis en rivalité sur fond d’unité factice.
    .
    Pour qu’une organisation fonctionne, il faut que chacun y trouve du sens. Or, ici, il n’y a aucun sens à trouver pour personne : les hommes y sont soumis à des procédures technocratiques, formatés par la structure, simple machination sociale, sorte de jeu de chaises musicales sophistiqué.
    .
    Ces machinations sociales ne rendent pas intelligent, elles asservissent.

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