Gilets jaunes, Misérables
hugoliens, la France fraternelle digne. Nos racines humaines véritables.
En face, le monstre
capitaliste moribond, l’état excrémentiel qui touche le fond de l’ignominie. A
la tête de la machine à détruire l’humanité un pantin, un mégalomane doublé d’un crétin dont le cerveau a
été modelé par tous les dogmes transmis à l’Ecole Nationale d’Administration.
Si les français acceptent qu’il y ait eu autant de
dégâts, de blessés et de mutilés et tolèrent que des casseurs gauchistes aient
pu tout dévaster sur leur passage pendant quatre mois sur la base d’une manipulation
étatique organisée par Macreux lui-même (qui souhaitait, selon toute apparence,
la lassitude des gilets jaunes, le pourrissement du mouvement par infiltration
en son sein d’éléments gauchistes et une demande de retour à l’ordre provoquée
par les images d’émeutes et de saccage) Si cela est rendu possible alors
cela signifie que la majorité du peuple français est abruti par des années de
désinformation et de bourrage de crâne.
Le vrai dilemme, l’homme est une marchandise qui se
prostitue…l’argent, le pouvoir. Il suffit d’une poignée d’anonymes pour réduire
l’humanité à l’esclavage servile. Le règne de la société marchande a pris son
ancrage formel avec la démocratie athénienne. Des petites gens ont cru qu’ils
allaient choisir leur destinée, et la machine s’est emballée. L’information,
pas celle des journalistes crétins dévoyés, l’information véritable, radicale,
dialectique doit redevenir humaine, fraternelle, universelle.
A la liste des écrivains de "terroirs", dans son article mis en lien,
Jack Mandon a oublié "La charrette bleue" de René Barjavel.
C’est d’autant plus dommageable, que j’ai pour cet écrivain à l’intuition prolifique une espèce de secrète amitié, sauf respect que je lui dois nous dirait Georges B. J’ai une excuse, François précède Alban de quelques décennies.
R. Barjavel nous a quitté bien jeune...un peu comme Augustin et François.
"Si je devais expliquer ou plutôt faire ressentir ce qu’est la féerie,
c’est bien ce moment où Meaulnes s’est trouvé sans savoir comment à ce
mariage étrange et sa rencontre avec Yvonne de Galais. Cela doit avoir
le même effet pour un petit enfant quand il monte sur un cheval
mécanique du manège qui devient alors enchanté.
C’est bien ça, les oeuvres inspirées nous inspirent.
On pourrait aussi pour tenter de traduire ce qui fait la complexité et la richesse de la créativité humaine. Par exemple, quand on s’abandonne à la contemplation des sculptures de Maillol, nos récepteurs sensoriels, kinesthésiques nous parlent de la plénitude de la femme, du matriciel-maternel, de Gaïa, voire du matriarcat au coeur du paléolithique, etc. En littérature et dans la musique, les récepteurs auditifs sont activés. Mais un seul exemple suffit pour nous montrer la magie du vivant. Un peu avant la pastorale, 6e symphonie de Beethoven, celui-ci est sourd. Il se trouve que la sensibilité du musicien se meut en une puissance kinesthésique et visuelle, qui donne à la Pastorale des saveurs de terroir dans une mise en scène chromatique d’une palette d’exception...ce qui ressemble étrangement à une mise en scène filmée. Je veux dire par la, que la créativité humaine, dans sa complexité nous parle du vivant dans sa globalité. Comme le monde des penseurs matinaux présocratiques, l’art est multiforme et pourtant dans son unicité absolue.
Quand une oeuvre nous invite au creusement dans la recherche du sens, c’est quelle participe à l’auto mouvement du monde sacral, à la manière anté-socratique. Dans cette radicalité du vivant qui vous a invité à exprimer des choses profondes, la dialectique de Hegel s’insinue. Rappel d’Empédocle, Eros et Thanatos. L’humain est le tout du monde dans cette dichotomie douloureuse entre le temps linéaire, mortel, l’anti-thèse, et le temps universel la thèse et le Dive pour synthèse. Cet ouvrage, formellement modeste et d’une profondeur abyssale. Au fond, il évoque notre éternité en faisant s’animer l’indicible spirituel. Cependant, les mots peuvent nous manquer pour le dire.